Espace communautaire UEMOA

Une destination touristique de référence !

altCréée en 1994 à Ouagadougou, avec pour objectif entre autres de défendre les intérêts économiques des Etats membres, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se positionne aujourd’hui comme l’une des meilleures destinations touristiques en Afrique. Cela grâce une stratégie de développement de l’industrie touristique tracée par la feuille de route de la politique commune du tourisme au sein de l’union.

Composée du Benin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et  du Togo, l’UEMOA est dotée d’un patrimoine Culturel et Touristique riche et diversité. En effet, les composantes des traditions et les monuments historiques constituent la matière première de l’industrie du tourisme en Afrique. La route du non retour (des esclaves) au Benin, l’ile de Gorée au Sénégal, les vieux quartiers de Grand-Bassam en Cote d’Ivoire (inscrite sur la liste du patrimoine mondiale par l’UNESCO en juillet dernier), les Ruines de Loropéni (bien de l’Humanité depuis 2009) au Burkina Faso,  pour ne citer que ces sites sont là, quelques exemples saillants.

Conscients de l’existence de ces atouts, les chefs d’Etats des pays membres de cet espace ont adopté en octobre 2010, une politique commune de tourisme. Ce référentiel, depuis lors, travaille à harmoniser les actions à mettre en œuvre afin d’inscrire le secteur du tourisme dans une dynamique de développement progressif. Le projet a, d’ailleurs été approuvé par l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), par la signature d’un accord de convention, lors de l’assemblée générale de cette institution onusienne tenue du 6 au 8 juin 2011, à Ouagadougou. Cette onction de l’OMT, qui prévoit la recherche de financements auprès des bailleurs de fonds au profit de l’UEMOA, constitue une grosse épine de moins, dans un contexte international marqué par une crise financière. L’objectif final poursuivi par ce gigantesque projet,  est de faire des pays membres, un ensemble régional « intégré, attractif, offrant des produits touristiques de qualité, diversifiés, visibles et compétitifs sur les marchés émetteurs». Car comme l’avait affirmé un responsable chargé du Tourisme à l’UEMOA, « Malgré les potentialités et les atouts géographiques, culturels et historiques, le tourisme dans l’espace UEMOA a du mal à décoller ».

Dans cette bataille, les acteurs du privé ne sont en reste. Regroupés au sein de la Fédération des Organisations patronales de l'Hôtellerie et du tourisme des pays de l'Espace-Uemoa, ils entendent contribuer de façon significative à l’amélioration de la qualité des prestations de services aux niveaux de leurs hôtels. Cette qualité est aussi l’un des volets du programme régional de développement du tourisme de l’UEMOA. Car, seule la compétitivité dans les offres de services permettra d’avoir son mot à dire face à cette rude et impitoyable épreuve de la concurrence du marché et des touristes qui tolèrent de moins en moins l’amateurisme dans le domaine.

Avec la création des espaces de promotion du tourisme dans les pays membres tels que le SITHO au Burkina Faso, le SICA en Côte d’Ivoire, le SITHOUR au Mali et celui du Sénégal, l’industrie du tourisme dans l’UEMOA s’annonce sous de bons auspices. Elle contribuera à l’atteinte d’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement, la réduction de la pauvreté.