| Ayant
parfait sa technique à Pietrasanta, mecque
italienne des sculpteurs, il a su provoquer une petite
révolution dans un monde parfois un peu trop
artisanal où se pérennisait la technique
ancestrale de la fonte à la cire perdue. Après
avoir mélangé de manière baroque
bronze et bois pendant quelques années, Siriki
s’est rapproché d’un art plus primitif,
brut, en sculptant des personnages tubulaires dont
l’émotion n’est pas absente. Entre
tendresse et humour, ses figures accolées les
unes aux autres nous parlent d’une culture,
d’une tradition sur lesquelles l’auteur
porte un regard généreux et reconnaissant.
Homme de conviction, il a réussi à faire
sortir la culture contemporaine d’Afrique hors
du ghetto où l’œil étranger
avait tendance à le figer... |