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tous droits réservés
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de page
Abdramane BAMBA
S/ CNAA
01 BP 544 Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 26 71 57
abamba67@yahoo.fr
Né à Gaoua (Poni) en 1967. Il se forme à
l'Ecole des Arts plastiques du Burkina Faso puis à
l'Institut National des Arts du Mali. De retour au Burkina
il intègre la fonction publique: professeur d'arts
plastiques puis cadre au Centre national d'artisanat d'art.
Il a exposé au Canada (Montrél en 2004),
en France et Martinique, au Burkina Faso et au Mali.
Bien qu'il excelle dans les techniques académiques
de dessin, A.B. a choisi l'abstraction comme forme d'expression
picturale. Ce style est celui qui lui permet le mieux
de traduire le sacré et le religieux, thèmes
principaux de sa peinture. On note une double appartenance
dans son travail: culture islamique et culture animiste.
D’un côté, on retrouve la mystique
de l’Islam en tant que religion aniconique, puisqu’il
tente de représenter l’invisible sur ses
toiles et qu’il envisage la peinture comme une quête
spirituelle matérialisée dans ses œuvres
par deux petits ronds symbolisant les sandales, le déplacement.
De l’autre, il nous parle de l’animisme, car
il est lui-même pétri de la culture lobi
du sud-ouest du Burkina Faso, pays où les traditions
restent encore très vivaces. Cet aspect est présent
à travers la représentation directe de symboles
traditionnels, d’objets sacrés (des masques
notamment) mais aussi dans les matériaux tels que
des fétiches artificiels. La couleur qui prédomine
dans son œuvre est celle de la latérite, terre
rouge omniprésente au Burkina Faso.
Dominique BASSOLET dit DO
Tél.: (226) 70 25 06 00
Né
en 1971, Do reçoit sa formation artistique lors
des rencontres de Ouag’art en 1995, mais aussi grâce
à l’enseignement des peintres feu Claude-Marie
Kabré, du sénégalais As M’Bengué
(1997) et du togolais Sokey Edorh (1998). Il a exposé
à Ouagadougou et en Espagne.
Le souvenir de son passage dans l’armée burkinabè
sous la Révolution (1983-1987) habite sa peinture:
morceaux de treillis sur toutes ses toiles, couleurs faisant
référence à la violence et aux injustices,
morceaux d’hommes comme des visages mous, blêmes
et hurlant, une main, une empreinte de pied ou un œil,
celui du peintre qui n’aurait peut-être jamais
voulu voir certaines choses. Ce climat angoissant constitue
la signature de Do. Dans d’autres cas, cette violence
laisse la vedette à des animaux bien réels,
toile de fond de la vie quotidienne burkinabè -
une façon pour le peintre de faire fi du passé
et des moments douloureux. Car le combat qu’il mène
à travers sa peinture se situe «l’optique
de la recherche de la paix pour le monde meurtri par les
conflits».
Bernardin BATIONO
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80/ / 70 23 94
03
olorun-burkina@cenatrin.bf
Né en 1967 à Ouagadougou. Après une
formation de peintre et de sculpteur au petit séminaire
de Koudougou, il entame une carrière professionnelle
aux cotéx de Claude-Marie Kabré au sein
de la Fondation Olorun. Il expose régulièrement
au Burkina Faso et est présent dans plusieurs galeries
françaises.
Désireux de reprendre le flambeau d’un professeur
trop tôt disparu, Bernardin s’est considérablement
affirmé dès qu’il rencontra le travail
de Michel-Ange et Raphaël. Lavis, couleurs tendres,
douces, il nous parle d’un monde rêvé
là où l’union fait la force, où
l’autre devient complément et non plus obstacle.
Sous l’aspect délicat de sa technique se
cache cependant une réelle énergie, une
volonté affirmée de faire partager un espoir:
celui d’une humanité et d’un homme
réconciliés avec eux- mêmes. Cette
démarche raffinée permet désormais
à Bernardin d’exposer en solo dans plusieurs
galeries françaises.
Catherine BAUM
10 BP 671 Ouagadougou 10
Tél.: (226) 78 86 92 58
baumcth@yahoo.fr
D'origine
belge, elle vit et peint à Ouagadougou depuis 1987.
Après quatre années d'études artistiques
à l'Institut d'Arts et d'Architecture St Luc à
Bruxelle, elle aborde la peinture en 1984 sous l'influence
de Giacometti, Cy Townbly, de Kooning.. Elle expose depuis
1993 à Ouagadougou, Bruxelles, Paris et Abidjan.
L’Afrique est présente dans sa pratique à
travers les couleurs et les matériaux utilisés,
mais c’est au cœur de l’âme du
vivant et de l’au-delà que l’artiste
tente de plonger pour essayer de révéler
sa vision de la vie, à travers formes et couleurs.
«’est l’Afrique, avec son espace qui
semble infini, sa lumière, l’impression de
vide qu’il donne à voir au premier regard
et cependant plein des âmes des vivants et des morts
qui m’a amenée à peindre ainsi, la
peinture étant, comme la musique qui m’inspire,
une forme d’expression essentielle.»
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Kader
BOLY |
Kader BOLY
Tél.: (226) 78 85 05 42
kadreabdoul@yahoo.fr
Né
en 1979 au Burkina Faso, Kader entre au CNAA après
son Bac. Il reçoit ensuite plusieurs formations
(cours de modèle vivant, stage d’initiation
aux techniques de monotype). Malgré son jeune âge
il a déjà exposé plusieurs fois au
Burkina Faso, au Mali et en France (notamment à
Nantes).
Kader, comme ses frères, prélève
directement ses matériaux dans la nature,comme
ses pigments (latérite au sommet des collines,
sève d’arbre, vignes sauvages…) qui
donnent à ses œuvres une tonalité ocre
récurrente. Il représente dans ses toiles
des animaux domestiques (bœufs, moutons) et des paysages
du Sahel (baobabs, cases peuhles…). Ses sujets sont
en lien direct avec son origine peuhle et son enfance
de berger nomade. Il a donc un lien très fort avec
les animaux qu’il personnifie: ses moutons portent
des calebasses et des bassines d’eau sur leurs têtes
et ses taureaux amoureux se battent comme les hommes.
Ils évoluent dans des villages représentés
par de petites cases et des cordes à linge aux
couleurs vives.
voir
exposition virtuelle à la rubrique: Magazine
Mamoudou
BOLY
Tél.: (226) 78 85 60 87
Né
en 1971 au Burkina Faso, Mamoudou s’initie à
la peinture au CNAA de Ouagadougou en 1999. Il a déjà
exposé au Burkina Faso et à l’étranger
(France, Andorre) et a participé activement à
la formation artistique de jeunes au Burkina Faso et en
France.
Comme ses frères Kader et Sambo, la nature est
au centre de son œuvre. Il y puise ses pigments (écorces
et feuilles d’arbres qu’il fait bouillir)
et ses supports, fabriqués avec des éléments
naturels (bandes de coton tissées dans le Nord
du pays, peaux d’animaux). Il tire son inspiration
de l’environnement peuhl qu’il a connu dans
son enfance. Ses récents travaux incluent des éléments
de récupération comme des tiges métalliques
ou des clefs, qui l’intéressent pour leur
dimension esthétique et pour ce qu’ils représentent.
Entre modernité et tradition, le travail de Mamoudou
illustre la rencontre, souvent un peu brutale, entre son
imaginaire africain basé sur les traditions et
la nature, et une société plus occidentalisée.
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
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Sambo
BOLY |
Sambo
BOLY
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 78 82 09 22
sambo_boly@yahoo.fr
Né en 1960 à Sabcé dans
la province du Bam. S'initie au dessin pendant ses études
coraniques, puis à l'art artisanal au Centre National
d'Artisana d'Art de Ouagadougou (CNAA).
Expose au CNAA, aux Centres Culturels Français
de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, à la galerie
"Escalier rouge" de Ouagadougou. Sur le plan
international, il expose à Genève en mai
2000, en juillet de la même année, il participe
à une exposition collective à Grenoble et
fait partie des artistes sélectionnés pour
l’exposition d’art contemporain burkinabè
au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles à Paris lors
du Sommet de la Francophonie de novembre 2004.
Sa particularité réside dans sa profonde
liberté d’être, de dire, de créer…
Rien ni personne n’est semblable à Sambo
et à son art. Sa technique est unique: sur de grands
cadres de bois, il tend de petites bandelettes de tissus
nouées entre elles, qui s’entremêlent.
Ensuite, ses toiles «ées»n’ont
plus que les espaces entre les bandes pour respirer puisque
l’artiste recouvre la totalité du tissu :
peuplé de formes humaines, hybrides, de simples
petites têtes à peine esquissées,
d’esprits d’ancêtres, de djinns et de
totems dans un style qui oscille entre le naïf, l’abstraction
symbolique et la figuration narrative. Sambo est un conteur,
il se plaît à nous raconter des histoires
à travers ses tableaux, histoires inspirées
de la vie quotidienne, mais toujours histoires à
morale ou à méditer. Ainsi, derrière
cette façade haute en couleurs se trouvent de véritables
pamphlets contre notre société: pouvoir,
autorité, peur, mesquinerie, lâcheté,
faux-semblants… C’est un Sambo philosophe
qui se cache dans sa peinture pétrie de sagesse,
de proverbes et de malice africaine.
Paul DARGA
S/C CNAA
01 BP 544- Ouagadougou
Tél.: (226) 50 30 68 35 / 70 24 50 26
dargap@yahoo.fr
Né en 1958 à Ouagadougou. Il apprend le
dessin et la peinture au cours de ses études au
Petit Séminaire de Pabré et à l'inter
séminaire de St-Pierre-St-Paul de Kossogen. Après
divers séjours en Italie et en Allemagne, il entre
dans la fonction publique Burkinabé en 1982 et
poursuit parallèlement une carrière artistique.
Conservateur de musée, il participe à la
biennale de Sao-Paulo au Brésil comme « Assistant-Curato
» auprès du commissaire pour l'Afrique. Il
enseigne à l'école des Arts de Gounghin
et participe à diverses expositions. Il est actuellement
chef du service administratif et financier du Centre National
d'Artisanat d'Art.
Paul Darga est un des rares peintres burkinabè
à maîtriser autant les techniques académiques
du dessin d’observation. Son œuvre est en perpétuelle
évolution. Ilmême aujourd’hui faire
une thèse sur le symbolisme dans la peinture, afin
d’approfondir ses recherches. Après avoir
longtemps expérimenté les techniques du
monotype, domaine dans lequel il excelle particulièrement,
Paul Darga a eu à réaliser plusieurs commandes
provenant notamment de l’Eglise catholique et de
l’Etat (pour la grande exposition du millénaire).
Ainsi, il adapte ses techniques aux thèmes qu’il
aborde: abstraction pour le religieux et le sacré,
plus indiqué selon lui, pour représenter
l’invisible, et réalisme et figuration pour
les scènes de vie et les personnages. Actuellement,
il travaille sur des thèmes liés au pouvoir
magique et à l’irréel en s’inspirant
formellement du répertoire plastique issu du patrimoine
africain (masques, signes, écritures symboliques…),
ce qui lui permet d’exploiter les matériaux
traditionnels (cauris, fibres végétales,
plumes, latérite…).
Hippolyte DELAVOLTA
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Né en 1979 à Ouagadougou, Hippolyte
a conduit parallèlement à ses études
une carrière de peintre qui semble être aujourd’hui
reconnue grâce aux expositions individuelles présentant
son travail en France. Ayant intégré la
Fondation Olorun en 1996, Hippolyte, après avoir
traversé une période fortement dominée
par l’abstraction, s’est engagé en
2003 dans une démarche où le réalisme
triomphe, s’inscrivant ainsi dans un courant plus
universel.
Scènes de vie quotidienne tracées avec des
couleurs flamboyantes, moments de tendresse et d'amitié,
une grande palette des sentiments humains y est tracée
avec une réelle émotion, une véritable
énergie que transmet un univers gorgé d'amour.
Démarche audacieuse, elle permet à cette
peinture de transcender bien des clichés que le
monde peut avoir sur la culture africaine, l'anoblissant
ainsi par une volonté de donner à son univers
les couleurs de l'arc-en-ciel.
Pierre GAREL
tél: (226) 78 80 45 06
garelpierre@yahoo.fr
Né en 1966 en France, Pierre Garel est diplômé
de l'école des Beaux-Arts de Toulouse. Depuis 1990,
il participe à de nombreuses expositions à
Marseille, Toulouse, Lille (il a été l'un
des fondateurs des ateliers de la «»), en
Belgique, et a quelques scénographies à
son actif. Il s'installe en 2001 au Burkina Faso, où
il enseigne aussi les arts plastiques. Ses travaux récents
ont été visibles à Accra, Bobo-Dioulasso
et Ouagadougou. Il a exposé dernièrement
« mécanisations mentales» au CCF de
Ouagadougou en collaboration avec le jeune Pytha Nikiéma.
Son travail mixte de peintures, photos et installations
intègre souvent la cartographie, des objets et
des papiers récupérés, articulés
autour de champs chromatiques lumineux qui égarent
le regard. Il traite ainsi du déplacement, de l’errance,
de passages fugitifs dans des villes encore inconnues,
de l’attente sous un soleil aveuglant… le
jaune est sa couleur récurrente : énergie,
chaleur et aussi fragilité, fugacité. Au
Burkina Faso, de par ses rencontres, sa démarche
s’est orientée sur le désir - et la
difficulté! - de partir et sur l’obsession
du véhicule. Car ici, on voyage d’abord dans
sa tête. Intrigué depuis longtemps par la
fragmentation du visible des combine paintings de Robert
Rauschenberg, l'art reste pour lui un lieu de méditation
difficile, de recentrage et d'individuation: un sentier
initiatique à défricher, avec le spectateur.
«voudrais qu’on vive la peinture comme un
territoire à découvrir et non comme langage
à décortiquer », aime-t-il suggérer.
Aboukarim GUELBEOGO dit Karim GUEL
tél: (226) 70 29 08 13
Né en 1977 à Agboville (RCI), Karim étudie
les Beaux-Arts à l'Ecole d'Arts Appliqués
de Bingerville (RCI) où il a obtenu son Brevet
de Technicien Supérieur Artistique. Malgré
son jeune âge, il a déjà participé
à plusieurs expositions en Côte d'Ivoire
et a reçu de nombreux Prix d'arts plastiques à
Abidjan.
Sur des supports de carton, bristol ou toile, Karim fabrique
sa matière (colles et peintures vinyliques, poussière,
verre…) qu’il laisse fondre pour obtenir une
pâte colorée. Puis il souffle sur cette matière,
ce qui donne les nuances recherchées. De là
vont naître de façon empirique des formes
qu’il va exploiter au gré de son imagination.
Il mentionne souvent comme principale source d’inspiration
l’art moderne qu’il a appris à l’université,
ce qui explique l’aspect rond et simplifié
de ses personnages si particuliers… Ces éléments
sont associés à un vocabulaire qu’il
invente : «peins ce que je pense plus que ce que
je vois».
Laurent ILBOUDO
tél: (226) 76 65 90 54
Né en 1980 à Ouagadougou, Laurent Ilboudo
apprend les techniques traditionnelles de la teinture
avant de s’initier à la peinture auprès
de Fernand Nonkouni en 2000. Il a participé à
de nombreux ateliers de formation – entre autres
avec Sama, cours de dessin au CCF, monotype – et
a exposé dernièrement à plusieurs
reprises à Ouagadougou.
Laurent Ilboudo a subi l’influence de deux artistes:
Fernand Nonkouni et Sama. Du premier, il retient les colorations
vives et violentes et utilise la couleur rouge pour symboliser
ses pénibles souvenirs d’enfance; du second,
il a intégré l’usage de signes abstraits,
qui selon lui reflètent le vécu de l’artiste.
Derrière une bonne maîtrise de l’abstraction
apparaît chez Laurent une nécessité
de trouver son propre univers pictural, à travers
une démarche qu’il va construire avec le
temps.
Claude-Marie KABRE
Né en 1965 à Koudougou, décédé
à Ouagadougou en 2003. Il se forme tout d'abord
à la sculpture au Petit Séminaire de Koudougou
puis au Centre National d'Artisanat d'Art. Il participe
aux éditions 93, 94 et 95 de «Ouag'Art»
organisées par le Centre Culture Français.
Il s'oriente alors vers la peinture qui devient son mode
d'expression artistique principal. Claude-Marie Kabré
a participé à de nombreuses expositions
individuelles et collectives en Cote d'Ivoire, Suède,
France, Etats-Unis et Canada.
Emmanuel KAVI
tél:
(226) 50 34 30 11
Né
en 1970 au Togo, Emmanuel reçoit le premier Prix
de dessin de la semaine culturelle du Togo. Il s'essaiera
ensuite à la peinture. Il commence naturellement
en excellent dessinateur par la figuration, selon lui
«écialité togolaise». Venu à
Ouagadougou, il y fera des rencontres décisives
qui le conforteront dans sa voie d'artiste peintre. Il
a déjà exposé plusieurs fois au Burkina
Faso, au Mali et en France.
L'abstraction lui permet de s'exprimer librement. Chaque
œuvre possède un coloris dominant, avec une
symbolique bien précise. Le vert pour l'espoir,
le blanc pour la pureté, le noir pour l'autorité
et le rouge pour le sang, la passion et l'amour. Sa couleur
préférée reste le bleu qui «érialise
la réalité». Peindre est pour lui
un exercice spirituel, et il a véritablement besoin
de peindre pour être. C'est sans doute cela qui
explique sa production aussi importante et régulière.
Ali KERE
Tél. : (226) 50 37 77 09 / 78 81 60 26
kali052000@yahoo.fr
Né en 1960 à Port-Bouët, Cote d'Ivoire.
Après une formation au Centre de Peinture Artistique
d'Abengourou en Cote d'Ivoire, il rentre au Burkina Faso
en 1988 comme professeur de dessin au Centre National
d'Artisanat d'Art. Connu aussi comme illustrateur de romans,
journaux nationaux et internationaux, il participe depuis
1990 à des expositions collectives à Ouagadougou,
au Bénin et en France. En 1998, il réalise
sa première exposition individuelle à la
Galerie Farafina à Ouagadougou.
Avec Hamed Ouattara, il est un des rares peintres à
avoir un atelier au Village artisanal de Ouagadougou.
Tout aussi capable d’exécuter une commande
officielle dans un style hyper réaliste, de faire
de petits formats naïfs représentant les enseignes
des guérisseurs que de se laisser aller à
une composition personnelle totalement abstraite, Ali
Kéré, en excellent plasticien, jongle avec
aisance entre tous les styles. C’est quand même
dans l’abstraction avec des couleurs douces et acidulées
que cet artiste s’évade le plus et que l’on
sent le mieux son talent créateur. Il tire ses
sources d’inspiration de la vie, la joie et la nature,
travaille beaucoup sur le symbole : «abstrait par
rapport à l’abstrait que je fais» ;
et sur les coutumes africaines qui se perdent aujourd’hui:
«’Homme noir a tendance a vouloir copier intégralement
l’Occident, à cause de la colonisation, tout
en minimisant lui-même son environnement immédiat».
C’est pourquoi Ali Kéré envisage son
art comme un combat pour pérenniser son africanité.
Boubakary KONSEIBO
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Né en 1979 à Ouagadougou, Boubakary possède
une vraie nature de peintre. Une prédisposition
à envisager sa carrière dans le temps lui
confère une sérénité étonnante
pour son jeune âge. Sans cesse en mouvement, toujours
à l’écoute de la critique d’autrui,
son honnêteté artistique touche. Sa peinture
est franche, énergique, directe, souvent d’inspiration
cubiste. Boubakary maîtrise l’espace et l’équilibre
de ses toiles. A son image se cache néanmoins ici
et là quelques zones de fragilité qui ne
font que conférer à son travail l’humanité
dont nous avons besoin pour nous émouvoir. Sa volonté
exprimée de voir un jour une de ses œuvres
dans un musée est un des moteurs essentiels de
cet artiste sensible et déterminé, nobles
qualités pour celui qui veut voir son travail perdurer.
Souleymane NIKIEMA
ANAPAP
02 BP 5411 Ouagadougou 02
Tél.: (226) 50 33 58 38 / 70 25 01 18
Pytha NIKIEMA
Tél. : (226) 76 59 13 97
pythaforcnine@yahoo.fr
Né
en 1981 à Ouagadougou, batikier de formation, il
débute la peinture dans l'atelier de Sama en 2001.
Il a complété son apprentissage par plusieurs
formations (cours de modèle vivant, monotype à
l'ANAPAP, symposium « in Action» à
Accra.). Entre 2003 et 2004, il a participé à
plusieurs expositions, aux CCF de Bobo-Dioulasso et de
Ouagadougou (avec l'artiste Pierre Garel) et à
l'Alliance française de Accra.
Une préoccupation se dégage de l'œuvre
de Pytha Nikiéma: exorciser son enfance difficile
au sein d'une famille déchirée pour retrouver
l'affection qui lui a manqué – ainsi sa série
sur le cri, symbole d'une communication à rétablir.
«je peins, j'ai l'impression de faire défiler
des moments durs de mon existence». Il a notamment
expérimenté des mélanges originaux
de brûlures, cendres, pastels et ficelles dans une
œuvre expressionniste et impulsive, qui, encore en
quête d'elle-même, peut changer brutalement
d'aspect selon ses humeurs.
 |
| Fernand
NONKOUNI |
Fernand NONKOUNI
01 BP 5993 - Ouagadougou
Tél. : (226) 70 22 53 30
nonkouni@hotmail.com
Né en 1968 à Abidjan, Cote d'Ivoire. Après
un apprentissage en calligraphie, il suit les stages d'initiation
à la peinture organisés par le Centre Culturel
Français de Ouagadougou à l'occasion des
éditions 94 et 95 de Ouag'Art». En 1995,
invité par la Fondation Olorun, il effectue un
séjour de neuf mois aux Etats-Unis. Depuis, il
a exposé en France, en Allemagne et au Sénégal.
En 1998, en collaboration avec le photographe Patrick
Darlot, il réalise une installation monumentale
itinérante en France. F. Nonkouni est lauréat
1998 de la Fondation Pollock, Etats-Unis.
Peuhl par sa mère, moaga par son père, personnage
entier et terriblement spontané, fougueux et contestataire,
le choix de l’abstraction lui permet de se sentir
plus libre, d’être bien loin du carcan du
formalisme et de la figuration. Ce style lui permet d’évoquer
le symbolisme africain et les scarifications. Il aime
se comparer à «sorcier qui invoque les esprits
dans sa peinture»… La récurrence d’éléments
verticaux matérialise un lien entre ciel et terre
«vers la spiritualité qui nous hisse là-haut»
afin de s’évader de la «ère»
d’ici bas. Tout ce monde est très logiquement
organisé, avec un grand talent dans la composition
et dans les couleurs. Ainsi sont ses dernières
œuvres dont la trame de fond reprend des plans de
ville. La couleur est aussi utilisée avec intelligence.
Chaque série a sa dominante colorée. Très
récemment, son travail alterne entre le colori
latérite-matériaux de récupération
(dont les titres «dépotoirs» sont plutôt
explicites) et les rouges. Légèrement blanchis
pour faire rosir ses plans de ville ou au contraire laissés
tels quels, ses rouges sang carmins, agressifs, interpellent,
poussent le spectateur au questionnement : «rouge
étant le miroir de ce que l’on est».
Comme si Fernand cherchait à lire son image dans
ses œuvres, une façon de se confronter à
ce qu’il est vraiment au fond de lui.
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
Hamed OUATTARA
01 BP 3843 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 37 33 00
Cel. : (226) 78 81 44 56
ouattarahamed@yahoo.fr
Né en décembre 1971 à Ouagadougou,
il étudie d'abord la comptabilité et la
couture avant de se lancer, en autodidacte, dans la peinture.
Il se forme à la Fondation Olorun, suit le stage
de formation de l'édition 1996 de « Ouag'Art
», et participe à deux ateliers à
Bamako (Mali), suit une formation en "design"
à l'ENSCI à Paris en 2003. Il participe
à diverses expositions collectives puis individuelles
à Ouagadougou. Il expose ensuite à Grenoble
en 1998,à Bruxelles en 1999, àTurin en 2003.
Il reçoit le Prix concours artiste créateur
au SIAO de Ouagadougou en 2002, est sélectionné
en design pour le SIAO 2004 et pour l’exposition
organisée pour le Sommet de la Francophonie de
novembre 2004 par le Centre Culturel Wallonie-Bruxelles
de Paris.Il possède un atelier au sein du "Village
artisanal" de Ouagadougou (Bogodogo).
Peintre, dessinateur ou sculpteur; la touche, le style
Hamed Ouattara se ressentent dans ces trois domaines.
L'artiste est rigoureux, organisé, clair, précis,
efficace. Ses nombreux voyages à l'étranger,
son passage par l'ENSCI, sa connaissance parfaite de logiciels
de création très à la page expliquent
peut-être cela. Ainsi, ses toiles, ses meubles ou
ses dessins en sont des exemples évidents. Ses
toiles, généralement d'assez grand format,
aux couleurs vives et gaies, mélangent habilement
matières brutes (poussière, terre...), thèmes
africains (fétiches artificiels, masques.) et produits
finis issus du monde moderne et de la société
de grande consommation qui envahit peu à peu l'Afrique
(jean, sacs de riz, bidons en plastique.). Ses compositions
restent sobres, binaires ou tripartites. Il en va de même
pour son mobilier, constitué de tôles récupérées
et de ses cadres réalisés en soudure métallique.
Hamed est au carrefour de deux cultures : l'une africaine,
chaude, colorée, accueillante, profondément
terrienne, souvent animiste et l'autre plus froide, plus
aseptisée, qui s'organise, se rentabilise, seconsumérise.
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
Harouna OUEDRAOGO
Tél. : (226) 50 35 01 96
ouedharo@yahoo.fr
Né
en 1981, Harouna débute son apprentissage par un
stage de peinture au CNAA de Ouagadougou, puis intègre
l’Institut National de Formation aux Arts et à
la Création pour 3 ans. S’essayant à
la BD, l’illustration et le logo, il affine son
savoir-faire aux cours de modèle vivant du CCF.
Il vient d’exposer une série de peintures
au «», à Ouagadougou.
Bon dessinateur au style expressif et acéré,
Harouna expérimente l’abstraction pour se
libérer des contraintes de la figure et du clair-obscur.
Outre une palette qui s’éclaircit et l’utilisation
du couteau pour structurer plus catégoriquement
la toile, sa peinture voit apparaître le collage
– des fragments de pagnes, que sa mère confectionne
– et un signe récurrent, la flèche,
pour indiquer une direction, «le chemin qui permet
de s’en sortir». Harouna sait que celui-ci
ne fait que commencer.
Innocent OUEDRAOGO
Tél. : (226) 50 38 35 07 / 76 54 72 25
Né
à Abidjan en 1980, Innocent Ouedraogo arrive au
Burkina Faso en 1995, où Frédéric
Bacuez, qui devient son tuteur, l'initie à la photographie.
Des prises de vue d'expositions lui feront finalement
choisir la peinture, qu'il découvre avec Jean-Didier
Yanogo dès 1997, puis feu Claude-Marie Kabré.
Il expose au Centre National de Presse Norbert Zongo à
l'occasion du Festival International de la Liberté
d'Expression et de la Presse en 2000 et s'essaye au monotype
avec Eric Boisseau.
Son travail est basé sur une obsession de la liberté
: celle de la fugue - qu'il pratique depuis l'enfance
- de la balade sans but, du désir de se perdre
pour mieux se trouver. Ainsi sa série en hommage
au journaliste assassiné Norbert Zongo, à
ce qu'il symbolisait, a été pour lui une
motivation initiale. Une manie de tout ramasser, tout
intégrer, de suggérer des foules indifférenciées,
de s'identifier au gamin du «» abidjanais
qu'il était, exprime sa morale de la solitude,
celle qui lui permettra, avec l'expérience, de
poser un regard sur la bêtise humaine et son cortège
de mesquines décadences.
Marie-Blanche
OUEDRAOGO
01 BP 70 - Ouagadougou
Tél. : (226) 70 60 93 30
honomarie@yahoo.fr
Née en 1971 à Ouagadougou. Après
ses études secondaires, elle suit, en 1994, une
formation en dessin et peinture au Centre National d'Artisanat
d'Art. Elle complète cette formation auprès
d'artistes belges et français de passage au Burkina
Faso. Elle participe depuis 1997 à des expositions
collectives et bénéficie de deux résidences
d'artistes : en 1998 au Bénin et en 1999 en Suisse.
Elle a exposé en France, en Suisse en Egypte et
en Allemagne.
Blanche, douce princesse de ses songes… Blanche
et sa peinture forment un tout. Femme rêveuse, très
croyante et poète, ses tableaux traduisent son
univers. L’action de peindre est pour elle une quête
spirituelle. Ses œuvres sont des représentations
de rêves, l’artiste s’efforçant
à chaque fois de représenter l’invisible.
Femme discrète et calme, peintre tranquille, elle
est comme les couleurs douces et les formes rondes de
ses œuvres. Rondeurs omniprésentes et hautement
symboliques qui constituent d’ailleurs sa signature
: tantôt sous la forme d’un canari, tantôt
illustrées par un ventre de femme ou encore à
travers le format en tondo des toiles de sa dernière
série. Le bleu est également sa couleur
préférée, celui de l’eau, de
la fertilité… Tout le travail de Blanche
est un hommage à la femme en tant que déesse
de la fécondité, créatrice de vie:
«canari se remplit seul et se vide seul, il est
comme la femme enceinte qui donne gratuitement la vie».
Songda Kiendbsongda OUEDRAOGO
songdaouedraogo@hotmail.com
Né en 1964 à Arbollé (Passoré).
Après des études comptables, il s'oriente
définitivement vers une carrière artistique
en 1983 et se spécialise dans la technique pyrogravure.
Il expose au Centre Culture Français Georges-Méliès,
au Centre National d'Artisanat d'Art, à la Galerie
Zaka, à la galerie Nuances et récemment
en Cote d'Ivoire où il a remporté le prix
de la céativité 2000 des Arts Naïfs.
Également musicien et conteur pour enfants, Songda
invente dans la gravure un langage narratif qui lui est
propre en se laissant porter par son imagination: visages
expressifs, scènes quotidiennes ou franchement
oniriques. Ses thèmes sont aussi sentimentaux ou
sociaux: excision, statut de la femme, corruption (dans
«des roseaux» les gens se laissent plier par
le vent pour palper les «»…). Son sens
du détail, notamment à travers les signes
récurrents qui apparaissent sur les costumes de
ses personnages, traduit son opiniâtreté.
La sensibilisation des populations africaines est le moteur
d’un travail de gravure d’une grande clarté
graphique empreinte d’humour, de tendresse et de
jubilation.
Suzanne OUEDRAOGO
01 BP 4411 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 31 49 59 / 70 23 16 85
Fax : (226) 50 31 49 78
ouedsuzi@hotmail.com
Après des études de comptabilité,
Suzanne, née en 1975 à Ouagadougou, décide
de se consacrer à la peinture. Elle complète
sa formation par des stages et ateliers à la Fondation
Olorun, au CCF de Ouagadougou et auprès d’artistes
confirmés de passage (Soly Cissé, Pierre
Leloup, Margherita del Balzo). Elle participe à
des expositions collectives et individuelles au Burkina
Faso et en Europe. Elle participe à l'opération
« Laafi » en Belgique en 1999 et expose à
Hanovre à l'Expo 2000. Elle est également
sélectionnée à la Biennale de Dak’art
en 2000 et vient d'être lauréate pour le
Burkina Faso du Concours d'art de la Francophonie en 2004.
Suzanne vient de monter sa propre école de formation
artistique pour les enfants à Ouagadougou en dépit
de difficultés nombreuses. Femme téméraire
et volontaire, elle n'a pas froid aux yeux et sa peinture
va de pair avec cette forte personnalité. Elle
peint avec violence, agressivité et audace, avec
des couleurs duresnoir, gris, marron foncé, rouge
sang - et n'a que faire de considérations esthétiques
ou décoratives. Quand elle peint des animaux, c'est
avant tout pour représenter les travers humains(égoïsme,
fierté, envie): ils sont sanguinolents, avec des
regards inquiets, tourmentés, agressifs et même
parfois machiavéliques. Les rares Hommes qu'elle
représente sont des formes vagues et hurlantes,
méchantes et laides comme la tête de la vieille
exciseuse, présentée à juste titre
comme un bourreau. Elle consacre de nombreuses œuvres
à son combat: la condition de la femme africaine
à travers une «» douloureuse et sanglante,
deux toiles sur l' «» insoutenable de cruauté
tant la douleur de la petite fille est si bien rendue...
Zacharia OUEDRAOGO
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Né en 1985 à Ouahigouya, Zacharia n’utilisant
le pinceau que pour affiner son travail, caresse ses toiles
avec toute la grâce de ses jeunes mains. Des couleurs
pastels glissant souvent vers les mauves, les pourpres
et les roses viennent enflammer des tableaux dont la thématique
évoque souvent la difficulté de sa génération
à vivre, survivre. Peintre du quotidien, il témoigne
dans un mélange d’abstraction et de réalisme
de la difficulté d’être lorsque l’on
est né pauvre dans un pays pauvre.
Nul désespoir, un témoignage, une rage de
vouloir que tout ceci s’efface pour que les rayons
d’un soleil clément viennent à jamais
inonder le cœur et la vie de tous ses frères
et sœurs d’Afrique. Ayant intégré
la Fondation Olorun il y a 4 ans, Zacharia commence a
récolter les fruits de sa persévérance,
convaincu depuis très longtemps que son avenir
ne pouvait passer par autre chose que la peinture.
 |
| Adama
PACODE |
Adama PACODE dit "DAMSO"
01 BP 4997 Ouagadougou 01
Tél: (226) 78 81 03 58
apacode@yahoo.fr
Adam Pacodé, dit "Damso" est
né le 2 octobre 1970 à Ouagadougou au Burkina
Faso où il vit et travaille.
Couturier/tailleur de profession, il suit de 1990 à
1994 une spécialisation en couture artisanale
et prêt-à-porter au Centre de Formation Féminine
à Abidjan, Côte d’Ivoire.1995. A partir
de cette formation, il se forme au "Sàangré",
technique à base de matières naturelles
telles que l’écorce d’arbre, la sève,
tissu traditionnel, cauris, terre...
Expositions personnelles : 1996: Hôtel Valtur
, (Abidjan, Côte d’Ivoire)1998: Hôtel
Club Med (Abidjan, Côte d’Ivoire)2003: Galerie
"Escalierouge" (Ouagadougou, Burkina Faso).
Expositions collectives::2001: Conseil Economique et
Social (Ouagadougou, Burkina Faso)2002 : Résidence
de l’Ambassadeur de France (Ouagadougou).
La démarche de Damso est unique au Burkina
Faso. Passionné par l’art africain qu’il
connaît très bien, il crée des œuvres
s’inspirant de ce patrimoine, sur le plan thématique
(masques, rencontres des chefs, cérémonies
sacrées, initiations…) et plastique en réutilisant
des matériaux traditionnels (cauris, fétiches
artificiels, fibres végétales, cendres de
bois, tissus traditionnels). Considérant qu’il
n’arrive pas à créer dans le brouhaha
ouagalais, il s’isole pendant plusieurs semaines
dans des villages pour travailler. Lorsqu’il revient
en ville il enrichit ses supports de pigments, cirages
et souvent les insère dans un cadre plus large
généralement composé d’une
toile de coton tissée à la main. Son art
s’adresse aux africains en général
: «une prise de conscience par les africains de
l’intérêt de leur culture ancestrale
est pour moi une étape déterminante du développement
de la société contemporaine» et plus
particulièrement aux conservateurs de musées
et à tous les amoureux de cet art africain «compte
parmi les grands, accessible par le biais des musées,
mais aussi des mythes toujours vivants et des rites auxquels
je reste encore attaché».
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
Willy de PAUL
Tél: (226) 76 62 43 72
Né en 1975 à Ouagadougou, Willy de Paul
fait ses débuts dans la confection de cartes postales
et de dessins sur tee-shirts. Ses rencontres avec les
artistes Margherita del Balzo, Dominique Bassolet et Songda
Ouedraogo ont été un déclic lui ouvrant
la voie vers la peinture. Il a déjà eu l’occasion
d’exposer plusieurs fois à Ouagadougou et
une fois en France (Lyon).
Ses œuvres sont toujours très graphiques,
basées sur la ligne et le trait de contourdélimiter
les formes et construire ses tableaux. Ses motifs s’imbriquent
les uns dans les autres de façon très serrée,
ne faisant aucune concession au vide.
Au commencement, dessins en rottring noir sur fond blanc,
aujourd’hui plutôt toiles peintes avec des
couleurs ocres de terre. Chaque œuvre de l’artiste
est pensée, mesurée, construite avec précision
et finesse, indiquant une certaine recherche de perfection.
Ses dernières toiles montrent qu’il a enregistré
l’expérience européenne cubiste qui
le fascine pour la précision de ses formes. Il
cherche toujours à se former en étudiant
les œuvres des grands maîtres, démarche
louable dans un pays où il n’existe pas d’école
d’arts plastiques et où art et artisanat
restent encore étroitement liés…
Namsiguigna SAMANDOULOUGOU dit " SAMA"
04 BP 8648 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 33 23 19 / 70 24 55 62
Né en 1967 à Ouagadougou. Il suit très
tôt une formation d'artiste « batikier »
au Centre National d'Artisanat d'Art. En 1993 et 1995,
alors artiste au sein de la fondation Olorun, il participe
aux deux éditions de « Ouag'Art » organisées
par le Centre Culturel Français « Georges-Méliès
». Depuis 1992, il expose régulièrement
tant au Burkina qu'à l'étranger : Cote d'Ivoire,
Sénégal, Togo, France, Allemagne, Etats
Unis '
Aujourd'hui, il dispose de son propre atelier à
Ouagadougou et partage sa carrière entre le Burkina
Faso et la France où ses oeuvres sont régulièrement
exposées.
Stéphane Eliard décrit son travail ainsi
: «est un peintre de la matière, il la place
à la base de son travail. Il utilise peu les pinceaux,
préférant directement travailler avec les
mains. Il revendique cette approche très tactile
de la peinture, un peu à la manière d’un
sculpteur.[…] «matière est ce qu’on
sent, ce qu’on transforme et un artiste qui n’est
pas en prise directe avec la matière ne peut rien
exprimer de bon» dit-il.[…] Il se considère
comme un chercheur, toujours en quête de nouvelles
solutions techniques, chromatiques ou formelles. Son univers
pictural est enrichi de multiples incrustations d’éléments
tels que la corde, des pièces de tissus ; en fait,
de tout ce qui lui tombe sous la main et inspire son œil.
[…] On devine qu’il a fallu à l’artiste
en passer par les voies de la rugosité et même
peut-être de la brutalité pour arriver à
ce résultat.» Stéphane Eliard in «L’art
contemporain au Burkina Faso » - Paris : L’Harmattan,
2002. — 176 p. («arts d’ailleurs»).
André SANOU
BP 2707
Bobo Dioulasso
Tél. : (226) 70 25 25 58
Né en 1962 à Bobo Dioulasso. Artiste autodidacte,
il se forme lors de séjours en Cote d'Ivoire et
en France en 1981 et 1985. Il s'installe en France en
1990 pour revenir quelques années plus tard à
Bobo Dioulasso ou il vit et travaille actuellement. Lauréat
à plusieurs reprises du Grand Prix National des
Arts et des Lettres du Burkina Faso, il a participé
à plusieurs expositions nationales et internationales.
 |
Christophe
SAWADOGO |
Christophe
SAWADOGO
Administration:.Odas Africa
05 BP 6207 - Ouagadougou 05
Tél.: (226) 50 31 27 00 / 50 30 84 41
sawadogo_christ@yahoo.fr
odas.africa@fasonet.bf
Après des études supérieures en Art
et Communication à l'université de Ouagadougou,
Christophe, né en 1972 à Tikaré (Burkina
Faso), entame une carrière de critique d'art pendant
quelques années. Toutefois, il met un terme à
la théorie pour se consacrer définitivement
à la pratique de la peinture. Il expose au Burkina
Faso et dans de nombreux pays africains et européens
comme à Paris au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles
à l'occasion du Sommet de la Francophonie de novembre
2004, puis en mars 2005 au Centre Culturel de Genappe
en Belgique et en octobre 2005 à la galerie Yennenga
à Paris (exposition personnelle).
Le travail de Christophe se base essentiellement sur la
calligraphie. Fasciné par l’écriture,
il rédige de ravissants poèmes qu’il
introduit dans ses œuvres mais qui restent indéchiffrables
pour le spectateur. Les petits personnages qui peuplent
ses toiles sont également construits comme des
lettres. Cet artiste grand et corpulent contraste fort
avec la fragilité de tous ses petits ustensiles:
calames minuscules, pinceaux extra-fins et quantité
de petits pots contenant des encres de toutes les couleurs…
Précis dessinateur mais aussi savant coloriste,
il maîtrise ses encres avec la préciosité
d’un orfèvre. Ses dessins sont toujours le
fruit d’un travail méticuleux en plusieurs
étapes. D’abord les fonds, chaque papier
est trempé dans un bac d’encres colorées
(jaunes soleil, bleus doux et profonds, mandarines sucrés).
Après avoir séché, le ballet de l’écriture-dessin
entre en scène. Elevé par des femmes, admiratif
de leur courage, de leur force et de leur endurance, Christophe
leur rend hommage dans ses œuvres en les dessinant
semblables à de coquettes princesses diaphanes,
de petites fées vêtues de pagnes chatoyants,
ornées de fines boucles d’oreilles ou coiffées
de petits chapeaux. Un univers de poésie et de
finesse qui passe par la rigueur puisque, très
exigeant, Christophe consacre un temps incroyable à
reprendre ses oeuvres, les corriger et à remplir
sa corbeille à papier de celles qui ne lui conviennent
pas parfaitement.
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
Jean-Didier YANOGO
08 BP 11392 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 01 78 / 76 67 54 81
yanogo_jeandr@yahoo.com
Né en 1967 à Ouagadougou., il se découvre
une vocation artistique auprès de Blaise Patrix,
artiste français installé au Burkina Faso
qui l'initie aux techniques classiques de peinture. En
1993, à l'issue du stage d'initiation artistique
de « Ouag'Art », il expose pour la première
fois au Centre Culturel Français « Georges-Méliès
». Depuis lors il expose régulièrement,
tant au Burkina qu'à l'étranger : Kansas
City (USA), Niger, France, Sénégal.
Selon Stéphane Eliard dans L’art contemporain
au Burkina Faso, il «îtrise parfaitement l'art
subtil de la tâche avec ses jeux de texture et de
luminosité. L'œil voyage à travers
ses œuvres dans cette matière en plongeant
dans les parties diluées, en s'accrochant aux zones
plus rugueuses. Il s'arrête sur des petits événements
constitués par des projections de pigments lumineux
sur des fonds sombres.» Il a longtemps appliqué
cette technique de strates transparentes tant à
l'abstraction qu'à la figuration. Dernièrement,
il a introduit dans son espace pictural des matériaux
utilitaires comme des oreillers et des plateaux traditionnels.
Ces éléments traduisent le regard que l'artiste,
empreint de spiritualité, pose sur les dualités,
sources de conflit comme d'enrichissement. Demeure alors
l'espoir que malgré le chaos, il est possible de
trouver une harmonie du tout – ce que tente Jean-Didier
Yanogo par le biais de la peinture.
Vivien TAPSOBA
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Entre le rap et ses pinceaux, Vivien, né en 1982
à Ouagadougou, a su trouver un équilibre
que l’on ressent tout de suite dans la justesse
et l’humilité de ses propos quand on l’interroge
sur son travail. Conscient du long chemin qu’il
doit faire avant d’atteindre une certaine maturité,
Vivien nous trace les contours d’un univers ou l’inquiétude
vient embrasser une réelle énergie. Des
jets noirs et des courbes lancés avec maîtrise
au travers du tableau peuvent nous rappeler le travail
de Georges Matthieu à ses débuts. Volontairement
déstructurées dans leurs compositions, les
toiles de Vivien accrochent indéniablement le regard,
les interrogations que l’on descelle sous l’apparente
affirmation de soi étant évocatrices de
toute la fragilité d’un monde que cette génération
va devoir affronter et envisager.
 |
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Saïdou
TASSEMBEDO |
Saïdou
TASSEMBEDO
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
D'une
carrière rythmée à ses débuts
par la danse traditionnelle et le batik, Saïdou,
né en 1973 à Ouagadougou, s'est depuis quelques
temps immergé dans la peinture. Il a certainement
puisé au cours de ses pérégrinations
la sève qui anime aujourd'hui son travail. Amoureux
de la vie, ses toiles foisonnent de foules déterminées
et joyeuses dans un univers de villes surréalistes.
Sa volonté d'évoquer la modernité
parfois ignorée de son continent est délibérée.
Saïdou est un artiste engagé et certaines
toiles représentant un procès ou des scènes
de festins nous transmettent un message subliminal sur
la réalité d'un monde d'où les plus
petits sont toujours évincés. Cette touche
d'universalité dans la thématique de ses
toiles lui a permis d'être invité à
exposer par des galeries sensibles à la pertinence
d'une démarche délibérément
tendue vers des lendemains meilleurs.
Mahamoudou ZINKONE dit " Babs "
01 BP 3795 - Ouagadougou
tél.: (226) 50 31 60 97 / 76 60 09 70
Né à Accra en 1967, il réside à
Ouagadougou depuis 1989. Il est encouragé par son
père, lui-même peintre amateur. A son arrivée
au Burkina Faso, il s'installe comme peintre d'enseigne,
domaine dans lequel il se fait vite un nom. Il devient
un peintre populaire en produisant des petits formats,
de style naïf, décrivant la vie ouagalaise,
diurne et nocturne. Mais ces descriptions précises
et parfois caricaturales de la vie urbaine laissent apparaîte
une réalité plus difficile. Il a exposé
au SIAO 94, au Fespaco 94,96,98, au CCF "georges-Méliès"
et en France à Brest et à Ambert.
Lorsque l’on pénètre dans l’atelier
de Bab’s, on est frappé par le professionnalisme
dont font preuve ses élèves. Ils s’appliquent
tous à respecter les règles de la perspective
et les techniques de scotchage pour que la peinture ne
déborde pas. La touche finale est le cerclage en
noir de tous les éléments du tableau, personnalisant
définitivement l'œuvre de la main du maître.
Et pour savoir si l’on a affaire à un vrai
Bab’s, cherchez le vautour et les ossements, c’est
la signature de l’artiste ! Sur sa vespa zébrée
rouge et blanche, armé de son appareil photo, de
son carnet de croquis et de sa mémoire, Bab’s
arpente les rues de la capitale ouagalaise pour saisir
des instants de vie, des personnages ou des lieux que
ses clients lui ont si bien décrits! Mais, bien
qu’elles racontent avec un humour certain et en
couleurs vives la vie diurne et nocturne de Ouagadougou,
les toiles de Bab’s n’excluent pas la violence
et la misère quotidiennes…
voir exposition virtuelle à la rubrique:
Magazine
Achille ZOUNGRANA
Tél.: (226) 76 47 06 09
Né
en 1984 à Ouagadougou, il s’initie à
la peinture auprès de l’artiste Sama et a
eu l’occasion de participer à plusieurs formations
dans la capitale. Il a exposé à plusieurs
reprises au Burkina Faso et ses œuvres ont toutes
remporté un très vif succès.
Jeune artiste, il est encore difficile pour lui de s’exprimer
sur son travail et sa démarche. Pourtant, sa signature
est déjà évidente : des toiles extrêmement
puissantes de simplicité et d’équilibre
dans les couleurs où le blanc (symbolisant l’innocence
et la pureté de la jeunesse) est omniprésent.
Achille n’a pas peur du vide, de l’espace.
Équilibre, harmonie, poésie résultent
de ces œuvres étonnamment épurées
pour des premières créations de vie…
On serait tenté d’assimiler cette surprenante
dimension esthétique, quasi minimaliste, au caractère
discret, posé et timide de ce jeune artiste au
talent prometteur.
Saïdou Beybson ZOUNGRANA dit "Beybson"
Burkinabé né en 1966 à Accra
(Ghana), décédé à Ouagadougou
en 2004. Il commence par la peinture sur toile avant de
s'initier à la technique sénégalaise
du fixé sous verre qu'il utilise pour peindre des
scène de la rue dans un style naïf, mais très
illustratif. Lauréat de nombreux prix nationaux,
il fut aussi caricaturiste au « Journal du soir
». Il participe à des expositions collectives
au CCF de Ouagadougou, à la Fondation "Olorun",
à l'Hôtel de Ville puis à Dakar (Dak'Art)
et à Bruxelles. Individuellement, il expose en
1998 à Genève et en 199 à la Fondation
Olorun.
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Beloua Vincent BAÏLOU
04 BP 8510 Ouagadougou
tél: (226) 76 57 07 50
bailouvincent@hotmail.com
Artiste autodidacte né en 1978, Vincent Baïlou
a fait son apprentissage au Centre National d'Artisanat
d'Arts auprès du sculpteur KY Siriki Il intègre
peu après l'atelier de Claude Marie KABRE. Sa rencontre
avec le sculpteur français TANGUY qui le fait venir
à Lyon sera décisive dans sa carrière
artistique C'est devant les magasins de meubles de cette
ville que naît sa vocation de designer ou plutôt
de « sculpteur de meubles ». Ses créations
: fauteuils, canapés, lampes' sont d'une modernité
sans détour bien qu'inspirées de thèmes
traditionnels. Vincent Baïlou a exposé au
CNAA, au CCF Georges Méliès à l'occasion
de plusieurs éditions de « Ouag'Art »,.
Après une première exposition en 1994 à
Lyon, il participe deux années consécutives
à la Biennale internationale du Design de Saint-Étienne.
De 2001-2002, il a bénéficié d'une
bourse d'étude à l'école des Beaux-arts
de Saint-Etienne (France) et puis en 2002-2003 à
l'Ecole Boulle à Paris. Après avoir conçu
le matériel d'exposition: éclairage, mobilier..
il expose en 2004 à la galerie "Nuance"
à Ouagadougou.
D’œuvres en bois s’inspirant profondément
du mobilier traditionnel burkinabè (bancs, chaises
basses), il passe à des créations beaucoup
plus universelles que l’on a pu découvrir
à l’occasion d’une exposition dans
la galerie Nuances en juin 2004. Son bar, composé
de bidons, de verre et d’une armature en métal
ainsi que ses luminaires témoignent d’une
nette évolution dans son travail qui nous montre
qu’il a parfaitement su tirer profit des enseignements
reçus en occident, tout en conservant son intégrité
artistique. En effet, son essence africaine est toujours
bien là et c’est même le ferment, le
liant, de toutes ses créations. Ses dernières
œuvres le prouvent, réalisées pour
une exposition internationale de designers africains organisée
par l’Agence Française d’Action Artistique.
Il a créé deux pièces impliquant
des artisans burkinabè dans leur processus de fabrication,
dont une table basse constituée d’une armature
métallique et de poteries de Tchériba peintes
en orange et vert fluo, mariant ainsi habilement modernité
et tradition.
Vincent vit aujourd’hui à St Etienne et revient
régulièrement au Burkina Faso. C’est
un artiste passionné, fier et admiratif de l’ingéniosité
dans la simplicité et l’épuration
dont ont toujours fait preuve les artisans africains.
Et c’est aussi en cela qu’il s’inscrit
pleinement dans cette tradition…
Goudou BAMBARA
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Contact auprès des artistes : Suzanne Ouédraogo
ou Sama
Né en 1966 à Ouagadougou. Apprenti dans
l'atelier familial, il perfectionne sa technique au Centre
National d'Artisanat d'Art. Il participe aux éditions
93 et 94 de « Ouag'Art » avant d'exposer aux
Etats-Unis et en Europe : France, Italie. Depuis 1989,
il est invité à de nombreux symposiums au
Burkina, en Cote d'Ivoire, en France et au Canada. Souvent
récompensé au niveau national, il est sacré
«Artiste du peuple». Il remporte en 1992 le
prix des Artistes et celui de la Presse au Festival International
de Sculpture sur Neige, à Valloire en France.
Grâce à une réelle technique et un
sens avisé de la matière, Goudou Bambara
s’est rapidement affirmé avec un style de
sculpture où l’élégance et
le polissage gracieux des matières viennent rivaliser
avec un art parfois plus brut où les écorces
se mélangentà de beaux morceaux de latérite,
de la tôle et des fers de récupération.
Oscillant sans cesse entre classicisme et modernité
des formes. Goudou révèle toutes les interrogations
d’un continent encore à la recherche de cette
indispensable synthèse artistique qui pourra alors
venir à nouveau bousculer les critères et
les références d’un monde qui s’endort.
Jean Luc BAMBARA
Né en août 1963 à Garango, il
fait son apprentissage se 1978 à 1982 en sculpture
sue bois et pierre au CNAA.
Il expose en 1986 à l'Hôtel Indépendance
de Ouagadougou, puis en 1987 à Laval en France,
en 1989 au Centre Culturel Français, en 1990 à
Ladenburg en Allemagne.
Roger BAMOGO
s/c Musée de Kaya
BP 199 Kaya
Tél: (226) 50 45 35 49
Né en 1965 à Kaya (Sanmatenga) dans une
famille de "bronziers" traditionnels, il apprend
la technique au sein de l'atelier familial.Deux fois lauréat,
en 1998 et 2002 du Grand Prix des arts plastiques à
lla Semaine Nationale de la Culture. Prix spécial
de l'Ambassade de France en 2002.
Boukaré BONKOUNGOU
Tél.
: (226) 76 62 57 53
Né
en avril 1978 à Koubri, Boukaré s'initie
à la sculpture dans l'atelier familial avant de
se perfectionner au CNAA de Ouagadougou en 1999. Il a
déjà exposé au Burkina Faso et en
France et a reçu le Prix du SIAO en 2002 et le
premier Prix de l'expo 2001 à Ouagadougou. En se
basant sur ses acquis (une maîtrise étonnante
de la technique de la fonte à la cire perdue pour
le bronze), il innove dans son travail en mélangeant
bronze, bois et fer. Il parcourt la brousse à la
recherche du morceau de bois qui aura la forme idéale.
Cet environnement naturel lui sert de source d'inspiration
pour donner à ces bois inertes une nouvelle vie.
Ces formes, complétées par du bronze et
parfois du fer deviendront d'étonnantes sculptures
figuratives: puissants animaux très expressifs
(autruches, éperviers.) et hommes (couple de paysans.)
toujours sur le thème de la nature ou de la vie
en brousse
Haïdara Abderahman CHERIF, dit « Drahman CHERIF
»
drah_man_art@yahoo.com
Né en 1969 à Kankan, en Guinée, de
nationalité malienne, il a habité pendant
longtemps à Ouagadougou. Il s’initie aux
créations textiles avant de se tourner vers le
meuble et le design. Il apprend alors la technique de
la soudure et fréquente les designers Dakar où
il séjournait. Dans le cadre de’art, il bénéficie
d’une formation auprès de François
Kiéné à Gaoua (Burkina Faso) et s’installe
définitivement au Burkina Faso. Sans revendiquer
le statut d’artiste, Drahman s’est construit
une carrière de designer international, en particulier
en France, où l’on peut admirer ses œuvres
au siège d’«création»
(Paris 12ème), au «écano Bar»
(Paris 11ème), et au show room de la stylisteBet
(Pantin). Il a exposé au Burkina Faso, en Italie,
en France (biennale de St Etienne, Paris, notamment à
la galerie Guy Moch en juin 2004), au Sénégal.
Drahman est installé à Paris depuis plusieurs
années, car il y trouve mieux sa place qu’ailleurs
en tant que designer. Toutefois, ce n’est pas pour
autant que son style s’en ressent car il continue
à exploiter la matière issue du Burkina
Faso pour ses créations: meubles en tôles
récupérées, tapis composés
de pneus cousus selon les techniques villageoises... On
peut donc considérer son oeuvre au carrefour de
ces deux cultures: «le design occidental comme source
d’inspiration» (Drahman étant fasciné
par l’histoire du design occidental, notamment les
années trente et le Bauhaus) «une esthétique
et un enracinement africain». (Stéphane Eliard
: L'art contemporain au Burkina Faso)
Guy COMPAORE
01 BP 3775 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 36 11 12 / 70 24 63 12
Né en 1953 à Ouagadougou. Après dix
ans d'apprentissage au Centre National d'Artisanat d'Art,
il part en 1975 à Rome, à l'Académie
des Beaux-Arts où il obtient la médaille
de l'Académie Universelle Gugliermo Marconi en
1979. De retour à Ouagadougou, il ouvre un atelier
et expose régulièrement ses oeuvres. On
lui doit de nombreuses réalisations monumentales
de la capitale.
On pourrait le décrire comme un artiste en
recherche permanente. Ainsi, on discerne plusieurs directions
dans son œuvre : monumentalité de ses commandes
publiques en pierre, petits formats sur des morceaux de
vieux granit, peintures… En excellent sculpteur,
il varie les styles : on note la sobriété
et la grande pudeur de «mère à l’enfant»
immobile dans l’enceinte de l’espace culturel
Zaka ; et à l’opposé, le mouvement
et la grande sensualité se dégageant de
«femme» à demi nue jaillissant d’un
bloc de granit sur le site du symposium de Laongo.
Parallèlement, il s’illustre dans de grandes
fresques et autres travaux picturaux. Convaincu que la
peinture est le prolongement logique et souvent indispensable
de la sculpture, il lui arrive de tenter l’expérience
de ces métissagespeignant sur ses statues ou sur
des fibres de coco (plus sculpturales qu’une simple
toile).
Ses derniers travaux sont des petits formats, plus propices
à des terrains expérimentaux. Ils démontrent
sa capacité à absorber de nouvelles images
(petites rondes bosses abstraites) mais aussi à
puiser dans un répertoire africain auquel il n’a
jamais cessé de rendre hommage : pureté
des lignes de ses pierres à peines retravaillées
devenues, en y incrustant une défense, éléphant
dodu, ou en gravant quelques lignes de contours, couple
mystérieux...
Bertrand COULIDIATI
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
En intégrant la Fondation Olorun en 1996, Bertrand,
né en 1978 à Ouagadougou, avait choisi la
sculpture sur bois comme domaine de prédilection.
Il y excella. Chemin faisant, après quelques ateliers
avec des étudiants de l’école Boulle,
l’envie de se lancer lui aussi dans le design fût
plus forte. Une première exposition réussie
l’encouragea à persévérer dans
ce domaine.
Désormais réussissant de superbes incrustations
de bronze dans de nombreux bois chauds et nobles, Bertrand
propose une ligne de meubles élégante et
raffinée qui, par la simple noblesse des matériaux,
touche à une forme d’universalité.
Personnage sérieux, inquiet, Bertrand s’autorise
dans son travail une réelle créativité
dans les formes de ses lampes et de ses tables basses
que de nombreuses galeries de design commandent désormais.
Avec un grand sens des finitions, le travail de Bertrand
contribue à faire sortir l’Afrique du ghetto
«» où l’on a trop souvent tendance
à l’enfermer.
Sougrinonma DABILGOU
S/C
Fondation OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Le dévoreur de racines, c’est ainsi que
l’on pourrait le surnommer, est né en 1975
à Ouagadougou. Dès qu’il a commencé
à travailler à la Fondation Olorun en 1994,
Sougri fût très vite tenté de donner
forme aux troncs et diverses souches que son regard croisait
en gagnant l’atelier. Un Prix de design à
New York avec un meuble «» taillé dans
du palissandre l’a propulsé au rang des jeunes
designers africains. Lampes, chaises, tables basses, l’arbre
est définitivement son royaume. Travail à
la fois brut et baroque grâce à un bel alliage
avec le fer, Sougri alterne avec bonheur lignes épurées
et formes plus complexes n’omettant jamais ce confort
si indispensable à toute création. Comme
Hassane, son compère de toujours, Sougri expose
et exporte son mobilier en Europe.
Hassane DAO
S/C
Fondation OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
Comme pour de nombreux artistes ici, le parcours artistique
d’Hassane, né en 1977 à Dori dans
le nord du Burkina Faso, a commencé par nombre
de petits métiers fort éloignés de
la réalité qu’il allait embrasser
à l’âge de 18 ans. Originaire du nord
du Burkina, son attention s’est naturellement portée
vers la calebasse. Délaissant les habituelles scènes
de villages que l’on y pyrograve souvent, Hassane
y a jeté toute sa créativité, son
sens des couleurs pour venir anoblir un fruit que les
amoureux de l’art avaient tendance à mépriser.
D’expositions en ateliers, il est parvenu à
faire reconnaître par tous une nouvelle approche
fort contemporaine d’un art au départ très
artisanal.
Depuis, le goût du design est venu envahir Hassane
pour ne plus jamais le lâcher. Récompensé
par de nombreux Prix, son travail, qui allie fer et tressage
multicolore, tôle et verre, dans des lignes très
épurées, connaît un véritable
engouement dans de nombreux pays européens. Éprouvant
un réel plaisir à partager et à transmettre
son savoir, l’équipe solide qu’il a
construit à ses côtés lui permet de
répondre avec professionnalisme à toutes
les sollicitations dont il peut faire désormais
l’objet. Ayant voyagé à de nombreuses
reprises en Europe, il a compris que l’on pouvait
se développer sur son continent sans avoir nécessairement
besoin de rêver à des ailleurs meilleurs.
Il est le digne témoin d’une nouvelle génération
d’artistes qui réalise avec intelligence
ce brassage si difficile entre culture endogène
et exogène.
Alassane DRABO
01 BP 6876 Ouagadougou
Tél/Fax : (226) 50 31 72 71 / 70 24 63 12
draboalassane@hotmail.com
Né en juillet 1968 à Koudougou au Burkina
Faso, il reçoit une formation artistique initiale
au sein de l’Atelier polyvalent d’Arts Plastiques
de Ouagadougou avec son doyen et parent Guy Compaoré,
puis il participe aux stages de sculpture et de design
des éditions de Ouag’art. Il a réalisé
plusieurs commandes publiques pour la ville de Ouagadougou,
en particulier «serveuse» devant la gare ferroviaire.
Il a participé à la Biennale de Dakar en
1996, expose régulièrement à Ouagadougou,
mais aussi en Côte d’Ivoire, au Bénin,
au Sénégal ainsi qu’en Europe: Pays-Bas,
France. Il fait partie des artistes sélectionnés
pour exposer au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles à
Paris en novembre 2004 pour le Sommet de la Francophonie.
Alassane Drabo n’a pas de matériaux de prédilection.
C’est simplement l’aspect 3 D de la sculpture
qui l’intéresse puisqu’il lui permet
un meilleur rendu des idées qu’il veut exprimer.
Aux côtés de Saliou Traoré, Alassane
est un artiste politique. Il privilégie encore
aujourd’hui les représentations figuratives,
tout en frisant parfois l’abstraction, notamment
dans sa série de sculptures autour du thème
des mines antipersonnel. Sa dernière exposition,
réalisée au CCF de Ouagadougou, présentait
des sculptures monumentales constituées de petits
morceaux de bois assemblés avec des fils de fer.
Intitulée «sous perfusion», elle donnait
à voir des malades perfusés, des accouchements
douloureux avec des médicaments contenus dans le
ventre des femmes, comme autant de scènes dénonçant
le rapport économique avilissant établi
entre les pays du nord et le continent africain, notamment
dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Artiste
politique, artiste polémique, Alassane n’a
pas craint de mettre son talent de plasticien au service
de ses idées, même si ses ensembles ne lui
permettent pas de gagner sa vie. Il s’est battu
pour que cette exposition, déplacée ensuite
dans le parc d’une mairie de Ouagadougou, soit présentée
aux élèves. En effet, il tente de mener
un combat pour l’éducation artistique à
l’école en travaillant sur un projet de camion-galerie.
Parallèlement, Alassane est aussi un designer de
talent.
Abdoulaye GANDEMA
tél.: (226) 50 34 00 38 / 70 23 26 47
Né
en 1965 à Koudougou, Abdoulaye Gandema abandonna
très tôt ses études secondaires au
profit du métier de son père Mamadou Gandema,
très connu sur le plan national et international
dans le milieu du bronze. Après un apprentissage
assidu dans l’atelier familial jusqu’en 1984,
il complète sa formation avec des stages, respectivement
au CNAA de Ouagadougou et à l’Ecole des Beaux-Arts
d’Aix-en-Provence.
Parfois très stylisées, ses sculptures symbolisent
les scènes de la vie traditionnelle et moderne
africaine. Abdoulaye est l’auteur de plusieurs monuments
dans la ville. L’étendue de sa dextérité
est surtout illustrée par son chef-d’œuvre
«mère et l’enfant» qui trône
à l’entrée de l’Hôpital
Pédiatrique Charles-de-Gaulle de Ouagadougou.
Abdoulaye KABORE
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 23 81 58
Abdoulaye Kaboré est né en 19672 à
Ouagadougou . Formé par Ali Nikiémé
à la scultpture monumentale, il expose à
la galerie " Escalier rouge" en 2001.
Il remporte le 2ème prix aux Nerwaya expo de Sabou.
Sculpteur, il s'est aussi initié au dessin et à
la peinture. Jusqu'alors porté sur la sculture
monumentale, il poursuit aujourd'hui la recherche technique
en utilisant la récupération d'objets en
matière plastique qu'il traite avant de les utiliser
dans les moulages destinés au coulage du bronze.
Moussa KABORE
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 23 81 58
Moussa Kaboré est né en 1962 à Tenlouka
au Burkina Faso. Après avoir appris en 1980 l'art
de la fonte auprès d'un fondeur traditionnel de
Ouagadougou, il encadre un atelier au CNAA en 1985. Il
s'orientera rapidement vers l'art moderne et exposera
à de nombreuses reprises en France, en Belgique,
aux Pays-Bas, ainsi qu'en Côte d'Ivoire et à
Madagascar. Il participe à la Biennale de Dakar
en 1996. Moussa a animé plusieurs stages en Europe,
et forme aussi au bronze des enfants de son quartier.
Préférant l'aventure à la stabilité,
Moussa Kaboré choisit la création contemporaine
qui lui permet de développer son tempérament
expressif et d'engager son énergie pour tisser
ce lien sacré qui peut unir tradition et modernité.
Ainsi, le bronze aux finitions diverses s'allie parfois
aux matériaux bruts - bois, corde, calebasse. Formellement,
vides et pleins rythment les représentations qui
puisent dans le monde des ancêtres et des éléments,
des vivants et du végétal. Dernièrement,
le cycle « de la terre fissures» nous raconte
l'eau ou plutôt l'absence d'eau, le vent, les forces
de la fertilité ou celles du chasseur.
KELY
Tél.: (226) 78 85 24 80
Ce
jeune artiste né en 1973 s’est fait une renommée
dans le domaine de la récupération de matériaux
pour en faire des objets de design : sièges, tables
basses, lampes, tabourets de bar... On lui doit le décor
et l’ameublement de nombreux bars et maquis de Ouagadougou,
notamment le Baratapas et le Harlem. Il inclut également
dans ses œuvres des objets d’art africain,
ce qui fait sa particularité par rapport aux autres
artistes ouagalais travaillant dans le même esprit.
Takité KAMBOU
BP 111 - Gaoua
Tél. : (226) 78 87 01 97
Né en 1968 à Gaoua. Après une longue
initiation coutumière, il participe à tous
les stages organisés par le Centre Culturel Français
à l'occasion des manifestations de « Ouag'Art
». En 1998, il est invité aux rencontres
« Sculptures pour tête » à Kpalimé
(Togo) et expose au Burkina Faso et dans les pays de la
sous-région.
Issiaka KIENOU
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
De
la menuiserie à la soudure, c’est un grand
pas qu’Issiaka Kienou, né en 1977 à
Ouagadougou a franchi sans peur il y a quelques années
sous l’impulsion de Jacques Versari, artiste français
ayant élu résidence à la Fondation
Olorun. Véritable puzzle de morceaux de tôle
entrelacés, soudés les uns aux autres au
gré du moment, les sculptures d’Issiaka prennent
forme avec le temps. Jamais certain de la finalité
des choses, son travail prend parfois des tournures inattendues,
l’artiste se découvrant lui-même au
fur et à mesure que s’additionnent ces lamelles
métalliques : sculptures imposantes, bustes et
visages aux expressions parfois déchirantes. Encouragé
par quelques galeries qui le représentent en France,
Issiaka traduit aujourd’hui tout un univers de personnages
urbains aux visages d’animaux ou d’objets
utilitaires dénonçant souvent la violence
d’un monde dans lequel il ne se retrouve pas et
dont il voudrait voir comme nous tous la violence et le
non-amour bannis à jamais.
Sahab KOANDA
Tél.: (226) 50 30 09 25
Artiste
burkinabè à l’écoute de la
rue, Koanda Sahab est un plasticien hors du commun. C’est
dans les décharges de Ouagadougou qu’il a
choisi d’aller puiser les matières premières
de ses sculptures. Celles-ci, représentant musiciens,
animaux ou chasseurs, sont constituées d’autant
d’éléments ayant perdu leur valeur
au yeux de tous. Un réservoir d’essence en
guise de buste, un ressort pour le cou, ses créations
peuvent se vanter d’être à la fois
originales et d’utilité publique. Cet autodidacte
d’un nouveau genre exprime ses préoccupations
sur le devenir du monde, sur l’Afrique, la terre
et la vie.
Hamado
KOURAOGO
S/C
CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 25 94 49
Fax : (226) 50 31 39 78
Né
en 1964 à Bingo au Burkina Faso, c'est Ali Nikiéma
qui l'initie à la sculpture au CNAA de Ouagadougou.
Avec ce dernier, il participe à la réalisation
de plusieurs monuments à Ouagadougou et à
Ziniaré. Il a exposé plusieurs fois au Burkina
Faso et en France, et a aussi reçu le 2ème
Prix du SIAO en 1998.
Devenu maître tout en se considérant toujours
comme un apprenti, Hamado Kouraogo est en effet atypique
au sein de la communauté des bronziers du CNAA
où il travaille. Loin de se conformer aux poncifs
des représentations «» actuelles de
l'artisanat de son pays, c'est un créateur qui
a trouvé un style propre et qui évolue au
gré de ses découvertes techniques et de
son inspiration.
Utilisant les matériaux de récupération,
il donne vie à des pièces détachées
de moto en les transformant en oiseaux, caïmans…
Artiste bronzier, il excelle autant techniquement (virtuose
de la fonte à la cire perdue) que plastiquement,
dans les représentations d’animaux, de personnages
(bergers) ou dans du mobilier décoratif (lampes,
chaises, tables, vases…). Doté d’un
grand sens de l’observation, Hamado réalise
de superbes moulages de feuilles en bronze: nervures encore
remplies et gonflées de sève, bords dentelés
subtilement déchiquetés… Il rajoute
parfois sur le bronze brut vert de petites touches de
doré, ce qui donne magie et poésie à
son travail.
Siriki KY
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 25 94 49
Fax : (226) 50 31 39 78
Né en 1953 à Abidjan, Siriki est le premier
artiste burkinabè à avoir fait rayonner
le nom de son pays bien au-delà des mers qui bordent
son continent. Dépensant toute son énergie
au service de son pays, il a initié le symposium
international de sculpture de Laongo comme conçu
de nombreuses sculptures qui ornent désormais la
ville de Ouagadougou. Siriki a exposé dans des
galeries en Europe et participé à des symposiums
de sculpture au Canada, en France, en Asie et en Afrique.
Ayant parfait sa technique à Pietrasanta, mecque
italienne des sculpteurs, il a su provoquer une petite
révolution dans un monde parfois un peu trop artisanal
où se pérennisait la technique ancestrale
de la fonte à la cire perdue. Après avoir
mélangé de manière baroque bronze
et bois pendant quelques années, Siriki s’est
rapproché d’un art plus primitif, brut, en
sculptant des personnages tubulaires dont l’émotion
n’est pas absente. Entre tendresse et humour, ses
figures accolées les unes aux autres nous parlent
d’une culture, d’une tradition sur lesquelles
l’auteur porte un regard généreux
et reconnaissant. Homme de conviction, il a réussi
à faire sortir la culture contemporaine d’Afrique
hors du ghetto où l’œil étranger
avait tendance à le figer...
Gervais NIGNAN
Tél.
: (226) 76 65 65 97
Ce jeune designer s’est déjà fait
un nom grâce à la galerie Nuance qui le représente.
Il y expose lampes, tables basses, petites chaises qu’il
réalise toujours à base de métal
et de bois. Derrière l’aspect produit fini,
poli et lissé de ses pièces, se cache un
matériau brut et encore vivant.Utilitaires et décoratives,
les formes sobres et épurées de ses œuvres
remportent un vif succès.
Romain NIKIEMA
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35
Fax : (226) 50 31 39 78
Romain est un jeune artiste né en 1973 qui puise
son inspiration dans le patrimoine culturel burkinabè.
Il a été plusieurs fois lauréat de
concours nationaux. Il travaille aussi bien le bois que
le granit ou même la corne.
Rassamisson Ali NIKIEMA
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 21 22 21
Fax : (226)50 31 39 78
Né le 21 février 1957, Ali Nikiéma,
fondeur sculpteur,a été formé au
sein de l'atelier familial de Sibiri Madi Dermé,
à Dapoya - Ouagadougou. Il parfait sa formation
au Centre National d'Artisanat d'Art ou il enseigne encore
aujourd'hui. En 1983 il participe à un stage de
formation aux ateliers Massimo de Piétransanta
en Italie.
Ali Nikiéma expose souvent autant en Afrique qu'en
Europe ou au Québec: Lulluo en Suède, symposium
de Serravezza en Italie, Skoulurd au Danemark, Montpellier
et Ballaruc en France.
A Ouagadougou, on lui doit la "Bataille du rail",
les bas-reliefs du grand marché, le "monument
des sportifs africains", le "Réveil"
(Ouaga 2000) et à Ouahigouya, le "Monument
de la jeunesse".
Boukary OUEDRAOGO
S/C- Fondation
OLORUN
01
BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
olorun-burkina@cenatrin.bf
Né
en 1982 à Ouagadougou, l’itinéraire
ensoleillé d’un jeune artiste sourd-muet
a enfin trouvé sa place dans une société
difficile. Après une courte formation à
la Fondation Olorun, Boukary se lance dans l’art
du papier mâché. Personnages de la vie quotidienne,
toutes ses figures avancent vers nous, sourires aux lèvres,
bouches ouvertes, indispensables intermédiaires
d’un jeune talent au sourire aussi doux qui traduit
tout le bonheur auquel il aspire pour lui même et
pour nous tous. Scènes de cabaret, couples enlacés,
vendeurs de vêtements, ses figurines aux formes
parfois exagérées traduisent la détermination
à ne jamais abdiquer devant l’adversité.
Là où d’autres évoqueraient
misère et désespoir, Boukary choisit d’évoquer
cette Afrique qui vibre, aime et travaille.
Toundassida Michel SAM dit "Michet T. Sam"
02 BP 5411 - Ouagadougou 02
tél. : :(226) 50 30 60 97 / 76 58 54 99
Né en 1967, à Tanghin-Dassoury, Michel Toundassida
Sam est autodidacte. Il travaille depuis le début
des années 80 et se perfectionne dans le design
lors des éditions de Ouag’art entre 1993
et 1996. Il se lance ensuite dans des œuvres monumentales
en béton visibles notamment sur le site de Bazoulé,
dont il aménage l’environnement sculptural
depuis 2001. Il expose souvent à Ouagadougou et
en Europe, a participé à un symposium à
Bobo-Dioulasso (espace Yeleen) et forme des enfants aux
métiers d’art dans son association «éonéré»
(sise à Pissy à partir de 2005).
Les animaux et humains qui peuplent son univers créatif
ont des formes pleines conçues avec une franche
gaieté et beaucoup d’humour car ils prennent
souvent l’aspect d’un mobilier fantaisiste
géant bien fonctionnel (bancs, chaises…)
sur lesquels on désire grimper comme des enfants.
Ces objets de design sont aussi anthropomorphes. L’hommage
à tout être vivant est récurrent dans
son œuvre, qui fait la part belle aux femmes –
elles y dominent l’homme! – et aux sources
de vie, grâce notamment à des sculptures
«appeler la pluie» car elle a tendance à
se faire rare…
Grégoire SAWADOGO
Tél.: (226) 50 33 40 47 / 70 29 48 29
Issu
d’une famille d’artisans et d’ouvriers
et fils d’un menuisier/soudeur, c’est dans
l’atelier de son père que Grégoire,
né en 1968, apprivoise le travail du bois. Il se
découvre une véritable passion et devient
sculpteur à part entière dès 1982.
Il a déjà exposé plusieurs fois au
SIAO et au FESPACO.
Aujourd’hui, ses œuvres sont bien visibles
dans Ouagadougou. Spécialiste des arbres au coma
profond, il travaille essentiellement avec la ville. Le
maire a découvert son travail au bois de Bangr-Weogo
où il a déjà réalisé
plusieurs œuvres. Très enthousiaste, il lui
a alors confié des arbres à plusieurs endroits
de Ouagadougou. Son thème de prédilection
est la résurrection, ce qui signifie donner une
seconde chance aux arbres morts. Ainsi, on peut l’apercevoir
en ce mois d’octobre 2004 perché sur de grands
échafaudages, avec un casque de chantier jaune
flambant neuf et trois assistants, ressusciter les arbres
morts de la ville: devant la Présidence, près
de l’OST, devant le cinéma Burkina, derrière
le mess des sous officiers, sur le rond point de la bataille
du rail… Grégoire sculpte inlassablement
ses troncs d’arbres monumentaux, les ressuscitant
en porteuses de calebasses ou autres personnages symboliques
du quotidien burkinabè.
Abou SIDIBE
Tél.: (226) 78 80 77 34
Né
en 1977 à Abidjan où il suit des études
aux Beaux Arts de Bingerville, Abou est venu à
Ouagadougou y puiser d'autres sources d'inspiration. Accueilli
par la Fondation Olorun, il a très vite délaissé
un art trop académique pour plonger avec bonheur
dans un univers plus inventif, plus osé. Il vient
de faire plusieurs expositions à l'étranger,
dont une en Colombie où il a aussi donné
des cours de sculpture.
Même si ses sources d'inspirations demeurent très
ancrées dans sa culture, l'assemblage de matières
qu'il organise autour de ses bois témoigne d'une
réelle modernité. Clefs, chambres à
air, clous et autres boites de conserve viennent traduire
tous les contrastes d'une Afrique oscillant sans cesse
entre tradition et modernité. Personnage inquiet,
Abou attaque le bois avec une réelle énergie
démontrant par là toute sa détermination
à vouloir s'imposer dans un art que son continent
a su imposer à tous depuis bien longtemps. Lors
de ses dernières expositions Abou a osé
une version contemporaine des célèbres portes
dogons.
Abou TRAORE
01 BP 1058
Bobo Dioulasso
Tél. : (226) 20 98 22 61 / 20 98 14 95
Né en 1960 à Bobo Dioulasso au sein d'une
famille de sculpteurs, fondeurs qui lui apprennent les
bases de son métier. Dès 1984, il participe
à de nombreuses rencontres artistiques en France
et est invité par l'association « Ewoll »
pour une résidence à Lomé (Togo).
Depuis, il a exposé plusieurs fois en Suisse et
au Burkina Faso. Il a réalisé pour le musée
provincial du Houet à Bobo Dioulasso, une sculpture
monumentale : «Le joueur de tam-tam».
Saliou TRAORE
01 BP 5276 - Ouagadougou
tél.: (226) 76 61 25 18
salioutraore@hotmail.com
elefi@caramail.com
Saliou est né en 1965 à Bobo-Dioulasso.
Originaire d’une vieille famille de forgerons, son
père et son grand-frère sont des bronziers
hors pairs qui le forment dès son plus jeune âge.
Il bénéficie ensuite de stages de design
organisés par le CCF de Ouagadougou qui lui permettent
de s’écarter de cette tradition artisanale
du bronze au profit d’un travail plus contemporain.
C’est d’abord dans la récupération
qu’il trouve un moyen d’expression plus en
phase avec ses idées. Il réalise de petites
œuvres ludiques comme un orchestre de jazz à
partir d’un vélomoteur. Puis c’est
sa série de masques qui donne un tournant à
sa carrière puisqu’il prend toute sa dimension
d’artiste politique, c’est à dire qui
s’intéresse à la société
et au monde d’aujourd’hui. En effet, ses masques,
emblèmes du langage artistique africain, lui permettent
d’interroger ses traditions, ses religions, dans
un contexte où tout évolue : c’est
pourquoi il les réalise à partir d’éléments
recyclés issus de la vie quotidienne. Fasciné
par la mondialisation et les réseaux, clefs de
l’art contemporain actuel, il expose aux Pays-Bas,
à l’occasion d’un échange avec
le Burkina Faso, des installations aux couleurs traditionnelles
africaines (rouge, noir, blanc) composées de boîtiers
électriques tous reliés les uns aux autres,
allusion au métissage qu’est le monde actuel.
La série de sculptures qu’il réalise
avec Alassane Drabo sur le thème des mines antipersonnel
lui permet d’exposer à la Biennale de Dak’art
2002 «I’m not your game», (photo) une
paire de jambes de métal de 2 mètres de
haut réalisées à base de pédales
de mobylettes soudées. Saliou, artiste posé
et réfléchi, rêve de faire davantage
d’installations, média le plus propice pour
exprimer ses convictions, mais il est très difficile
au Burkina Faso d’en vivre. Heureusement, soutenu
par l’Ambassade des Pays-Bas, il a obtenu une bourse
de deux ans pour étudier à Maastricht. Il
y poursuit ses recherches actuellement.
Vincent de Paul ZOUNGRANA
04 BP 8613 - Ouagadougou
tél.:(226) 70 24 60 80
Né à Koudougou, Vincent de Paul a fait ses
premiers pas dans le domaine artistique au Petit séminaire.
Il suit des cours de sculpture et de peinture jusqu’en
1986 au Centre de formation des missionnaires de Koudougou.
Depuis cette date il travaille au CNAA et ouvre en 2000
son Atelier-Galerie à Ouagadougou. Il a fait de
nombreuses expositions, notamment en Suisse, en France,
au Mali et au Burkina Faso. Il a participé à
des symposiums à Laongo et à Saint-Pierre-de-Chartreuse
en France. Il répond en 2000 à une commande
de la Ville de Besançon pour une sculpture monumentale.
A cette occasion la ville de Besançon lui a décerné
sa médaille d'Honneur.
Vincent de Paul travaille sur des matériaux comme
le bois, la pierre (symposium de Laongo), le fer et le
bronze auxquels il associe des éléments
de récupération. Le bronze reste son matériau
de prédilection parce qu’il lui permet, avec
l’étape du moulage à la cire, de maîtriser
plus aisément les formes et d’y laisser l’empreinte
expressive de ses mains, signature de l’artiste.
Les formes humaines ou animales qu’il affectionne
présentent des accentuations des expressions du
visage et du mouvement, donnant corps à son message:
du thème du labeur physique, il s’est orienté
vers la représentation du travail intellectuel
qui doit contribuer à libérer l’homme.
Liberté d’expression et émancipation
caractérisent ses dernières œuvres,
jusqu’à sa série sur les drapés
des pagnes qu’ouvrent avec malice les femmes qui
les portent…
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Frédéric BACUEZ
Tél.: (226) 50 38 35 07 / 70 60 16 44
Né en 1963, Frédéric Bacuez
a passé son enfance au Maroc et en Haute Volta qui
allait devenir Burkina Faso. Les 40 ans de travaux photo
sur le même village du Guatemala par Hans Namuth sont
une révélation. C’est, pour Frédéric,
le déclic et un retour à Nobéré,
lieu de ses escapades d’adolescence, à 100
km au sud de Ouagadougou. Là, de 1989 à 1996,
le photographe franchit le rideau du décor exotique,
armé de son grand angulaire et du Noir et Blanc qu’il
applique à un Sahel monochrome (le vert de la mousson,
le jaune orangé de l’harmattan, le gris de
la chaleur sablée comme un voile: «quatre saisons»,
8 000 clichés). «Le 28 mm me contraint à
m’immerger: rien n’est alors plus exaltant que
de saisir, en étant au cœur de la scène,
souvent à genoux dans la poussière, presque
recroquevillé, l’intimité comme la transe
des êtres qui passent, tournent autour de moi sans
plus me détecter». C’est le tournis d’être
au milieu pour mieux se faire happer et oublier par la multitude
chaotique des rites («grande pêche coutumière
du Kwilnaaba»; «funérailles animistes
d’un chasseur de buffles») ou d’une manifestation
(«années Collectif, 1998-2002»), bientôt
contredit par l’irrépressible pulsion de s’éloigner,
s’abstraire de la massification du Temps et de l’Espace
pour retrouver l’illusoire atmosphère d’une
Afrique éternelle, figée dans son sursis («W.,
braconnier du Parc national Kaboré Tambi»;«famille
Tall, éleveurs à Balawéré»,«alanguis,
postures et plis de boubous»). Le temps, paradoxalement,
pour Frédéric, c’est bien ce qu’il
manque à la photographie, médium de la rapidité
et de la fugacité s’il en est; pourtant, «ne
photographie bien qu’avec du temps».
Aristide OUEDRAOGO
01 BP 4577 Ouagadougou
tél.: (226) 70 23 10 85 / 50 31 35 46
shaddaiartphoto@yahoo.fr
C’est souvent pendant les vacances que naissent les
vocations enfantines. Né en 1971 à Yako au
Burkina Faso, Aristide Ouedraogo passait les siennes à
Bobo-Dioulasso, auprès de cet oncle revenu de Côte
d’Ivoire qui y tenait le studio photo «d’œil».
C’est là que le jeune Aristide réalise
sa première prise de vue, à l’insu du
bon tonton, bien entendu. Pour dépasser le stade
d’apprenti de vacances, il intègre l’atelier
quatre années durant lesquelles il s’initie
aux joies du studio et du labo à l’aide de
batteries de véhicules puis, progrès oblige,
d’un groupe électrogène. En 1992, après
un détour par sa ville natale, il entre dans la capitale
et dans un grand quotidien privé de la place.
Les nombreux reportages et autres obligations nourricières
ne satisfont pourtant pas son attirance pour une photographie
plus personnelle, plus élaborée. «différence,
c’est quoi?», martèle-t-il. A l’occasion
du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan de
1995, un stage d’Afrique en créations sur la
photo de spectacle le révèle – c’est
le mot - à l’esthétique des arts de
la scène(«’aime ce qui est graphique»,
dit-il simplement). C’est, après plusieurs
récompenses et invitations, ici (Lauréat et
Grand Prix de la Photo 98 et 2000) et ailleurs (Bamako 1995
et 2000, Liège, Charleroi et Namur 1999, Ottawa Francophonie
2001), qu’il a le coup de foudre pour la célèbre
Compagnie de danse burkinabè Salia ni Seydou, qui
lui donne la possibilité de la photographier. «je
suis en photo de scène, je me sens participant»
au point d’en faire une exposition remarquée
à la Rotonde du CCF de Ouagadougou et d’échafauder
le joli projet de réaliser un travail sur «contemporaine
et danse traditionnelle» au Burkina Faso.
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Clara LAWSON
Tél.: (226) 50 31 28 99 / 70 20 36 12
clara.sarl@cenatrin.bf
www.claradesign.com
Née en 1955 au Togo, Claire A. Lawson-Ame prendra
le nom de Clara Lawson à l’occasion de la
création de la société «»,
un institut de beauté et de couture basé
à Ouagadougou.
Du taffetas au treillis, Clara réussit avec bonheur
la cohésion entre différentes cultures,
le mariage entre le traditionnel et le moderne. Elle présente
des tissus locaux comme le Faso dan fani –tissage
burkinabè 100% coton à la main – le
bazin et des tissus occidentaux. Elle a à son actif
plusieurs collections (Namibie Alizée, Vent du
Sahel, Sirène du Sahel, Reflet de Célina,
Nazemsé…).
Au Burkina Faso la société «»
habille l’Armée, les Hauts Commissaires des
provinces, les hôtesses de Air Burkina et les Étalons,
équipe nationale de football.
Sylvain TENKODOGO dit SYLVANO
Tél.: (226) 50 34 48 79
Né
en 1973 au Burkina Faso, Sylvain Tenkodogo débute
sa carrière de couturier en Côte d’Ivoire
en 1984. De retour dans son Burkina natal, il crée
son propre atelier «Couture Mixte».
Ce jeune styliste n’a pas de tissu de prédilection.
Il travaille sur tous les textiles africains: Faso dan
fani, pagne, bogolan et batik. N’ayant pas jugé
nécessaire de leur attribuer un dénominateur
commun, l’artiste considère que ses collections
parlent d’elles-mêmes. Souvent retiré
de l’animation de la grande ville, Sylvano s’inspire
de la tranquillité pour réaliser des collections
particulières, comme la tenue féminine en
balai traditionnel.
Ali YAMEOGO dit Y. ALI
Tél.: (226) 70 24 05 98
Ce
styliste burkinabè est né en 1971. C’est
à Yopougon (Abidjan) qu’il commence la couture.
Après sept ans d’apprentissage, il s’installe
dans son pays natal pour faire ses preuves.
Y. Ali n’a pas de préférence de textiles
: européens ou traditionnels africains, il les
combine avec adresse dans ses créations. La collection
Bafana-Bafana (1996) témoigne d’un tel mélange.
La plus récente, «boulevard D», présente
un style qui mêle modernité et tradition,
avec des motifs brodés à la main.
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Association Nationale des Artistes Professionnels des
Arts Plastiques
(ANAPAP)
02 BP 5083 - Ouagadougou 02
derrière la gendarmerie nationale, rue 412,
porte 242, quartier Paspanga
Tél.: (226) 50 33 58 38 / 70 25 01 18
anapap@yahoo.fr
www.anapap.org
Président: M. Souleymane NIKIEMA
Objectifs: Créée en 2000, l'ANAPAP
entend promouvoir la solidarité active entre ses
membres, en particulier leur assurer une formation permanente
en matière artistique et défendre leurs
intérêts économiques et sociaux par
le respects des textes de lois nationaux et internationaux
relatifs à leur statut d'artistes.
L'ANAPAP se veut aussi un organe de coopération
et d'échanges internationaux pour une meilleure
promotion et diffusion des arts burkinabé. Sur
le plan local, elle a mis en place une Arthotèque
organisant des locations de collections d'oeuvres auprés
des établissement commerciaux, industriels ou grands
organismes internationaux ayant leur siège ou une
représentation à Ouagadougou.
Y'Artecre Faso
S /C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou 01
Tél. : (226) 50 30 68 35
Fax : (226)50 31 39 78
Responsable: Siriki KY
Objectif:
Le développement et la promotion des arts plastiques,
en particulier par des actions en faveur des jeunes artistes
pour leur permettre de se perfectionner dans le cadre
de stages, de participer à des expositions collectives
et plus généralement leur permettre de s'exprimer
et de se faire connaître en leur organisant des
expositions. L'association Y'Artecre Faso est partenaire
de Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme
dans l'organisation du "Symposium de sculpture sur
granit de Laongo"
Association pour la Promotion des Arts Plastiques -
(APAP)
02 BP 4411 Ouagadougou 02
Tél: (226) 50 30 15 37 - 70 23 16 85
Président M. Serge Aimé DOUAMBA
Administratrice: Mme Suzanne OUDRAOGO
La principale activité de l'APAP est la gestion
et l'animation d'un centre de formation en arts plastiques:
le Centre " NAANENGO", avec les objectifs suivants:
- Développement et professionnalisation des métiers
d'art plastique au Burkina Faso
- Organisation d'action de formation et de perfectionnement
dans le domaine des arts plastiques.
Actions passées
- Organisation et gestion depuis deux ans de la formation
continue de dessin de modèle vivant en partenariat
avec le Centre Culturel Français "Georges-Méliès"
de Ouagadougou
Association pour la Promotion des Arts plastiques
du Houet - ASPAH -
Bobo Dioulasso
Tél: (226) 76 60 66 23
Président:
Cette jeune association de plasticiens soutient la création
artistiques à Bobo Dioulasso et plus généralement
dans la région Ouest. Elle organise des stages
de formation, des opérations de promotion et des
expositions collectives d'artistes de Bobo Dioulasso.
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