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Copyright © MCAT
tous droits réservés
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REPORTAGES TOURISTIQUES
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LES
PICS DE SINDOU
(Province de la Lébara) |
Cliquer
sur les photos pour les agrandir
En
voyage touristique ou simplement de passage dans le Sud-Ouest
du Burkina Faso, il vous faut absolument visiter le site
naturel des Aiguilles ou
Pics de Sindou aux portes du Pays Sénoufo.

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pics de Sindou
•
lac
de Tengréla
•
cascades
de Karfiguéla
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Dans
Banfora, venant de Bobo Dioulasso, prendre la piste
en terre, à droite, juste avant la station
Total. Sindou est à 51 km par une piste correcte,
à travers de beaux paysages variés,
alternant bas-fonds et rizières avec coteaux
cultivés et vergers de manguiers. Nous sommes
dans une des plus belles régions agricoles
du Burkina Faso.
A 10 km de Banfora, vous passez le village de Trengréla
et son lac hébergeant les derniers hippopotames
de la région. Au retour de Sindou, arrêtez
vous, au soleil couchant, pour une belle promenade
romantique en pirogue. |
Vous
approchez de Sindou,
au détour de la piste, une frise dentelée
et fantomatique apparaît à l'horizon...
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Au
milieu de la savane, loin de tout, sortis de nulle
part, des géants fantasmagoriques semblent
s'être donnés rendez-vous... |
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Un
kilomètre avant le bourg de Sindou, garez
votre véhicule à l'ombre,
sur une aire d'accueil naturelle.
Un guide vous y attend, prenez vos tickets de visite
et laissez vous guider, son histoire est passionnante..
Prochainement, après votre excursion, vous
pourrez vous désaltérer et vous restaurer
dans une guinguette toute neuve ! |
Départ
pour une promenade à la découverte du site
des pics de Sindou, tout de suite, il faut grimper...
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Pour
accéder au coeur du labyrinthe minéral,
un escalier monumental semble avoir été
taillé par les génies du lieu |
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Les pics
de Sindou sont le prolongement de la chaîne grèseuse
qui forme la falaise de Banfora. Elle court du nord-est
au sud-ouest du pays entre Bobo Dioulasso et Banfora. Puis
elle tourne vers l'ouest au niveau de Banfora et se prolonge
ensuite, après Sindou, au delà de la frontière
du Mali.
Cette chaîne de grès est le fruit de l'érosion
qui a raboté tous les terrains, dégageant
les roches dures des terrains plus meubles emportés
par les eaux.
La
pluie et le vent ont ensuite façonné cette
roche et créé ces reliefs ruiniformes et fantomatiques.
A la tombée de la nuit ou par temps orageux, et selon
son imagination, chacun y verra des géants pétrifiés
lors d'un bal satanique, une cathédrale naturelle
consacrée aux génies de la nature, une muraille
de chine surnaturelle..
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Le
site de Sindou est resté sacré pour
les habitants. Tuer, serait sacrilège.
C'est le refuge des esprits et des animaux. Ceux
ci ne peuvent être chassés. On peut
encore y rencontrer, aigles, singes patas ou babouins... |
Ce
site naturel exceptionnel ne pouvait qu'attirer l'homme.
A XVIIIème siècle,
fuyant les guerres tribales qui sévissaient
dans la région de Sikasso dans l'actuel Mali,
un groupe sénoufo dirigé par un grand
chasseur, Massabari Wattara, se réfugie
dans ce lieu. Massabari signe un accord avec
les esprits qui hantent cet endroit surnaturel et
fonde "Sindou", ("protection,
abri de grande sécurité").
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Le
village créé par Massabari Wattara
était implanté sur les zones
de terrain plat, sortes de cirques naturels
au milieu des reliefs déchiquetés.
Aujourd'hui ne subsiste aucun vestige, si
ce n'est quelques meules de pierres, cassées,
témoignant d'un habitat ancien. Mais
les rites ancestraux sont encore vivaces et
les habitants de Sindou viennent régulièrement
sur ce site sacré pour des cérémonies
traditionnelles. En témoigne cette
aire cultuelle délimitée par
des pierres, "le cadre sacré"
où ils se réunissent périodiquement,
hommes d'un coté et femmes de l'autre.
La grosse pierre noire symbolise la présence
du père fondateur de Sindou: Massabari
Wattara. |
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Une
fois par an, y ont lieu les cérémonies
initiatiques. A cette occasion, deux masques
sacrés sont sortis. On ne peut les
voir que deux fois dans l'année: au
début et à la fin de l'initiation.
Puis ils retournent dans une grotte bien cachée,
connue des seuls intitiés...Ces cachettes,
comme hier le vieux village de Sindou, sont
défendues des intrus mal intentionnés
par la présence d'une plante épineuse
dangereuse, à la sève vénéneuse,
de la famille des euphorbiacés. |
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Au
détour d'un sentier, on est surpris
de rencontrer quelques cases en ruines. Non,
ce ne sont pas les restes du Sindou originel
! Séduit par la photogénie et
la magie du lieu, le réalisateur Dani
Kouyaté y a implanté, il y a
quelques années, le décor de
son premier long métrage: "Keita,
l'héritage du griot". |
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A
la fin des guerres tribales, la sécurité
revenue, les habitants de Sindou sont redescendus
s'installer dans la plaine fertile, en contrebas.
Cette plaine, irriguée par les sources
qui jaillissent au pied des pics est aujourd'hui
consacrée en grande partie à
la riziculture. |
Lac
de Tengréla
Le
visite du Site de Sindou se termine, retour en fin
d'après midi sur Banfora. A 10 KM avant d'arriver
à Banfora, un petit détour au lac de
Tengréla s'impose.
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Au village de Tengréla, en direction
de Banfora, tourner à droite. Evitez
le village très mal entretenu et envahi
de sacs plastiques. A la sortie du village,
prendre son ticket de visite à la barrière
/ guichet. Trois cents mètres plus
loin, arrêtez vous près de la
petite cabane d'observation au bord du lac.
Pour une petite promenade sur le lac, négocier
le prix avec les piroguiers.
Peut être aurez vous la chance d'appercevoir
les hippopotames, qui ne quittent la fraîcheur
de l'eau que dans la soirée pour aller
brouter les hautes herbes du rivage. Même
sans hippo, vous aurez droit à un beau
coucher de soleil sur le lac... |
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L'ALBUM
PHOTOGRAPHIQUE
Cliquer sur la photo pour l'agrandir |
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