ARCHEOLOGIE
ET GRAVURES RUPESTRES A MARKOYE
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| Paysage
des sites de Markoye |
Les recherches
archéologiques au Burkina Faso sont menées
par le département d'Archéologie de l'Université
de Ouagadougou composé de trois chercheurs : le doyen
Jean-Baptiste KIENTEGA, Antoine MILOGO et Lassina KOTE.
Depuis quelques années, une collaboration franco-burkinabè
s'est établie entre les Universités de Toulouse
le Mirail (équipe du pr. Michel BARBAZA) et de Ouagadougou.
En 1997, les premières missions exploratoires ont
permis de fixer les conditions générales d'organisation
et de développement d'une opération archéologique
dans la préfecture de Markoye, province de l'Oudalan
au nord-est du pays.
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Tri
des pièces lithiques collectées sur
le terrain des fouilles |
En 2000 et
2001, deux missions archéologiques ont permis une
étude poussée des sites préalablement
repérés : inventaire systématique des
gravures rupestres, relevés directs sur films plastiques,
photographies numériques, localisation des différents
sites, fouilles et enregistrement des données. Ce
travail permet d'avoir une vision plus complète des
sites et de leur répartition dans l'espace.
Lors de cette
mission, les archéologues ont également découvert
de nouvelles zones de gravures rupestres. Les fouilles effectuées
ont mis au jour des vestiges qui devraient permettre des
datations absolues. L'équipe a également découvert
des ateliers de débitage très anciens, néolithiques
certainement, ce qui en font, actuellement, les plus vieux
témoignages d'occupations humaines du Burkina Faso.
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Gravures
rupestres
(cavaliers, animaux, cercles, figures géométriques...) |
Ces différentes
recherches et découvertes ont véritablement
fait avancer la connaissance archéologique de la
région de Markoye et du Burkina Faso en général.
Les résultats de cette mission, riches et nombreux,
permettent d'envisager de nouvelles campagnes de fouilles.
Il est indispensable de continuer l'inventaire et l'analyse
de l'organisation des différents groupes de gravures.
D'autres campagnes devront être organisées
pour multiplier sondages et prospections et pour continuer
à fouiller les structures d'habitats environnantes.
Ces perspectives encourageantes méritent des moyens
supplémentaires en faveur de la recherche archéologique
burkinabé
La
province de l'Oudalan possède un patrimoine archéologique
déjà important. Il faut, dès à
présent, prendre des mesures pour en assurer la protection
. La Direction du Patrimoine Culturel (Ministère
de la Culture, des Arts et du Tourisme), devra réfléchir
aux conditions et aux modalités de protection de
ces sites. D'ores et déjà, la création
d'un petit musée «d'art rupestre et d'archéologie»
à Markoye est à l'étude. Une association
locale vient de se créer pour participer à
la protection des sites et pour en organiser les visites.
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