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3éme RENCONTRES INTERNATIONALES DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DE LA CULTURE
Séoul - République de Corée - 2 juin 2004

"Diversité culturelle et commerce"

Conférence de M. Mahamoudou OUEDRAOGO,
Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso

Introduction

I - Mondialisation et culture

II - Le cas du Burkina Faso

III - De l'exception à la diversité culturelle


Conclusion


I N T R O D U C T I O N

La décennie mondiale du développement culturel initiée par l’UNESCO a eu l’effet d’un projecteur qui a mis en relief la culture, et joué le rôle d’un catalyseur qui a favorisé son action sur les consciences individuelles et collectives. La culture est donc au centre des débats, elle est à la mode encore qu’ici le danger de la mode c’est que par essence et pour reprendre le mot du célèbre Sacha Guitry «La mode c’est ce qui se démode !»
C’est dans un environnement international complexe et compliqué que se pose la question de la diversité culturelle. La culture peut-elle être considérée comme une marchandise au même titre que les autres biens de consommation ?
N’y a-t-il pas urgence à protéger et à promouvoir la diversité culturelle comme une richesse commune à toute l’humanité ?

Voilà les questions autour desquelles s’articulera notre propos

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I - MONDIALISATION ET CULTURE

Le débat actuel sur les liens entre culture et commerce occulte celui, plus général, des relations entre la culture et l’économie.
Or donc le mot cultiver apparaît au 12e siècle en provenance du latin cultivare dérivant à son tour de cultivus issu de cultus. Certains lui attribuent l’étymologie de colere, la signification de cas deux termes étant identique : cultivé, le champ cultivé. Au 15e siècle la cultura émerge en français avec le mot culture qui concerne le travail de la terre.
Or travailler la terre pour quoi ? Pour en retirer des produits agricoles à valeur économique. Ce n’est que plus tard que le mot agriculture est venu englober la culture et que petit à petit la culture a désigné l’ensemencement de l’esprit humain, par les connaissances artistiques, spirituelles et scientifiques.
Le problème est plutôt de savoir comment, au fil du temps, les œuvres de l’esprit ont entretenu des liens avec l’argent.

C’est à la fin des années 80 notamment dans les traités économiques que nous voyons apparaître le concept de mondialisation ainsi que celui de globalisation, suite à la disparition historique à la même période du bloc soviétique, mettant ainsi fin, du moins théoriquement, à la bipolarité et à la guerre froide qui caractérisaient le monde depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Mais les Historiens, pourraient bien entendu en chercher les premiers liens avant notre siècle

La mondialisation découle de la volonté d’instaurer un monde unifié, caractérisé par la démocratie et l’ultra libéralisme dans sa plus large expression. Cependant, dans les faits, seules des considérations économiques soutendent cette volonté de mondialisation à pas forcé qui s’impose imperceptiblement à toute l’humanité. Le modèle occidental de la démocratie et du libéralisme, notamment le modèle anglo-saxon semble être le seul canon valable à l’aune duquel les peuples sont jugés et tous doivent s’y conformer. Le marché devient la bible ou le coran des professionnels de la mondialisation.

Concernant la Culture, on peut la définir comme l’ensemble des valeurs matérielles, morales, artistiques et des vestiges matériels auxquels une communauté demeure attachée par son histoire. Il est aussi admis que de tout temps, les communautés humaines ont entretenu des relations les unes avec les autres et se sont enrichies des apports mutuels. Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on considère la rapidité avec laquelle certaines pratiques et techniques ont été vulgarisées à l’échelle mondiale.

Cependant, avec l’avènement du «tout économie» et de la notion de productivité (secteur productif ou secteur non productif), très vite des mutations se sont opérées dans le secteur de la culture. Ainsi voit-on apparaître l’expression «industries culturelles» pour désigner toutes les activités culturelles et artistiques génératrices de profits économiques : cinéma, édition musicale et de livre, comédie musicale, théâtre notamment. Les Etats-Unis d’Amérique sont le premier pays à mettre en œuvre et à tirer profit de ces industries culturelles, car très tôt ils comprennent que malgré leur superpuissance économique et militaire, le meilleur moyen de domination qui puisse exister est l’arme culturelle. Avec l’«American way of life», le modèle de vie américain est chanté à travers le monde et est présenté comme le modèle idéal vers lequel doit tendre toute l’humanité. Par le cinéma et la musique, l’art de vivre américain s’invite dans les foyers du monde, véhiculant par la même occasion la culture américaine avec ses valeurs et surtout ces habitudes de consommation ou plutôt de surconsommation. Cela pour dire que la culture est le premier vecteur économique, car c’est elle qui détermine les habitudes de consommation et en tant qu’ancien colonisé, ayant vécu sous domination étrangère, savons-nous de quoi nous parlons. Aussi, permettez moi de faire une digression pour aborder la question de la mondialisation culturelle au Burkina Faso. Le pays que je connais le mieux.
Le principe étant que toutes les cultures contribuent à l’expérience commune de l’humanité, par cette convention, il s’agira de signifier le droit de tout pays et de tout peuple d’élaborer sa politique culturelle, de promouvoir la culture, d’en assurer la protection l’épanouissement et la réciprocité dans les échanges culturels.


II – LE CAS DU BURKINA FASO

Le glissement de l’activité culturelle vers l’économie, s’il permet aux acteurs culturels et aux créateurs de vivre de leur production ou d’en tirer des avantages substantiels, comme revers de la médaille, marginalise dans le même temps les activités culturelles non génératrices de profit, pourtant essentielles pour la pérennité de nos sociétés notamment les sociétés africaines.
En Afrique jusque dans un passé récent, l’œuvre d’art répondait spécifiquement à des besoins mystiques et religieux et de fait, étaient la propriété de la communauté qui l’a forgée et en aucune façon elle ne pouvait faire l’objet de transaction commerciale.
C’en est ainsi des masques, des statuettes, des figurines en terre et de bien d’autres œuvres. Il faut donc préserver la diversité artistique quelle que soit la finalité de l’œuvre.

Le Burkina Faso, comme la plupart des pays de l’Afrique et du Tiers-monde, n’échappe pas à cet envahissement culturel qui se manifeste sous diverses formes et quelquefois de manière extrême.
Nos coutumes et traditions, fondements essentiels de nos valeurs morales et sociales, sont frappées d’anathème parce que jugées archaïques et anachroniques par nos jeunes bercés dans l’illusion du miracle américain et de l’American way of life. Pourtant, ce sont ces valeurs qui ont gouverné nos sociétés des siècles durant et qui ont assuré leur pérennité, aujourd’hui mise à mal.
Au niveau de la langue, dans beaucoup de milieux de jeunes notamment citadins, il est presque indécent de s’exprimer dans nos langues nationales. Le «must» comme ils le disent est de s’exprimer en français ou, mieux, en anglais, la langue qu’il faut désormais maîtriser au risque d’apparaître comme un analphabète du XXIe siècle.
Pour ce qui est de la musique et de la danse, quel jeune homme ou jeune fille des années 80 peut-il affirmer n’avoir pas dansé au rythme du Reggae et du Disco ? Aujourd’hui, nos jeunes, après avoir dansé au rythme du Breakdance, du Rock, dansent au rythme du Ragga, du Rap et de la Techno et adoptent les comportements et habitudes vestimentaires liés à ces genres musicaux (port de casquettes, de T-Shirt, tresses dread-lok, développement d’un langage spécifique…). Le principe de l’ouverture vers l’autre est en soi louable. Le problème dans le cas d’espèce est le rejet total de ses propres références culturelles et historiques.
Concernant le cinéma, nos cinéphiles connaissent mieux les acteurs des films américains que les acteurs nationaux ou africains et on s’identifie inconsciemment, mais avec fierté, à tel ou tel acteur occidental plutôt qu’à un acteur burkinabé ou africain.

Les Européens luttent contre l’hégémonie culturelle des Etats-Unis d’Amérique. Même constat pour plusieurs autres entités géo-politiques. L’Afrique qui souffre plus que tout autre continent des «invasions d’œuvres de l’esprit» ne se bat pas pour l’Europe contre les Etats-Unis d’Amérique par exemple, mais pour l’égale dignité, le respect identique de toutes les cultures et les droits de chaque pays élaborer et de mettre en pratique une politique culturelle.
Il suffit de faire un tour devant une salle de cinéma pour se rendre compte de l’engouement avec lequel nos populations se bousculent pour voir les super productions américaines et les films indiens ; certains cinéphiles en arrivent à s’identifier aux personnages de ces films et adoptent leurs noms comme pseudonymes - Rambo, Trinita, Terminator…-. Nos écrans de télévision sont envahis par les téléfilms américains et les télénovelas sud-américaines.
C’est dire que plus les pays sont sur la voie de l’industrialisation plus ils ont des occasions d’exporter leur culture vers des pays moins industrialisés, sans échange équitable. C’est pour cela qu’au Burkina, nous avons jugé l’exception culturelle bonne pour la France et la diversité culturelle bonne pour le monde entier.
Tout cela pour dire que la mondialisation culturelle est en marche. Pour nous, il ne s’agit pas de nous enfermer dans notre cocon culturel et identitaire, il s’agit de nous ouvrir au reste du monde pour partager ensemble l’expérience commune à toute l’humanité. La question qu’il faut alors se poser est de savoir comment faire coexister la pluralité culturelle dans ce contexte de mondialisation tout azimut.

Aussi, l’action des pouvoirs publics mais également des acteurs non gouvernementaux est de travailler à une réappropriation des valeurs culturelles du pays notamment par les jeunes dans une dynamique d’enracinement mais également d’ouverture intelligente et féconde vers les autres cultures. Enracinement et ouverture sont donc les maîtres mots et la boussole de l’action culture dans un pays du Sud comme le Burkina Faso.
Cela, parce que tout n’est pas achetable ni vendable dans la culture. Tel est le cas de la statuette «Mamio» dans un village burkinabè du nom de Pobé-Mengao, statuette de la fécondité et dont la disparition avait plongé des milliers d’hommes et de femmes dans la désolation et dont le retour dans le village grâce en partie à Interpol fut un grand événement.

III - DE L’EXCEPTION A LA DIVERSITE CULTURELLE

L’homme est essentiellement un être culturel. A travers les âges, dans toutes les parties du monde, les groupements humains ont développé des spécificités particulières qui se ressentent au niveau de leur vie spirituelle, matérielle, intellectuelle et affective. Ce sont ces spécificités particulières d’une communauté qui caractérisent sa culture, en tant que valeurs partagées par l’ensemble de ses membres.
Ainsi, ce sont plusieurs milliers de cultures qui ont éclos à travers le monde et dont certaines, du fait de leur diffusion ont bénéficié d’une renommée internationale (exemple de la civilisation égyptienne). Mais d’ores et déjà je voudrais, pour lever toute équivoque, réaffirmer que toutes les cultures, quel que soit leur rayonnement s’équivalent toutes, car il ne s’agit point de les comparer ou de les juger, mais de les comprendre comme spécificités particulières d’une communauté donnée. Autant l’Auvergnat se sent Auvergnat, autant le Bobo se sent Bobo et chacun a conscience d’appartenir à une communauté.
Aujourd’hui, l’on constate que l’humanité a accompli d’importants progrès en matière de bien-être, grâce au développement des sciences. Une communauté peut-elle aujourd’hui à elle seule s’attribuer la paternité de la science ? Assurément non, la science actuelle est le produit des apports de plusieurs cultures qui se sont interpénétrées au fil des millénaires. Ce constat au niveau de la science est également valable pour tous les secteurs de l’activité humaine.

Malheureusement, force est de reconnaître que le 20e siècle a connu une certaine «standardisation» culturelle au plan mondial avec une dominante de «l’American way of life».
Des exemples nous édifient sur ce point : les films américains représentent 80% du marché européen, une heure sur deux de programme de télévision en Europe, pratiquement autant sur le continent africain et 6 milliards d’Euros de déficit en la matière entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique au profit de Washington. L’industrie du divertissement reste une des ressources les plus importantes des Etats-Unis d’Amérique, juste après l’aéronautique et la chimie.

Face à cette situation, la France est montée au créneau pour défendre le principe «d’exception culturelle» qu’elle a élaboré. Ce principe rejette «la marchandisation» des biens culturels qui ne devraient pas être traités comme de simples marchandises, livrés à un marché totalement libéralisé. La France a été l’un des premiers pays au monde à dénoncer la dangerosité du tout commerce et à œuvrer au découplage entre culture et commerce.
Cependant, ce concept d’exception, aux consonances un peu trop défensives et protectionnistes, ne va pas manquer de créer une certaine gêne. C’est donc pour «positiver» que nous préférons le terme de «diversité culturelle» qui a rencontré l’assentiment de l’UNESCO, le couvre-chef culturel du monde.
Le contenu de cette diversité culturelle peut se comprendre par la pluralité des arts, des coutumes, des visions qui se tolèrent, s’influencent mutuellement et s’auto fécondent.
Cette diversité culturelle évolue avec deux courants quelque peu semblables, mais en réalité antagoniques, l’un lui étant favorable et l’autre nuisible.

Le courant qui pourrait nuire à la diversité culturelle, c’est la globalisation, caractérisée par la gestion, le profit, l’optimisation financière, la privatisation du monde selon la formule de François Bernard émasculant la culture après l’avoir violentée sans ménagement et sans égard aucun.

Le courant favorable qui accompagne la diversité culturelle dans sa traversée, c’est la mondialisation des cultures. Cette mondialisation qui se promène par exemple dans les salles obscures et sur les écrans du monde entier les cinémas d’Afrique et permet de faire découvrir les grandes œuvres et les grands noms de ces cinémas. C’est elle qui offre l’occasion d’échanges et de partages d’expériences culturelles, de donner un supplément d’âme à l’aventure humaine.

Cette mondialisation du patrimoine matériel, immatériel, des us et coutumes sans lesquels le monde n’est plus le monde est à promouvoir.
Le contexte culturel actuel est marqué aussi par l’apparition et la difficile tentative de promouvoir ce que l’on pourrait appeler l’inter culturalité qui veut dépasser le constat du multiculturel et se veut une prise en compte des interactions entre les groupes, les individus et les identités, et se pose comme une alternative au traitement de la diversité culturelle. La conviction des chantres de cette prospective interculturelle controversée, c’est que l’individu est de moins en moins déterminé par sa culture, il est auteur mais aussi produit de la culture, et les différences culturelles ne correspondent plus à une réalité mais relèvent de la nature des relations entre les individus et les groupes.
Ce qui est vrai au plan culturel, l’est également à d’autre niveau, notamment économique. C’est d’ailleurs ce qui a amené l’année dernière, les Etats africains à se mobiliser contre la subvention de la production des filières du coton et du textile par les pays européens et par les Etats-Unis. Quelques chiffres permettent de prendre la pleine mesure des enjeux en l’objet par rapport à ce combat du pot de fer contre le pot de terre : C’est ainsi que le coût de la production d’un kilo de coton au Burkina qui est l’un des plus prisés au monde est de 682 FCFA, soit un peu plus d’un euro alors qu’à cause des subventions des pays d’Europe et d’Amérique, le prix de vente du coton sur le marché mondial est de 627 FCFA, soit moins d’un euro. Conséquence : le coton-culteur burkinabé, à l’instar de ses homologues de la sous région, quelle que soit son ingéniosité, ne peut maintenir la tête hors de l’eau dans l’océan du marché mondial. Face donc à toutes ces questions qui menacent la survie des communautés entières, il convient aussi bien sur le plan économique que culturel d’éviter le piège des négociations bilatérales.

De nos jours, la culture reste l’un des rares domaines où les nations et les pays peuvent rivaliser presque à armes égales. Mais en la marchandisant, on installe l’effet de loupe favorisant les gros et forts au détriment des faibles. La liberté totale et pour tous ne risque t-elle pas d’être une caricature de la liberté comme la formule du « renard libre dans le poulailler libre » où les poules libres finissent par payer de leur vie la liberté du renard ? Les conditions de concurrence ne vont-elles pas être faussées tout comme elles le sont actuellement dans l’économique pour le coton subventionné arbitrairement par les USA et l’Union Européenne ?
En fait ce sont de fausses questions tant les réponses ne souffrent ni de délai, ni d’ambiguïté. Non seulement les pays les moins développés seront dans la nouvelle culture commerciale, les moins développés culturellement et recevront des «aides» à la culture censés combler le fossé qui les sépare des «autres» mais ces «aides» seront toujours infimes par rapport aux subventions culturelles des pays riches.

Conséquence : les «pays émergents culturels» ne pourront jamais concurrencer à armes égales les «pays développés culturels». Tout comme «la mauvaise monnaie chasse la bonne» selon la célèbre loi de Gersham, et que «la mauvaise télévision chasse la bonne», «la mauvaise culture chasse la bonne» et c’est le monde entier qui en pâtira.


CONCLUSION

Les arts et la culture, il faut bien en convenir font régulièrement la une de l’actualité à travers le monde. Ainsi, comme vous le savez, le 5 mai dernier on apprenait l’acquisition record par un anonyme acquéreur, aux Etats-Unis d’un tableau de Salvador DALI, intitulé « le garçon à la pipe », au prix de 104 millions de dollars, soit le 10ème du budget annuel d’un pays comme le Burkina Faso.
Ainsi en est-il du soutien institutionnel à la création artistique. Comment subventionner fortement la culture et les arts au niveau des pays du Nord sans pour autant nuire aux expressions culturelles des pays du Sud. Comment favoriser une égalité de chance dans la promotion des artistes ?

L’exemple des subventions aux coton-culteurs des pays du Nord souligne les risques de déséquilibres et d’injustices dans le jeu du commerce international.

Il convient donc que nous ayions à l’esprit que la diversité culturelle est à l’humanité ce que la biodiversité est à la nature.
Malheureusement, la pérennité de cette diversité culturelle est loin d’être acquise. II s’agit donc de la formaliser dans un cadre juridique international afin d’en faire un instrument de justice, de paix et de développement par le dialogue renouvelé des cultures dans une logique d’équité.

L’appel que je lance pour la sauvegarde de la diversité culturelle, c’est au nom de l’humanisme que je le fais, je ne m’adresse ni au cœur, ni à la raison, mais je m’adresse à l’esprit du monde et à l’âme de l’Homme.
C’est à ce prix que le combat noble que nous menons, et qui est celui d’un humanisme toujours plus présent, a une chance d’être gagné. Il nous faut continuer dans la voie de la sagesse qui consiste à faire en sorte de diminuer la part de l’immonde et d’épanouir la part de l’humain.

Mahamoudou OUEDRAOGO

* Le Livre blanc sur la culture. - Mahamoudou OUEDRAOGO. - Ouagadougou : Imprimerie spéciale, 2002
* Internet et le Burkina : utopies et réalités - Mahamoudou OUEDRAOGO. -Paris : Harmattan, 2001