Arts Plastiques

Peinture

Abdramane BAMBA
S/ CNAA
01 BP 544 Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 26 71 57
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Né à Gaoua (Poni) en 1967. Il se forme à l'Ecole des Arts plastiques du Burkina Faso puis à l'Institut National des Arts du Mali. De retour au Burkina il intègre la fonction publique: professeur d'arts plastiques puis cadre au Centre national d'artisanat d'art.
Il a exposé au Canada (Montrél en 2004), en France et Martinique, au Burkina Faso et au Mali.
Bien qu'il excelle dans les techniques académiques de dessin, A.B. a choisi l'abstraction comme forme d'expression picturale. Ce style est celui qui lui permet le mieux de traduire le sacré et le religieux, thèmes principaux de sa peinture. On note une double appartenance dans son travail: culture islamique et culture animiste. D’un côté, on retrouve la mystique de l’Islam en tant que religion aniconique, puisqu’il tente de représenter l’invisible sur ses toiles et qu’il envisage la peinture comme une quête spirituelle matérialisée dans ses œuvres par deux petits ronds symbolisant les sandales, le déplacement. De l’autre, il nous parle de l’animisme, car il est lui-même pétri de la culture lobi du sud-ouest du Burkina Faso, pays où les traditions restent encore très vivaces. Cet aspect est présent à travers la représentation directe de symboles traditionnels, d’objets sacrés (des masques notamment) mais aussi dans les matériaux tels que des fétiches artificiels. La couleur qui prédomine dans son œuvre est celle de la latérite, terre rouge omniprésente au Burkina Faso.

Dominique BASSOLET dit DO
Tél.: (226) 70 25 06 00
Né en 1971, Do reçoit sa formation artistique lors des rencontres de Ouag’art en 1995, mais aussi grâce à l’enseignement des peintres feu Claude-Marie Kabré, du sénégalais As M’Bengué (1997) et du togolais Sokey Edorh (1998). Il a exposé à Ouagadougou et en Espagne.
Le souvenir de son passage dans l’armée burkinabè sous la Révolution (1983-1987) habite sa peinture: morceaux de treillis sur toutes ses toiles, couleurs faisant référence à la violence et aux injustices, morceaux d’hommes comme des visages mous, blêmes et hurlant, une main, une empreinte de pied ou un œil, celui du peintre qui n’aurait peut-être jamais voulu voir certaines choses. Ce climat angoissant constitue la signature de Do. Dans d’autres cas, cette violence laisse la vedette à des animaux bien réels, toile de fond de la vie quotidienne burkinabè - une façon pour le peintre de faire fi du passé et des moments douloureux. Car le combat qu’il mène à travers sa peinture se situe «l’optique de la recherche de la paix pour le monde meurtri par les conflits».


Bernardin BATIONO
S/C-
Fondation OLORUN 01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80// 70 23 94 03
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Né en 1967 à Ouagadougou. Après une formation de peintre et de sculpteur au petit séminaire de Koudougou, il entame une carrière professionnelle aux cotéx de Claude-Marie Kabré au sein de la Fondation Olorun. Il expose régulièrement au Burkina Faso et est présent dans plusieurs galeries françaises.
Désireux de reprendre le flambeau d’un professeur trop tôt disparu, Bernardin s’est considérablement affirmé dès qu’il rencontra le travail de Michel-Ange et Raphaël. Lavis, couleurs tendres, douces, il nous parle d’un monde rêvé là où l’union fait la force, où l’autre devient complément et non plus obstacle. Sous l’aspect délicat de sa technique se cache cependant une réelle énergie, une volonté affirmée de faire partager un espoir: celui d’une humanité et d’un homme réconciliés avec eux- mêmes. Cette démarche raffinée permet désormais à Bernardin d’exposer en solo dans plusieurs galeries françaises.

Catherine BAUM
10 BP 671 Ouagadougou 10
Tél.: (226) 78 86 92 58
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D'origine belge, elle vit et peint à Ouagadougou depuis 1987. Après quatre années d'études artistiques à l'Institut d'Arts et d'Architecture St Luc à Bruxelle, elle aborde la peinture en 1984 sous l'influence de Giacometti, Cy Townbly, de Kooning.. Elle expose depuis 1993 à Ouagadougou, Bruxelles, Paris et Abidjan.
L’Afrique est présente dans sa pratique à travers les couleurs et les matériaux utilisés, mais c’est au cœur de l’âme du vivant et de l’au-delà que l’artiste tente de plonger pour essayer de révéler sa vision de la vie, à travers formes et couleurs. «’est l’Afrique, avec son espace qui semble infini, sa lumière, l’impression de vide qu’il donne à voir au premier regard et cependant plein des âmes des vivants et des morts qui m’a amenée à peindre ainsi, la peinture étant, comme la musique qui m’inspire, une forme d’expression essentielle.»
Kader BOLY
Kader BOLY
Tél.: (226) 78 85 05 42
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Né en 1979 au Burkina Faso, Kader entre au CNAA après son Bac. Il reçoit ensuite plusieurs formations (cours de modèle vivant, stage d’initiation aux techniques de monotype). Malgré son jeune âge il a déjà exposé plusieurs fois au Burkina Faso, au Mali et en France (notamment à Nantes).
Kader, comme ses frères, prélève directement ses matériaux dans la nature,comme ses pigments (latérite au sommet des collines, sève d’arbre, vignes sauvages…) qui donnent à ses œuvres une tonalité ocre récurrente. Il représente dans ses toiles des animaux domestiques (bœufs, moutons) et des paysages du Sahel (baobabs, cases peuhles…). Ses sujets sont en lien direct avec son origine peuhle et son enfance de berger nomade. Il a donc un lien très fort avec les animaux qu’il personnifie: ses moutons portent des calebasses et des bassines d’eau sur leurs têtes et ses taureaux amoureux se battent comme les hommes. Ils évoluent dans des villages représentés par de petites cases et des cordes à linge aux couleurs vives.
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Mamoudou BOLY
Tél.: (226) 78 85 60 87
Né en 1971 au Burkina Faso, Mamoudou s’initie à la peinture au CNAA de Ouagadougou en 1999. Il a déjà exposé au Burkina Faso et à l’étranger (France, Andorre) et a participé activement à la formation artistique de jeunes au Burkina Faso et en France.
Comme ses frères Kader et Sambo, la nature est au centre de son œuvre. Il y puise ses pigments (écorces et feuilles d’arbres qu’il fait bouillir) et ses supports, fabriqués avec des éléments naturels (bandes de coton tissées dans le Nord du pays, peaux d’animaux). Il tire son inspiration de l’environnement peuhl qu’il a connu dans son enfance. Ses récents travaux incluent des éléments de récupération comme des tiges métalliques ou des clefs, qui l’intéressent pour leur dimension esthétique et pour ce qu’ils représentent. Entre modernité et tradition, le travail de Mamoudou illustre la rencontre, souvent un peu brutale, entre son imaginaire africain basé sur les traditions et la nature, et une société plus occidentalisée.
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Sambo BOLY
Sambo BOLY
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 78 82 09 22
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%20">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Né en 1960 à Sabcé dans la province du Bam. S'initie au dessin pendant ses études coraniques, puis à l'art artisanal au Centre National d'Artisana d'Art de Ouagadougou (CNAA).
Expose au CNAA, aux Centres Culturels Français de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, à la galerie "Escalier rouge" de Ouagadougou. Sur le plan international, il expose à Genève en mai 2000, en juillet de la même année, il participe à une exposition collective à Grenoble et fait partie des artistes sélectionnés pour l’exposition d’art contemporain burkinabè au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles à Paris lors du Sommet de la Francophonie de novembre 2004.
Sa particularité réside dans sa profonde liberté d’être, de dire, de créer… Rien ni personne n’est semblable à Sambo et à son art. Sa technique est unique: sur de grands cadres de bois, il tend de petites bandelettes de tissus nouées entre elles, qui s’entremêlent. Ensuite, ses toiles «ées»n’ont plus que les espaces entre les bandes pour respirer puisque l’artiste recouvre la totalité du tissu : peuplé de formes humaines, hybrides, de simples petites têtes à peine esquissées, d’esprits d’ancêtres, de djinns et de totems dans un style qui oscille entre le naïf, l’abstraction symbolique et la figuration narrative. Sambo est un conteur, il se plaît à nous raconter des histoires à travers ses tableaux, histoires inspirées de la vie quotidienne, mais toujours histoires à morale ou à méditer. Ainsi, derrière cette façade haute en couleurs se trouvent de véritables pamphlets contre notre société: pouvoir, autorité, peur, mesquinerie, lâcheté, faux-semblants… C’est un Sambo philosophe qui se cache dans sa peinture pétrie de sagesse, de proverbes et de malice africaine.

Paul DARGA
S/C CNAA
01 BP 544- Ouagadougou
Tél.: (226) 50 30 68 35 / 70 24 50 26
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Né en 1958 à Ouagadougou. Il apprend le dessin et la peinture au cours de ses études au Petit Séminaire de Pabré et à l'inter séminaire de St-Pierre-St-Paul de Kossogen. Après divers séjours en Italie et en Allemagne, il entre dans la fonction publique Burkinabé en 1982 et poursuit parallèlement une carrière artistique. Conservateur de musée, il participe à la biennale de Sao-Paulo au Brésil comme « Assistant-Curato » auprès du commissaire pour l'Afrique. Il enseigne à l'école des Arts de Gounghin et participe à diverses expositions. Il est actuellement chef du service administratif et financier du Centre National d'Artisanat d'Art.
Paul Darga est un des rares peintres burkinabè à maîtriser autant les techniques académiques du dessin d’observation. Son œuvre est en perpétuelle évolution. Ilmême aujourd’hui faire une thèse sur le symbolisme dans la peinture, afin d’approfondir ses recherches. Après avoir longtemps expérimenté les techniques du monotype, domaine dans lequel il excelle particulièrement, Paul Darga a eu à réaliser plusieurs commandes provenant notamment de l’Eglise catholique et de l’Etat (pour la grande exposition du millénaire). Ainsi, il adapte ses techniques aux thèmes qu’il aborde: abstraction pour le religieux et le sacré, plus indiqué selon lui, pour représenter l’invisible, et réalisme et figuration pour les scènes de vie et les personnages. Actuellement, il travaille sur des thèmes liés au pouvoir magique et à l’irréel en s’inspirant formellement du répertoire plastique issu du patrimoine africain (masques, signes, écritures symboliques…), ce qui lui permet d’exploiter les matériaux traditionnels (cauris, fibres végétales, plumes, latérite…).

Hippolyte DELAVOLTA
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Né en 1979 à Ouagadougou, Hippolyte a conduit parallèlement à ses études une carrière de peintre qui semble être aujourd’hui reconnue grâce aux expositions individuelles présentant son travail en France. Ayant intégré la Fondation Olorun en 1996, Hippolyte, après avoir traversé une période fortement dominée par l’abstraction, s’est engagé en 2003 dans une démarche où le réalisme triomphe, s’inscrivant ainsi dans un courant plus universel.
Scènes de vie quotidienne tracées avec des couleurs flamboyantes, moments de tendresse et d'amitié, une grande palette des sentiments humains y est tracée avec une réelle émotion, une véritable énergie que transmet un univers gorgé d'amour. Démarche audacieuse, elle permet à cette peinture de transcender bien des clichés que le monde peut avoir sur la culture africaine, l'anoblissant ainsi par une volonté de donner à son univers les couleurs de l'arc-en-ciel.

Pierre GAREL
tél: (226) 78 80 45 06
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Né en 1966 en France, Pierre Garel est diplômé de l'école des Beaux-Arts de Toulouse. Depuis 1990, il participe à de nombreuses expositions à Marseille, Toulouse, Lille (il a été l'un des fondateurs des ateliers de la «»), en Belgique, et a quelques scénographies à son actif. Il s'installe en 2001 au Burkina Faso, où il enseigne aussi les arts plastiques. Ses travaux récents ont été visibles à Accra, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Il a exposé dernièrement « mécanisations mentales» au CCF de Ouagadougou en collaboration avec le jeune Pytha Nikiéma.
Son travail mixte de peintures, photos et installations intègre souvent la cartographie, des objets et des papiers récupérés, articulés autour de champs chromatiques lumineux qui égarent le regard. Il traite ainsi du déplacement, de l’errance, de passages fugitifs dans des villes encore inconnues, de l’attente sous un soleil aveuglant… le jaune est sa couleur récurrente : énergie, chaleur et aussi fragilité, fugacité. Au Burkina Faso, de par ses rencontres, sa démarche s’est orientée sur le désir - et la difficulté! - de partir et sur l’obsession du véhicule. Car ici, on voyage d’abord dans sa tête. Intrigué depuis longtemps par la fragmentation du visible des combine paintings de Robert Rauschenberg, l'art reste pour lui un lieu de méditation difficile, de recentrage et d'individuation: un sentier initiatique à défricher, avec le spectateur. «voudrais qu’on vive la peinture comme un territoire à découvrir et non comme langage à décortiquer », aime-t-il suggérer.

Aboukarim GUELBEOGO dit Karim GUEL
tél: (226) 70 29 08 13
Né en 1977 à Agboville (RCI), Karim étudie les Beaux-Arts à l'Ecole d'Arts Appliqués de Bingerville (RCI) où il a obtenu son Brevet de Technicien Supérieur Artistique. Malgré son jeune âge, il a déjà participé à plusieurs expositions en Côte d'Ivoire et a reçu de nombreux Prix d'arts plastiques à Abidjan.
Sur des supports de carton, bristol ou toile, Karim fabrique sa matière (colles et peintures vinyliques, poussière, verre…) qu’il laisse fondre pour obtenir une pâte colorée. Puis il souffle sur cette matière, ce qui donne les nuances recherchées. De là vont naître de façon empirique des formes qu’il va exploiter au gré de son imagination. Il mentionne souvent comme principale source d’inspiration l’art moderne qu’il a appris à l’université, ce qui explique l’aspect rond et simplifié de ses personnages si particuliers… Ces éléments sont associés à un vocabulaire qu’il invente : «peins ce que je pense plus que ce que je vois».

Laurent ILBOUDO
tél: (226) 76 65 90 54
Né en 1980 à Ouagadougou, Laurent Ilboudo apprend les techniques traditionnelles de la teinture avant de s’initier à la peinture auprès de Fernand Nonkouni en 2000. Il a participé à de nombreux ateliers de formation – entre autres avec Sama, cours de dessin au CCF, monotype – et a exposé dernièrement à plusieurs reprises à Ouagadougou.
Laurent Ilboudo a subi l’influence de deux artistes: Fernand Nonkouni et Sama. Du premier, il retient les colorations vives et violentes et utilise la couleur rouge pour symboliser ses pénibles souvenirs d’enfance; du second, il a intégré l’usage de signes abstraits, qui selon lui reflètent le vécu de l’artiste. Derrière une bonne maîtrise de l’abstraction apparaît chez Laurent une nécessité de trouver son propre univers pictural, à travers une démarche qu’il va construire avec le temps.

Claude-Marie KABRE
Né en 1965 à Koudougou, décédé à Ouagadougou en 2003. Il se forme tout d'abord à la sculpture au Petit Séminaire de Koudougou puis au Centre National d'Artisanat d'Art. Il participe aux éditions 93, 94 et 95 de «Ouag'Art» organisées par le Centre Culture Français. Il s'oriente alors vers la peinture qui devient son mode d'expression artistique principal. Claude-Marie Kabré a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Cote d'Ivoire, Suède, France, Etats-Unis et Canada.

Emmanuel KAVI

tél: (226) 50 34 30 11
Né en 1970 au Togo, Emmanuel reçoit le premier Prix de dessin de la semaine culturelle du Togo. Il s'essaiera ensuite à la peinture. Il commence naturellement en excellent dessinateur par la figuration, selon lui «écialité togolaise». Venu à Ouagadougou, il y fera des rencontres décisives qui le conforteront dans sa voie d'artiste peintre. Il a déjà exposé plusieurs fois au Burkina Faso, au Mali et en France.
L'abstraction lui permet de s'exprimer librement. Chaque œuvre possède un coloris dominant, avec une symbolique bien précise. Le vert pour l'espoir, le blanc pour la pureté, le noir pour l'autorité et le rouge pour le sang, la passion et l'amour. Sa couleur préférée reste le bleu qui «érialise la réalité». Peindre est pour lui un exercice spirituel, et il a véritablement besoin de peindre pour être. C'est sans doute cela qui explique sa production aussi importante et régulière.


Ali KERE
Tél. : (226) 50 37 77 09 / 78 81 60 26
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Né en 1960 à Port-Bouët, Cote d'Ivoire. Après une formation au Centre de Peinture Artistique d'Abengourou en Cote d'Ivoire, il rentre au Burkina Faso en 1988 comme professeur de dessin au Centre National d'Artisanat d'Art. Connu aussi comme illustrateur de romans, journaux nationaux et internationaux, il participe depuis 1990 à des expositions collectives à Ouagadougou, au Bénin et en France. En 1998, il réalise sa première exposition individuelle à la Galerie Farafina à Ouagadougou.
Avec Hamed Ouattara, il est un des rares peintres à avoir un atelier au Village artisanal de Ouagadougou. Tout aussi capable d’exécuter une commande officielle dans un style hyper réaliste, de faire de petits formats naïfs représentant les enseignes des guérisseurs que de se laisser aller à une composition personnelle totalement abstraite, Ali Kéré, en excellent plasticien, jongle avec aisance entre tous les styles. C’est quand même dans l’abstraction avec des couleurs douces et acidulées que cet artiste s’évade le plus et que l’on sent le mieux son talent créateur. Il tire ses sources d’inspiration de la vie, la joie et la nature, travaille beaucoup sur le symbole : «abstrait par rapport à l’abstrait que je fais» ; et sur les coutumes africaines qui se perdent aujourd’hui: «’Homme noir a tendance a vouloir copier intégralement l’Occident, à cause de la colonisation, tout en minimisant lui-même son environnement immédiat». C’est pourquoi Ali Kéré envisage son art comme un combat pour pérenniser son africanité.

Boubakary KONSEIBO
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Né en 1979 à Ouagadougou, Boubakary possède une vraie nature de peintre. Une prédisposition à envisager sa carrière dans le temps lui confère une sérénité étonnante pour son jeune âge. Sans cesse en mouvement, toujours à l’écoute de la critique d’autrui, son honnêteté artistique touche. Sa peinture est franche, énergique, directe, souvent d’inspiration cubiste. Boubakary maîtrise l’espace et l’équilibre de ses toiles. A son image se cache néanmoins ici et là quelques zones de fragilité qui ne font que conférer à son travail l’humanité dont nous avons besoin pour nous émouvoir. Sa volonté exprimée de voir un jour une de ses œuvres dans un musée est un des moteurs essentiels de cet artiste sensible et déterminé, nobles qualités pour celui qui veut voir son travail perdurer.

Souleymane NIKIEMA
ANAPAP
02 BP 5411 Ouagadougou 02
Tél.: (226) 50 33 58 38 / 70 25 01 18

Pytha NIKIEMA
Tél. : (226) 76 59 13 97
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Né en 1981 à Ouagadougou, batikier de formation, il débute la peinture dans l'atelier de Sama en 2001. Il a complété son apprentissage par plusieurs formations (cours de modèle vivant, monotype à l'ANAPAP, symposium « in Action» à Accra.). Entre 2003 et 2004, il a participé à plusieurs expositions, aux CCF de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou (avec l'artiste Pierre Garel) et à l'Alliance française de Accra.
Une préoccupation se dégage de l'œuvre de Pytha Nikiéma: exorciser son enfance difficile au sein d'une famille déchirée pour retrouver l'affection qui lui a manqué – ainsi sa série sur le cri, symbole d'une communication à rétablir. «je peins, j'ai l'impression de faire défiler des moments durs de mon existence». Il a notamment expérimenté des mélanges originaux de brûlures, cendres, pastels et ficelles dans une œuvre expressionniste et impulsive, qui, encore en quête d'elle-même, peut changer brutalement d'aspect selon ses humeurs.
 
Fernand NONKOUNI
Fernand NONKOUNI
01 BP 5993 - Ouagadougou
Tél. : (226) 70 22 53 30
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Né en 1968 à Abidjan, Cote d'Ivoire. Après un apprentissage en calligraphie, il suit les stages d'initiation à la peinture organisés par le Centre Culturel Français de Ouagadougou à l'occasion des éditions 94 et 95 de Ouag'Art». En 1995, invité par la Fondation Olorun, il effectue un séjour de neuf mois aux Etats-Unis. Depuis, il a exposé en France, en Allemagne et au Sénégal. En 1998, en collaboration avec le photographe Patrick Darlot, il réalise une installation monumentale itinérante en France. F. Nonkouni est lauréat 1998 de la Fondation Pollock, Etats-Unis.
Peuhl par sa mère, moaga par son père, personnage entier et terriblement spontané, fougueux et contestataire, le choix de l’abstraction lui permet de se sentir plus libre, d’être bien loin du carcan du formalisme et de la figuration. Ce style lui permet d’évoquer le symbolisme africain et les scarifications. Il aime se comparer à «sorcier qui invoque les esprits dans sa peinture»… La récurrence d’éléments verticaux matérialise un lien entre ciel et terre «vers la spiritualité qui nous hisse là-haut» afin de s’évader de la «ère» d’ici bas. Tout ce monde est très logiquement organisé, avec un grand talent dans la composition et dans les couleurs. Ainsi sont ses dernières œuvres dont la trame de fond reprend des plans de ville. La couleur est aussi utilisée avec intelligence. Chaque série a sa dominante colorée. Très récemment, son travail alterne entre le colori latérite-matériaux de récupération (dont les titres «dépotoirs» sont plutôt explicites) et les rouges. Légèrement blanchis pour faire rosir ses plans de ville ou au contraire laissés tels quels, ses rouges sang carmins, agressifs, interpellent, poussent le spectateur au questionnement : «rouge étant le miroir de ce que l’on est». Comme si Fernand cherchait à lire son image dans ses œuvres, une façon de se confronter à ce qu’il est vraiment au fond de lui.
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Hamed OUATTARA
01 BP 3843 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 37 33 00
Cel. : (226) 78 81 44 56
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Né en décembre 1971 à Ouagadougou, il étudie d'abord la comptabilité et la couture avant de se lancer, en autodidacte, dans la peinture. Il se forme à la Fondation Olorun, suit le stage de formation de l'édition 1996 de « Ouag'Art », et participe à deux ateliers à Bamako (Mali), suit une formation en "design" à l'ENSCI à Paris en 2003. Il participe à diverses expositions collectives puis individuelles à Ouagadougou. Il expose ensuite à Grenoble en 1998,à Bruxelles en 1999, àTurin en 2003. Il reçoit le Prix concours artiste créateur au SIAO de Ouagadougou en 2002, est sélectionné en design pour le SIAO 2004 et pour l’exposition organisée pour le Sommet de la Francophonie de novembre 2004 par le Centre Culturel Wallonie-Bruxelles de Paris.Il possède un atelier au sein du "Village artisanal" de Ouagadougou (Bogodogo).
Peintre, dessinateur ou sculpteur; la touche, le style Hamed Ouattara se ressentent dans ces trois domaines. L'artiste est rigoureux, organisé, clair, précis, efficace. Ses nombreux voyages à l'étranger, son passage par l'ENSCI, sa connaissance parfaite de logiciels de création très à la page expliquent peut-être cela. Ainsi, ses toiles, ses meubles ou ses dessins en sont des exemples évidents. Ses toiles, généralement d'assez grand format, aux couleurs vives et gaies, mélangent habilement matières brutes (poussière, terre...), thèmes africains (fétiches artificiels, masques.) et produits finis issus du monde moderne et de la société de grande consommation qui envahit peu à peu l'Afrique (jean, sacs de riz, bidons en plastique.). Ses compositions restent sobres, binaires ou tripartites. Il en va de même pour son mobilier, constitué de tôles récupérées et de ses cadres réalisés en soudure métallique. Hamed est au carrefour de deux cultures : l'une africaine, chaude, colorée, accueillante, profondément terrienne, souvent animiste et l'autre plus froide, plus aseptisée, qui s'organise, se rentabilise, seconsumérise.
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Harouna OUEDRAOGO
Tél. : (226) 50 35 01 96
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Né en 1981, Harouna débute son apprentissage par un stage de peinture au CNAA de Ouagadougou, puis intègre l’Institut National de Formation aux Arts et à la Création pour 3 ans. S’essayant à la BD, l’illustration et le logo, il affine son savoir-faire aux cours de modèle vivant du CCF. Il vient d’exposer une série de peintures au «», à Ouagadougou.
Bon dessinateur au style expressif et acéré, Harouna expérimente l’abstraction pour se libérer des contraintes de la figure et du clair-obscur. Outre une palette qui s’éclaircit et l’utilisation du couteau pour structurer plus catégoriquement la toile, sa peinture voit apparaître le collage – des fragments de pagnes, que sa mère confectionne – et un signe récurrent, la flèche, pour indiquer une direction, «le chemin qui permet de s’en sortir». Harouna sait que celui-ci ne fait que commencer.

Innocent OUEDRAOGO
Tél. : (226) 50 38 35 07 / 76 54 72 25
Né à Abidjan en 1980, Innocent Ouedraogo arrive au Burkina Faso en 1995, où Frédéric Bacuez, qui devient son tuteur, l'initie à la photographie. Des prises de vue d'expositions lui feront finalement choisir la peinture, qu'il découvre avec Jean-Didier Yanogo dès 1997, puis feu Claude-Marie Kabré. Il expose au Centre National de Presse Norbert Zongo à l'occasion du Festival International de la Liberté d'Expression et de la Presse en 2000 et s'essaye au monotype avec Eric Boisseau.
Son travail est basé sur une obsession de la liberté : celle de la fugue - qu'il pratique depuis l'enfance - de la balade sans but, du désir de se perdre pour mieux se trouver. Ainsi sa série en hommage au journaliste assassiné Norbert Zongo, à ce qu'il symbolisait, a été pour lui une motivation initiale. Une manie de tout ramasser, tout intégrer, de suggérer des foules indifférenciées, de s'identifier au gamin du «» abidjanais qu'il était, exprime sa morale de la solitude, celle qui lui permettra, avec l'expérience, de poser un regard sur la bêtise humaine et son cortège de mesquines décadences.

Marie-Blanche OUEDRAOGO
01 BP 70 - Ouagadougou
Tél. : (226) 70 60 93 30
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Née en 1971 à Ouagadougou. Après ses études secondaires, elle suit, en 1994, une formation en dessin et peinture au Centre National d'Artisanat d'Art. Elle complète cette formation auprès d'artistes belges et français de passage au Burkina Faso. Elle participe depuis 1997 à des expositions collectives et bénéficie de deux résidences d'artistes : en 1998 au Bénin et en 1999 en Suisse. Elle a exposé en France, en Suisse en Egypte et en Allemagne.
Blanche, douce princesse de ses songes… Blanche et sa peinture forment un tout. Femme rêveuse, très croyante et poète, ses tableaux traduisent son univers. L’action de peindre est pour elle une quête spirituelle. Ses œuvres sont des représentations de rêves, l’artiste s’efforçant à chaque fois de représenter l’invisible. Femme discrète et calme, peintre tranquille, elle est comme les couleurs douces et les formes rondes de ses œuvres. Rondeurs omniprésentes et hautement symboliques qui constituent d’ailleurs sa signature : tantôt sous la forme d’un canari, tantôt illustrées par un ventre de femme ou encore à travers le format en tondo des toiles de sa dernière série. Le bleu est également sa couleur préférée, celui de l’eau, de la fertilité… Tout le travail de Blanche est un hommage à la femme en tant que déesse de la fécondité, créatrice de vie: «canari se remplit seul et se vide seul, il est comme la femme enceinte qui donne gratuitement la vie».

Songda Kiendbsongda OUEDRAOGO
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Né en 1964 à Arbollé (Passoré). Après des études comptables, il s'oriente définitivement vers une carrière artistique en 1983 et se spécialise dans la technique pyrogravure. Il expose au Centre Culture Français Georges-Méliès, au Centre National d'Artisanat d'Art, à la Galerie Zaka, à la galerie Nuances et récemment en Cote d'Ivoire où il a remporté le prix de la céativité 2000 des Arts Naïfs.
Également musicien et conteur pour enfants, Songda invente dans la gravure un langage narratif qui lui est propre en se laissant porter par son imagination: visages expressifs, scènes quotidiennes ou franchement oniriques. Ses thèmes sont aussi sentimentaux ou sociaux: excision, statut de la femme, corruption (dans «des roseaux» les gens se laissent plier par le vent pour palper les «»…). Son sens du détail, notamment à travers les signes récurrents qui apparaissent sur les costumes de ses personnages, traduit son opiniâtreté. La sensibilisation des populations africaines est le moteur d’un travail de gravure d’une grande clarté graphique empreinte d’humour, de tendresse et de jubilation.

Suzanne OUEDRAOGO
01 BP 4411 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 31 49 59 / 70 23 16 85
Fax : (226) 50 31 49 78
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Après des études de comptabilité, Suzanne, née en 1975 à Ouagadougou, décide de se consacrer à la peinture. Elle complète sa formation par des stages et ateliers à la Fondation Olorun, au CCF de Ouagadougou et auprès d’artistes confirmés de passage (Soly Cissé, Pierre Leloup, Margherita del Balzo). Elle participe à des expositions collectives et individuelles au Burkina Faso et en Europe. Elle participe à l'opération « Laafi » en Belgique en 1999 et expose à Hanovre à l'Expo 2000. Elle est également sélectionnée à la Biennale de Dak’art en 2000 et vient d'être lauréate pour le Burkina Faso du Concours d'art de la Francophonie en 2004.
Suzanne vient de monter sa propre école de formation artistique pour les enfants à Ouagadougou en dépit de difficultés nombreuses. Femme téméraire et volontaire, elle n'a pas froid aux yeux et sa peinture va de pair avec cette forte personnalité. Elle peint avec violence, agressivité et audace, avec des couleurs duresnoir, gris, marron foncé, rouge sang - et n'a que faire de considérations esthétiques ou décoratives. Quand elle peint des animaux, c'est avant tout pour représenter les travers humains(égoïsme, fierté, envie): ils sont sanguinolents, avec des regards inquiets, tourmentés, agressifs et même parfois machiavéliques. Les rares Hommes qu'elle représente sont des formes vagues et hurlantes, méchantes et laides comme la tête de la vieille exciseuse, présentée à juste titre comme un bourreau. Elle consacre de nombreuses œuvres à son combat: la condition de la femme africaine à travers une douloureuse et sanglante, deux toiles sur l'insoutenable de cruauté tant la douleur de la petite fille est si bien rendue...

Zacharia OUEDRAOGO
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Né en 1985 à Ouahigouya, Zacharia n’utilisant le pinceau que pour affiner son travail, caresse ses toiles avec toute la grâce de ses jeunes mains. Des couleurs pastels glissant souvent vers les mauves, les pourpres et les roses viennent enflammer des tableaux dont la thématique évoque souvent la difficulté de sa génération à vivre, survivre. Peintre du quotidien, il témoigne dans un mélange d’abstraction et de réalisme de la difficulté d’être lorsque l’on est né pauvre dans un pays pauvre.
Nul désespoir, un témoignage, une rage de vouloir que tout ceci s’efface pour que les rayons d’un soleil clément viennent à jamais inonder le cœur et la vie de tous ses frères et sœurs d’Afrique. Ayant intégré la Fondation Olorun il y a 4 ans, Zacharia commence a récolter les fruits de sa persévérance, convaincu depuis très longtemps que son avenir ne pouvait passer par autre chose que la peinture.
 
Adama PACODE
Adama PACODE dit "DAMSO"
01 BP 4997 Ouagadougou 01
Tél: (226) 78 81 03 58
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Adam Pacodé, dit "Damso" est né le 2 octobre 1970 à Ouagadougou au Burkina Faso où il vit et travaille.
Couturier/tailleur de profession, il suit de 1990 à 1994 une spécialisation en couture artisanale et prêt-à-porter au Centre de Formation Féminine à Abidjan, Côte d’Ivoire. 1995. A partir de cette formation, il se forme au "Sàangré", technique à base de matières naturelles telles que l’écorce d’arbre, la sève, tissu traditionnel, cauris, terre...
Expositions personnelles : 1996: Hôtel Valtur , (Abidjan, Côte d’Ivoire) 1998: Hôtel Club Med (Abidjan, Côte d’Ivoire) 2003: Galerie "Escalierouge" (Ouagadougou, Burkina Faso).
Expositions collectives: 2001: Conseil Economique et Social (Ouagadougou, Burkina Faso) 2002 : Résidence de l’Ambassadeur de France (Ouagadougou).
La démarche de Damso est unique au Burkina Faso. Passionné par l’art africain qu’il connaît très bien, il crée des œuvres s’inspirant de ce patrimoine, sur le plan thématique (masques, rencontres des chefs, cérémonies sacrées, initiations…) et plastique en réutilisant des matériaux traditionnels (cauris, fétiches artificiels, fibres végétales, cendres de bois, tissus traditionnels). Considérant qu’il n’arrive pas à créer dans le brouhaha ouagalais, il s’isole pendant plusieurs semaines dans des villages pour travailler. Lorsqu’il revient en ville il enrichit ses supports de pigments, cirages et souvent les insère dans un cadre plus large généralement composé d’une toile de coton tissée à la main. Son art s’adresse aux africains en général : «une prise de conscience par les africains de l’intérêt de leur culture ancestrale est pour moi une étape déterminante du développement de la société contemporaine» et plus particulièrement aux conservateurs de musées et à tous les amoureux de cet art africain «compte parmi les grands, accessible par le biais des musées, mais aussi des mythes toujours vivants et des rites auxquels je reste encore attaché».
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Willy de PAUL
Tél: (226) 76 62 43 72
Né en 1975 à Ouagadougou, Willy de Paul fait ses débuts dans la confection de cartes postales et de dessins sur tee-shirts. Ses rencontres avec les artistes Margherita del Balzo, Dominique Bassolet et Songda Ouedraogo ont été un déclic lui ouvrant la voie vers la peinture. Il a déjà eu l’occasion d’exposer plusieurs fois à Ouagadougou et une fois en France (Lyon).
Ses œuvres sont toujours très graphiques, basées sur la ligne et le trait de contourdélimiter les formes et construire ses tableaux. Ses motifs s’imbriquent les uns dans les autres de façon très serrée, ne faisant aucune concession au vide.
Au commencement, dessins en rottring noir sur fond blanc, aujourd’hui plutôt toiles peintes avec des couleurs ocres de terre. Chaque œuvre de l’artiste est pensée, mesurée, construite avec précision et finesse, indiquant une certaine recherche de perfection. Ses dernières toiles montrent qu’il a enregistré l’expérience européenne cubiste qui le fascine pour la précision de ses formes. Il cherche toujours à se former en étudiant les œuvres des grands maîtres, démarche louable dans un pays où il n’existe pas d’école d’arts plastiques et où art et artisanat restent encore étroitement liés…

Namsiguigna SAMANDOULOUGOU dit " SAMA"
04 BP 8648 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 33 23 19 / 70 24 55 62
Né en 1967 à Ouagadougou. Il suit très tôt une formation d'artiste « batikier » au Centre National d'Artisanat d'Art. En 1993 et 1995, alors artiste au sein de la fondation Olorun, il participe aux deux éditions de « Ouag'Art » organisées par le Centre Culturel Français « Georges-Méliès ». Depuis 1992, il expose régulièrement tant au Burkina qu'à l'étranger : Cote d'Ivoire, Sénégal, Togo, France, Allemagne, Etats Unis '
Aujourd'hui, il dispose de son propre atelier à Ouagadougou et partage sa carrière entre le Burkina Faso et la France où ses oeuvres sont régulièrement exposées.
Stéphane Eliard décrit son travail ainsi : «est un peintre de la matière, il la place à la base de son travail. Il utilise peu les pinceaux, préférant directement travailler avec les mains. Il revendique cette approche très tactile de la peinture, un peu à la manière d’un sculpteur.[…] «matière est ce qu’on sent, ce qu’on transforme et un artiste qui n’est pas en prise directe avec la matière ne peut rien exprimer de bon» dit-il.[…] Il se considère comme un chercheur, toujours en quête de nouvelles solutions techniques, chromatiques ou formelles. Son univers pictural est enrichi de multiples incrustations d’éléments tels que la corde, des pièces de tissus ; en fait, de tout ce qui lui tombe sous la main et inspire son œil. […] On devine qu’il a fallu à l’artiste en passer par les voies de la rugosité et même peut-être de la brutalité pour arriver à ce résultat.» Stéphane Eliard in «L’art contemporain au Burkina Faso » - Paris : L’Harmattan, 2002. — 176 p. («arts d’ailleurs»).

André SANOU
BP 2707
Bobo Dioulasso
Tél. : (226) 70 25 25 58
Né en 1962 à Bobo Dioulasso. Artiste autodidacte, il se forme lors de séjours en Cote d'Ivoire et en France en 1981 et 1985. Il s'installe en France en 1990 pour revenir quelques années plus tard à Bobo Dioulasso ou il vit et travaille actuellement. Lauréat à plusieurs reprises du Grand Prix National des Arts et des Lettres du Burkina Faso, il a participé à plusieurs expositions nationales et internationales.
Christophe SAWADOGO
Christophe SAWADOGO
Administration:.Odas Africa
05 BP 6207 - Ouagadougou 05
Tél.: (226) 50 31 27 00 / 50 30 84 41
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Après des études supérieures en Art et Communication à l'université de Ouagadougou, Christophe, né en 1972 à Tikaré (Burkina Faso), entame une carrière de critique d'art pendant quelques années. Toutefois, il met un terme à la théorie pour se consacrer définitivement à la pratique de la peinture. Il expose au Burkina Faso et dans de nombreux pays africains et européens comme à Paris au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles à l'occasion du Sommet de la Francophonie de novembre 2004, puis en mars 2005 au Centre Culturel de Genappe en Belgique et en octobre 2005 à la galerie Yennenga à Paris (exposition personnelle).
Le travail de Christophe se base essentiellement sur la calligraphie. Fasciné par l’écriture, il rédige de ravissants poèmes qu’il introduit dans ses œuvres mais qui restent indéchiffrables pour le spectateur. Les petits personnages qui peuplent ses toiles sont également construits comme des lettres. Cet artiste grand et corpulent contraste fort avec la fragilité de tous ses petits ustensiles: calames minuscules, pinceaux extra-fins et quantité de petits pots contenant des encres de toutes les couleurs… Précis dessinateur mais aussi savant coloriste, il maîtrise ses encres avec la préciosité d’un orfèvre. Ses dessins sont toujours le fruit d’un travail méticuleux en plusieurs étapes. D’abord les fonds, chaque papier est trempé dans un bac d’encres colorées (jaunes soleil, bleus doux et profonds, mandarines sucrés). Après avoir séché, le ballet de l’écriture-dessin entre en scène. Elevé par des femmes, admiratif de leur courage, de leur force et de leur endurance, Christophe leur rend hommage dans ses œuvres en les dessinant semblables à de coquettes princesses diaphanes, de petites fées vêtues de pagnes chatoyants, ornées de fines boucles d’oreilles ou coiffées de petits chapeaux. Un univers de poésie et de finesse qui passe par la rigueur puisque, très exigeant, Christophe consacre un temps incroyable à reprendre ses oeuvres, les corriger et à remplir sa corbeille à papier de celles qui ne lui conviennent pas parfaitement.
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Jean-Didier YANOGO
08 BP 11392 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 01 78 / 76 67 54 81
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Né en 1967 à Ouagadougou., il se découvre une vocation artistique auprès de Blaise Patrix, artiste français installé au Burkina Faso qui l'initie aux techniques classiques de peinture. En 1993, à l'issue du stage d'initiation artistique de « Ouag'Art », il expose pour la première fois au Centre Culturel Français « Georges-Méliès ». Depuis lors il expose régulièrement, tant au Burkina qu'à l'étranger : Kansas City (USA), Niger, France, Sénégal.
Selon Stéphane Eliard dans L’art contemporain au Burkina Faso, il «îtrise parfaitement l'art subtil de la tâche avec ses jeux de texture et de luminosité. L'œil voyage à travers ses œuvres dans cette matière en plongeant dans les parties diluées, en s'accrochant aux zones plus rugueuses. Il s'arrête sur des petits événements constitués par des projections de pigments lumineux sur des fonds sombres.» Il a longtemps appliqué cette technique de strates transparentes tant à l'abstraction qu'à la figuration. Dernièrement, il a introduit dans son espace pictural des matériaux utilitaires comme des oreillers et des plateaux traditionnels. Ces éléments traduisent le regard que l'artiste, empreint de spiritualité, pose sur les dualités, sources de conflit comme d'enrichissement. Demeure alors l'espoir que malgré le chaos, il est possible de trouver une harmonie du tout – ce que tente Jean-Didier Yanogo par le biais de la peinture.

Vivien TAPSOBA
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Entre le rap et ses pinceaux, Vivien, né en 1982 à Ouagadougou, a su trouver un équilibre que l’on ressent tout de suite dans la justesse et l’humilité de ses propos quand on l’interroge sur son travail. Conscient du long chemin qu’il doit faire avant d’atteindre une certaine maturité, Vivien nous trace les contours d’un univers ou l’inquiétude vient embrasser une réelle énergie. Des jets noirs et des courbes lancés avec maîtrise au travers du tableau peuvent nous rappeler le travail de Georges Matthieu à ses débuts. Volontairement déstructurées dans leurs compositions, les toiles de Vivien accrochent indéniablement le regard, les interrogations que l’on descelle sous l’apparente affirmation de soi étant évocatrices de toute la fragilité d’un monde que cette génération va devoir affronter et envisager.
Saïdou TASSEMBEDO
Saïdou TASSEMBEDO
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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D'une carrière rythmée à ses débuts par la danse traditionnelle et le batik, Saïdou, né en 1973 à Ouagadougou, s'est depuis quelques temps immergé dans la peinture. Il a certainement puisé au cours de ses pérégrinations la sève qui anime aujourd'hui son travail. Amoureux de la vie, ses toiles foisonnent de foules déterminées et joyeuses dans un univers de villes surréalistes.
Sa volonté d'évoquer la modernité parfois ignorée de son continent est délibérée. Saïdou est un artiste engagé et certaines toiles représentant un procès ou des scènes de festins nous transmettent un message subliminal sur la réalité d'un monde d'où les plus petits sont toujours évincés. Cette touche d'universalité dans la thématique de ses toiles lui a permis d'être invité à exposer par des galeries sensibles à la pertinence d'une démarche délibérément tendue vers des lendemains meilleurs.

Mahamoudou ZINKONE dit " Babs "
01 BP 3795 - Ouagadougou
tél.: (226) 50 31 60 97 / 76 60 09 70
Né à Accra en 1967, il réside à Ouagadougou depuis 1989. Il est encouragé par son père, lui-même peintre amateur. A son arrivée au Burkina Faso, il s'installe comme peintre d'enseigne, domaine dans lequel il se fait vite un nom. Il devient un peintre populaire en produisant des petits formats, de style naïf, décrivant la vie ouagalaise, diurne et nocturne. Mais ces descriptions précises et parfois caricaturales de la vie urbaine laissent apparaîte une réalité plus difficile. Il a exposé au SIAO 94, au Fespaco 94,96,98, au CCF "georges-Méliès" et en France à Brest et à Ambert.
Lorsque l’on pénètre dans l’atelier de Bab’s, on est frappé par le professionnalisme dont font preuve ses élèves. Ils s’appliquent tous à respecter les règles de la perspective et les techniques de scotchage pour que la peinture ne déborde pas. La touche finale est le cerclage en noir de tous les éléments du tableau, personnalisant définitivement l'œuvre de la main du maître.
Et pour savoir si l’on a affaire à un vrai Bab’s, cherchez le vautour et les ossements, c’est la signature de l’artiste ! Sur sa vespa zébrée rouge et blanche, armé de son appareil photo, de son carnet de croquis et de sa mémoire, Bab’s arpente les rues de la capitale ouagalaise pour saisir des instants de vie, des personnages ou des lieux que ses clients lui ont si bien décrits! Mais, bien qu’elles racontent avec un humour certain et en couleurs vives la vie diurne et nocturne de Ouagadougou, les toiles de Bab’s n’excluent pas la violence et la misère quotidiennes…
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Achille ZOUNGRANA
Tél.: (226) 76 47 06 09
Né en 1984 à Ouagadougou, il s’initie à la peinture auprès de l’artiste Sama et a eu l’occasion de participer à plusieurs formations dans la capitale. Il a exposé à plusieurs reprises au Burkina Faso et ses œuvres ont toutes remporté un très vif succès.
Jeune artiste, il est encore difficile pour lui de s’exprimer sur son travail et sa démarche. Pourtant, sa signature est déjà évidente : des toiles extrêmement puissantes de simplicité et d’équilibre dans les couleurs où le blanc (symbolisant l’innocence et la pureté de la jeunesse) est omniprésent. Achille n’a pas peur du vide, de l’espace. Équilibre, harmonie, poésie résultent de ces œuvres étonnamment épurées pour des premières créations de vie… On serait tenté d’assimiler cette surprenante dimension esthétique, quasi minimaliste, au caractère discret, posé et timide de ce jeune artiste au talent prometteur.


Saïdou Beybson ZOUNGRANA dit "Beybson"
Burkinabé né en 1966 à Accra (Ghana), décédé à Ouagadougou en 2004. Il commence par la peinture sur toile avant de s'initier à la technique sénégalaise du fixé sous verre qu'il utilise pour peindre des scène de la rue dans un style naïf, mais très illustratif. Lauréat de nombreux prix nationaux, il fut aussi caricaturiste au « Journal du soir ». Il participe à des expositions collectives au CCF de Ouagadougou, à la Fondation "Olorun", à l'Hôtel de Ville puis à Dakar (Dak'Art) et à Bruxelles. Individuellement, il expose en 1998 à Genève et en 199 à la Fondation Olorun.

Sculpture - Design

Beloua Vincent BAÏLOU
04 BP 8510 – Ouagadougou
tél: (226) 76 57 07 50
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Artiste autodidacte né en 1978, Vincent Baïlou a fait son apprentissage au Centre National d'Artisanat d'Arts auprès du sculpteur KY Siriki Il intègre peu après l'atelier de Claude Marie KABRE. Sa rencontre avec le sculpteur français TANGUY qui le fait venir à Lyon sera décisive dans sa carrière artistique C'est devant les magasins de meubles de cette ville que naît sa vocation de designer ou plutôt de « sculpteur de meubles ». Ses créations : fauteuils, canapés, lampes' sont d'une modernité sans détour bien qu'inspirées de thèmes traditionnels. Vincent Baïlou a exposé au CNAA, au CCF Georges Méliès à l'occasion de plusieurs éditions de « Ouag'Art »,. Après une première exposition en 1994 à Lyon, il participe deux années consécutives à la Biennale internationale du Design de Saint-Étienne. De 2001-2002, il a bénéficié d'une bourse d'étude à l'école des Beaux-arts de Saint-Etienne (France) et puis en 2002-2003 à l'Ecole Boulle à Paris. Après avoir conçu le matériel d'exposition: éclairage, mobilier.. il expose en 2004 à la galerie "Nuance" à Ouagadougou.
D’œuvres en bois s’inspirant profondément du mobilier traditionnel burkinabè (bancs, chaises basses), il passe à des créations beaucoup plus universelles que l’on a pu découvrir à l’occasion d’une exposition dans la galerie Nuances en juin 2004. Son bar, composé de bidons, de verre et d’une armature en métal ainsi que ses luminaires témoignent d’une nette évolution dans son travail qui nous montre qu’il a parfaitement su tirer profit des enseignements reçus en occident, tout en conservant son intégrité artistique. En effet, son essence africaine est toujours bien là et c’est même le ferment, le liant, de toutes ses créations. Ses dernières œuvres le prouvent, réalisées pour une exposition internationale de designers africains organisée par l’Agence Française d’Action Artistique. Il a créé deux pièces impliquant des artisans burkinabè dans leur processus de fabrication, dont une table basse constituée d’une armature métallique et de poteries de Tchériba peintes en orange et vert fluo, mariant ainsi habilement modernité et tradition.
Vincent vit aujourd’hui à St Etienne et revient régulièrement au Burkina Faso. C’est un artiste passionné, fier et admiratif de l’ingéniosité dans la simplicité et l’épuration dont ont toujours fait preuve les artisans africains. Et c’est aussi en cela qu’il s’inscrit pleinement dans cette tradition…

Goudou BAMBARA
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Contact auprès des artistes : Suzanne Ouédraogo ou Sama
Né en 1966 à Ouagadougou. Apprenti dans l'atelier familial, il perfectionne sa technique au Centre National d'Artisanat d'Art. Il participe aux éditions 93 et 94 de « Ouag'Art » avant d'exposer aux Etats-Unis et en Europe : France, Italie. Depuis 1989, il est invité à de nombreux symposiums au Burkina, en Cote d'Ivoire, en France et au Canada. Souvent récompensé au niveau national, il est sacré «Artiste du peuple». Il remporte en 1992 le prix des Artistes et celui de la Presse au Festival International de Sculpture sur Neige, à Valloire en France.
Grâce à une réelle technique et un sens avisé de la matière, Goudou Bambara s’est rapidement affirmé avec un style de sculpture où l’élégance et le polissage gracieux des matières viennent rivaliser avec un art parfois plus brut où les écorces se mélangentà de beaux morceaux de latérite, de la tôle et des fers de récupération. Oscillant sans cesse entre classicisme et modernité des formes. Goudou révèle toutes les interrogations d’un continent encore à la recherche de cette indispensable synthèse artistique qui pourra alors venir à nouveau bousculer les critères et les références d’un monde qui s’endort.

Jean Luc BAMBARA
Né en août 1963 à Garango, il fait son apprentissage se 1978 à 1982 en sculpture sue bois et pierre au CNAA.
Il expose en 1986 à l'Hôtel Indépendance de Ouagadougou, puis en 1987 à Laval en France, en 1989 au Centre Culturel Français, en 1990 à Ladenburg en Allemagne.

Roger BAMOGO
s/c Musée de Kaya
BP 199 Kaya
Tél: (226) 50 45 35 49
Né en 1965 à Kaya (Sanmatenga) dans une famille de "bronziers" traditionnels, il apprend la technique au sein de l'atelier familial.Deux fois lauréat, en 1998 et 2002 du Grand Prix des arts plastiques à lla Semaine Nationale de la Culture. Prix spécial de l'Ambassade de France en 2002.

Boukaré BONKOUNGOU

Tél. : (226) 76 62 57 53
Né en avril 1978 à Koubri, Boukaré s'initie à la sculpture dans l'atelier familial avant de se perfectionner au CNAA de Ouagadougou en 1999. Il a déjà exposé au Burkina Faso et en France et a reçu le Prix du SIAO en 2002 et le premier Prix de l'expo 2001 à Ouagadougou. En se basant sur ses acquis (une maîtrise étonnante de la technique de la fonte à la cire perdue pour le bronze), il innove dans son travail en mélangeant bronze, bois et fer. Il parcourt la brousse à la recherche du morceau de bois qui aura la forme idéale. Cet environnement naturel lui sert de source d'inspiration pour donner à ces bois inertes une nouvelle vie. Ces formes, complétées par du bronze et parfois du fer deviendront d'étonnantes sculptures figuratives: puissants animaux très expressifs (autruches, éperviers.) et hommes (couple de paysans.) toujours sur le thème de la nature ou de la vie en brousse

Haïdara Abderahman CHERIF, dit « Drahman CHERIF »
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Né en 1969 à Kankan, en Guinée, de nationalité malienne, il a habité pendant longtemps à Ouagadougou. Il s’initie aux créations textiles avant de se tourner vers le meuble et le design. Il apprend alors la technique de la soudure et fréquente les designers Dakar où il séjournait. Dans le cadre de’art, il bénéficie d’une formation auprès de François Kiéné à Gaoua (Burkina Faso) et s’installe définitivement au Burkina Faso. Sans revendiquer le statut d’artiste, Drahman s’est construit une carrière de designer international, en particulier en France, où l’on peut admirer ses œuvres au siège d’«création» (Paris 12ème), au «écano Bar» (Paris 11ème), et au show room de la stylisteBet (Pantin). Il a exposé au Burkina Faso, en Italie, en France (biennale de St Etienne, Paris, notamment à la galerie Guy Moch en juin 2004), au Sénégal.
Drahman est installé à Paris depuis plusieurs années, car il y trouve mieux sa place qu’ailleurs en tant que designer. Toutefois, ce n’est pas pour autant que son style s’en ressent car il continue à exploiter la matière issue du Burkina Faso pour ses créations: meubles en tôles récupérées, tapis composés de pneus cousus selon les techniques villageoises... On peut donc considérer son oeuvre au carrefour de ces deux cultures: «le design occidental comme source d’inspiration» (Drahman étant fasciné par l’histoire du design occidental, notamment les années trente et le Bauhaus) «une esthétique et un enracinement africain». (Stéphane Eliard : L'art contemporain au Burkina Faso)

Guy COMPAORE
01 BP 3775 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 36 11 12 / 70 24 63 12
Né en 1953 à Ouagadougou. Après dix ans d'apprentissage au Centre National d'Artisanat d'Art, il part en 1975 à Rome, à l'Académie des Beaux-Arts où il obtient la médaille de l'Académie Universelle Gugliermo Marconi en 1979. De retour à Ouagadougou, il ouvre un atelier et expose régulièrement ses oeuvres. On lui doit de nombreuses réalisations monumentales de la capitale.
On pourrait le décrire comme un artiste en recherche permanente. Ainsi, on discerne plusieurs directions dans son œuvre : monumentalité de ses commandes publiques en pierre, petits formats sur des morceaux de vieux granit, peintures… En excellent sculpteur, il varie les styles : on note la sobriété et la grande pudeur de «mère à l’enfant» immobile dans l’enceinte de l’espace culturel Zaka ; et à l’opposé, le mouvement et la grande sensualité se dégageant de «femme» à demi nue jaillissant d’un bloc de granit sur le site du symposium de Laongo.
Parallèlement, il s’illustre dans de grandes fresques et autres travaux picturaux. Convaincu que la peinture est le prolongement logique et souvent indispensable de la sculpture, il lui arrive de tenter l’expérience de ces métissagespeignant sur ses statues ou sur des fibres de coco (plus sculpturales qu’une simple toile).
Ses derniers travaux sont des petits formats, plus propices à des terrains expérimentaux. Ils démontrent sa capacité à absorber de nouvelles images (petites rondes bosses abstraites) mais aussi à puiser dans un répertoire africain auquel il n’a jamais cessé de rendre hommage : pureté des lignes de ses pierres à peines retravaillées devenues, en y incrustant une défense, éléphant dodu, ou en gravant quelques lignes de contours, couple mystérieux...

Bertrand COULIDIATI
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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En intégrant la Fondation Olorun en 1996, Bertrand, né en 1978 à Ouagadougou, avait choisi la sculpture sur bois comme domaine de prédilection. Il y excella. Chemin faisant, après quelques ateliers avec des étudiants de l’école Boulle, l’envie de se lancer lui aussi dans le design fût plus forte. Une première exposition réussie l’encouragea à persévérer dans ce domaine.
Désormais réussissant de superbes incrustations de bronze dans de nombreux bois chauds et nobles, Bertrand propose une ligne de meubles élégante et raffinée qui, par la simple noblesse des matériaux, touche à une forme d’universalité. Personnage sérieux, inquiet, Bertrand s’autorise dans son travail une réelle créativité dans les formes de ses lampes et de ses tables basses que de nombreuses galeries de design commandent désormais. Avec un grand sens des finitions, le travail de Bertrand contribue à faire sortir l’Afrique du ghetto «» où l’on a trop souvent tendance à l’enfermer.


Sougrinonma DABILGOU
S/C Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Le dévoreur de racines, c’est ainsi que l’on pourrait le surnommer, est né en 1975 à Ouagadougou. Dès qu’il a commencé à travailler à la Fondation Olorun en 1994, Sougri fût très vite tenté de donner forme aux troncs et diverses souches que son regard croisait en gagnant l’atelier. Un Prix de design à New York avec un meuble «» taillé dans du palissandre l’a propulsé au rang des jeunes designers africains. Lampes, chaises, tables basses, l’arbre est définitivement son royaume. Travail à la fois brut et baroque grâce à un bel alliage avec le fer, Sougri alterne avec bonheur lignes épurées et formes plus complexes n’omettant jamais ce confort si indispensable à toute création. Comme Hassane, son compère de toujours, Sougri expose et exporte son mobilier en Europe.

Hassane DAO
S/C Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80

Comme pour de nombreux artistes ici, le parcours artistique d’Hassane, né en 1977 à Dori dans le nord du Burkina Faso, a commencé par nombre de petits métiers fort éloignés de la réalité qu’il allait embrasser à l’âge de 18 ans. Originaire du nord du Burkina, son attention s’est naturellement portée vers la calebasse. Délaissant les habituelles scènes de villages que l’on y pyrograve souvent, Hassane y a jeté toute sa créativité, son sens des couleurs pour venir anoblir un fruit que les amoureux de l’art avaient tendance à mépriser. D’expositions en ateliers, il est parvenu à faire reconnaître par tous une nouvelle approche fort contemporaine d’un art au départ très artisanal.
Depuis, le goût du design est venu envahir Hassane pour ne plus jamais le lâcher. Récompensé par de nombreux Prix, son travail, qui allie fer et tressage multicolore, tôle et verre, dans des lignes très épurées, connaît un véritable engouement dans de nombreux pays européens. Éprouvant un réel plaisir à partager et à transmettre son savoir, l’équipe solide qu’il a construit à ses côtés lui permet de répondre avec professionnalisme à toutes les sollicitations dont il peut faire désormais l’objet. Ayant voyagé à de nombreuses reprises en Europe, il a compris que l’on pouvait se développer sur son continent sans avoir nécessairement besoin de rêver à des ailleurs meilleurs. Il est le digne témoin d’une nouvelle génération d’artistes qui réalise avec intelligence ce brassage si difficile entre culture endogène et exogène.

Alassane DRABO
01 BP 6876 – Ouagadougou
Tél/Fax : (226) 50 31 72 71 / 70 24 63 12
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Né en juillet 1968 à Koudougou au Burkina Faso, il reçoit une formation artistique initiale au sein de l’Atelier polyvalent d’Arts Plastiques de Ouagadougou avec son doyen et parent Guy Compaoré, puis il participe aux stages de sculpture et de design des éditions de Ouag’art. Il a réalisé plusieurs commandes publiques pour la ville de Ouagadougou, en particulier «serveuse» devant la gare ferroviaire. Il a participé à la Biennale de Dakar en 1996, expose régulièrement à Ouagadougou, mais aussi en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Sénégal ainsi qu’en Europe: Pays-Bas, France. Il fait partie des artistes sélectionnés pour exposer au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles à Paris en novembre 2004 pour le Sommet de la Francophonie.
Alassane Drabo n’a pas de matériaux de prédilection. C’est simplement l’aspect 3 D de la sculpture qui l’intéresse puisqu’il lui permet un meilleur rendu des idées qu’il veut exprimer. Aux côtés de Saliou Traoré, Alassane est un artiste politique. Il privilégie encore aujourd’hui les représentations figuratives, tout en frisant parfois l’abstraction, notamment dans sa série de sculptures autour du thème des mines antipersonnel. Sa dernière exposition, réalisée au CCF de Ouagadougou, présentait des sculptures monumentales constituées de petits morceaux de bois assemblés avec des fils de fer. Intitulée «sous perfusion», elle donnait à voir des malades perfusés, des accouchements douloureux avec des médicaments contenus dans le ventre des femmes, comme autant de scènes dénonçant le rapport économique avilissant établi entre les pays du nord et le continent africain, notamment dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Artiste politique, artiste polémique, Alassane n’a pas craint de mettre son talent de plasticien au service de ses idées, même si ses ensembles ne lui permettent pas de gagner sa vie. Il s’est battu pour que cette exposition, déplacée ensuite dans le parc d’une mairie de Ouagadougou, soit présentée aux élèves. En effet, il tente de mener un combat pour l’éducation artistique à l’école en travaillant sur un projet de camion-galerie. Parallèlement, Alassane est aussi un designer de talent.

Abdoulaye GANDEMA
tél.: (226) 50 34 00 38 / 70 23 26 47
Né en 1965 à Koudougou, Abdoulaye Gandema abandonna très tôt ses études secondaires au profit du métier de son père Mamadou Gandema, très connu sur le plan national et international dans le milieu du bronze. Après un apprentissage assidu dans l’atelier familial jusqu’en 1984, il complète sa formation avec des stages, respectivement au CNAA de Ouagadougou et à l’Ecole des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence.
Parfois très stylisées, ses sculptures symbolisent les scènes de la vie traditionnelle et moderne africaine. Abdoulaye est l’auteur de plusieurs monuments dans la ville. L’étendue de sa dextérité est surtout illustrée par son chef-d’œuvre «mère et l’enfant» qui trône à l’entrée de l’Hôpital Pédiatrique Charles-de-Gaulle de Ouagadougou.


Abdoulaye KABORE
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 23 81 58
Abdoulaye Kaboré est né en 19672 à Ouagadougou . Formé par Ali Nikiémé à la scultpture monumentale, il expose à la galerie " Escalier rouge" en 2001. Il remporte le 2ème prix aux Nerwaya expo de Sabou.
Sculpteur, il s'est aussi initié au dessin et à la peinture. Jusqu'alors porté sur la sculture monumentale, il poursuit aujourd'hui la recherche technique en utilisant la récupération d'objets en matière plastique qu'il traite avant de les utiliser dans les moulages destinés au coulage du bronze.

Moussa KABORE
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 23 81 58
Moussa Kaboré est né en 1962 à Tenlouka au Burkina Faso. Après avoir appris en 1980 l'art de la fonte auprès d'un fondeur traditionnel de Ouagadougou, il encadre un atelier au CNAA en 1985. Il s'orientera rapidement vers l'art moderne et exposera à de nombreuses reprises en France, en Belgique, aux Pays-Bas, ainsi qu'en Côte d'Ivoire et à Madagascar. Il participe à la Biennale de Dakar en 1996. Moussa a animé plusieurs stages en Europe, et forme aussi au bronze des enfants de son quartier.
Préférant l'aventure à la stabilité, Moussa Kaboré choisit la création contemporaine qui lui permet de développer son tempérament expressif et d'engager son énergie pour tisser ce lien sacré qui peut unir tradition et modernité. Ainsi, le bronze aux finitions diverses s'allie parfois aux matériaux bruts - bois, corde, calebasse. Formellement, vides et pleins rythment les représentations qui puisent dans le monde des ancêtres et des éléments, des vivants et du végétal. Dernièrement, le cycle « de la terre fissures» nous raconte l'eau ou plutôt l'absence d'eau, le vent, les forces de la fertilité ou celles du chasseur.

KELY
Tél.: (226) 78 85 24 80
Ce jeune artiste né en 1973 s’est fait une renommée dans le domaine de la récupération de matériaux pour en faire des objets de design : sièges, tables basses, lampes, tabourets de bar... On lui doit le décor et l’ameublement de nombreux bars et maquis de Ouagadougou, notamment le Baratapas et le Harlem. Il inclut également dans ses œuvres des objets d’art africain, ce qui fait sa particularité par rapport aux autres artistes ouagalais travaillant dans le même esprit.

Takité KAMBOU
BP 111 - Gaoua
Tél. : (226) 78 87 01 97
Né en 1968 à Gaoua. Après une longue initiation coutumière, il participe à tous les stages organisés par le Centre Culturel Français à l'occasion des manifestations de « Ouag'Art ». En 1998, il est invité aux rencontres « Sculptures pour tête » à Kpalimé (Togo) et expose au Burkina Faso et dans les pays de la sous-région.

Issiaka KIENOU
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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De la menuiserie à la soudure, c’est un grand pas qu’Issiaka Kienou, né en 1977 à Ouagadougou a franchi sans peur il y a quelques années sous l’impulsion de Jacques Versari, artiste français ayant élu résidence à la Fondation Olorun. Véritable puzzle de morceaux de tôle entrelacés, soudés les uns aux autres au gré du moment, les sculptures d’Issiaka prennent forme avec le temps. Jamais certain de la finalité des choses, son travail prend parfois des tournures inattendues, l’artiste se découvrant lui-même au fur et à mesure que s’additionnent ces lamelles métalliques : sculptures imposantes, bustes et visages aux expressions parfois déchirantes. Encouragé par quelques galeries qui le représentent en France, Issiaka traduit aujourd’hui tout un univers de personnages urbains aux visages d’animaux ou d’objets utilitaires dénonçant souvent la violence d’un monde dans lequel il ne se retrouve pas et dont il voudrait voir comme nous tous la violence et le non-amour bannis à jamais.

Sahab KOANDA
Tél.: (226) 50 30 09 25
Artiste burkinabè à l’écoute de la rue, Koanda Sahab est un plasticien hors du commun. C’est dans les décharges de Ouagadougou qu’il a choisi d’aller puiser les matières premières de ses sculptures. Celles-ci, représentant musiciens, animaux ou chasseurs, sont constituées d’autant d’éléments ayant perdu leur valeur au yeux de tous. Un réservoir d’essence en guise de buste, un ressort pour le cou, ses créations peuvent se vanter d’être à la fois originales et d’utilité publique. Cet autodidacte d’un nouveau genre exprime ses préoccupations sur le devenir du monde, sur l’Afrique, la terre et la vie.

Hamado KOURAOGO
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 25 94 49
Fax : (226) 50 31 39 78

Né en 1964 à Bingo au Burkina Faso, c'est Ali Nikiéma qui l'initie à la sculpture au CNAA de Ouagadougou. Avec ce dernier, il participe à la réalisation de plusieurs monuments à Ouagadougou et à Ziniaré. Il a exposé plusieurs fois au Burkina Faso et en France, et a aussi reçu le 2ème Prix du SIAO en 1998.
Devenu maître tout en se considérant toujours comme un apprenti, Hamado Kouraogo est en effet atypique au sein de la communauté des bronziers du CNAA où il travaille. Loin de se conformer aux poncifs des représentations «» actuelles de l'artisanat de son pays, c'est un créateur qui a trouvé un style propre et qui évolue au gré de ses découvertes techniques et de son inspiration.
Utilisant les matériaux de récupération, il donne vie à des pièces détachées de moto en les transformant en oiseaux, caïmans… Artiste bronzier, il excelle autant techniquement (virtuose de la fonte à la cire perdue) que plastiquement, dans les représentations d’animaux, de personnages (bergers) ou dans du mobilier décoratif (lampes, chaises, tables, vases…). Doté d’un grand sens de l’observation, Hamado réalise de superbes moulages de feuilles en bronze: nervures encore remplies et gonflées de sève, bords dentelés subtilement déchiquetés… Il rajoute parfois sur le bronze brut vert de petites touches de doré, ce qui donne magie et poésie à son travail.


Siriki KY
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 25 94 49
Fax : (226) 50 31 39 78
Né en 1953 à Abidjan, Siriki est le premier artiste burkinabè à avoir fait rayonner le nom de son pays bien au-delà des mers qui bordent son continent. Dépensant toute son énergie au service de son pays, il a initié le symposium international de sculpture de Laongo comme conçu de nombreuses sculptures qui ornent désormais la ville de Ouagadougou. Siriki a exposé dans des galeries en Europe et participé à des symposiums de sculpture au Canada, en France, en Asie et en Afrique.
Ayant parfait sa technique à Pietrasanta, mecque italienne des sculpteurs, il a su provoquer une petite révolution dans un monde parfois un peu trop artisanal où se pérennisait la technique ancestrale de la fonte à la cire perdue. Après avoir mélangé de manière baroque bronze et bois pendant quelques années, Siriki s’est rapproché d’un art plus primitif, brut, en sculptant des personnages tubulaires dont l’émotion n’est pas absente. Entre tendresse et humour, ses figures accolées les unes aux autres nous parlent d’une culture, d’une tradition sur lesquelles l’auteur porte un regard généreux et reconnaissant. Homme de conviction, il a réussi à faire sortir la culture contemporaine d’Afrique hors du ghetto où l’œil étranger avait tendance à le figer...

Gervais NIGNAN
Tél. : (226) 76 65 65 97
Ce jeune designer s’est déjà fait un nom grâce à la galerie Nuance qui le représente. Il y expose lampes, tables basses, petites chaises qu’il réalise toujours à base de métal et de bois. Derrière l’aspect produit fini, poli et lissé de ses pièces, se cache un matériau brut et encore vivant.Utilitaires et décoratives, les formes sobres et épurées de ses œuvres remportent un vif succès.

Romain NIKIEMA
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35
Fax : (226) 50 31 39 78
Romain est un jeune artiste né en 1973 qui puise son inspiration dans le patrimoine culturel burkinabè. Il a été plusieurs fois lauréat de concours nationaux. Il travaille aussi bien le bois que le granit ou même la corne.

Rassamisson Ali NIKIEMA
S/C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou
Tél. : (226) 50 30 68 35 / 70 21 22 21
Fax : (226)50 31 39 78
Né le 21 février 1957, Ali Nikiéma, fondeur sculpteur,a été formé au sein de l'atelier familial de Sibiri Madi Dermé, à Dapoya - Ouagadougou. Il parfait sa formation au Centre National d'Artisanat d'Art ou il enseigne encore aujourd'hui. En 1983 il participe à un stage de formation aux ateliers Massimo de Piétransanta en Italie.
Ali Nikiéma expose souvent autant en Afrique qu'en Europe ou au Québec: Lulluo en Suède, symposium de Serravezza en Italie, Skoulurd au Danemark, Montpellier et Ballaruc en France.
A Ouagadougou, on lui doit la "Bataille du rail", les bas-reliefs du grand marché, le "monument des sportifs africains", le "Réveil" (Ouaga 2000) et à Ouahigouya, le "Monument de la jeunesse".

Boukary OUEDRAOGO
S/C-
Fondation OLORUN
01 BP 5993 Ouagadougou 01
Tél/Fax : (226) 50 34 17 80
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Né en 1982 à Ouagadougou, l’itinéraire ensoleillé d’un jeune artiste sourd-muet a enfin trouvé sa place dans une société difficile. Après une courte formation à la Fondation Olorun, Boukary se lance dans l’art du papier mâché. Personnages de la vie quotidienne, toutes ses figures avancent vers nous, sourires aux lèvres, bouches ouvertes, indispensables intermédiaires d’un jeune talent au sourire aussi doux qui traduit tout le bonheur auquel il aspire pour lui même et pour nous tous. Scènes de cabaret, couples enlacés, vendeurs de vêtements, ses figurines aux formes parfois exagérées traduisent la détermination à ne jamais abdiquer devant l’adversité. Là où d’autres évoqueraient misère et désespoir, Boukary choisit d’évoquer cette Afrique qui vibre, aime et travaille.

Toundassida Michel SAM dit "Michet T. Sam"
02 BP 5411 - Ouagadougou 02
tél. : :(226) 50 30 60 97 / 76 58 54 99
Né en 1967, à Tanghin-Dassoury, Michel Toundassida Sam est autodidacte. Il travaille depuis le début des années 80 et se perfectionne dans le design lors des éditions de Ouag’art entre 1993 et 1996. Il se lance ensuite dans des œuvres monumentales en béton visibles notamment sur le site de Bazoulé, dont il aménage l’environnement sculptural depuis 2001. Il expose souvent à Ouagadougou et en Europe, a participé à un symposium à Bobo-Dioulasso (espace Yeleen) et forme des enfants aux métiers d’art dans son association «éonéré» (sise à Pissy à partir de 2005).
Les animaux et humains qui peuplent son univers créatif ont des formes pleines conçues avec une franche gaieté et beaucoup d’humour car ils prennent souvent l’aspect d’un mobilier fantaisiste géant bien fonctionnel (bancs, chaises…) sur lesquels on désire grimper comme des enfants. Ces objets de design sont aussi anthropomorphes. L’hommage à tout être vivant est récurrent dans son œuvre, qui fait la part belle aux femmes – elles y dominent l’homme! – et aux sources de vie, grâce notamment à des sculptures «appeler la pluie» car elle a tendance à se faire rare…

Grégoire SAWADOGO
Tél.: (226) 50 33 40 47 / 70 29 48 29
Issu d’une famille d’artisans et d’ouvriers et fils d’un menuisier/soudeur, c’est dans l’atelier de son père que Grégoire, né en 1968, apprivoise le travail du bois. Il se découvre une véritable passion et devient sculpteur à part entière dès 1982. Il a déjà exposé plusieurs fois au SIAO et au FESPACO.
Aujourd’hui, ses œuvres sont bien visibles dans Ouagadougou. Spécialiste des arbres au coma profond, il travaille essentiellement avec la ville. Le maire a découvert son travail au bois de Bangr-Weogo où il a déjà réalisé plusieurs œuvres. Très enthousiaste, il lui a alors confié des arbres à plusieurs endroits de Ouagadougou. Son thème de prédilection est la résurrection, ce qui signifie donner une seconde chance aux arbres morts. Ainsi, on peut l’apercevoir en ce mois d’octobre 2004 perché sur de grands échafaudages, avec un casque de chantier jaune flambant neuf et trois assistants, ressusciter les arbres morts de la ville: devant la Présidence, près de l’OST, devant le cinéma Burkina, derrière le mess des sous officiers, sur le rond point de la bataille du rail… Grégoire sculpte inlassablement ses troncs d’arbres monumentaux, les ressuscitant en porteuses de calebasses ou autres personnages symboliques du quotidien burkinabè.


Abou SIDIBE
Tél.: (226) 78 80 77 34
Né en 1977 à Abidjan où il suit des études aux Beaux Arts de Bingerville, Abou est venu à Ouagadougou y puiser d'autres sources d'inspiration. Accueilli par la Fondation Olorun, il a très vite délaissé un art trop académique pour plonger avec bonheur dans un univers plus inventif, plus osé. Il vient de faire plusieurs expositions à l'étranger, dont une en Colombie où il a aussi donné des cours de sculpture.
Même si ses sources d'inspirations demeurent très ancrées dans sa culture, l'assemblage de matières qu'il organise autour de ses bois témoigne d'une réelle modernité. Clefs, chambres à air, clous et autres boites de conserve viennent traduire tous les contrastes d'une Afrique oscillant sans cesse entre tradition et modernité. Personnage inquiet, Abou attaque le bois avec une réelle énergie démontrant par là toute sa détermination à vouloir s'imposer dans un art que son continent a su imposer à tous depuis bien longtemps. Lors de ses dernières expositions Abou a osé une version contemporaine des célèbres portes dogons.


Abou TRAORE
01 BP 1058
Bobo Dioulasso
Tél. : (226) 20 98 22 61 / 20 98 14 95
Né en 1960 à Bobo Dioulasso au sein d'une famille de sculpteurs, fondeurs qui lui apprennent les bases de son métier. Dès 1984, il participe à de nombreuses rencontres artistiques en France et est invité par l'association « Ewoll » pour une résidence à Lomé (Togo). Depuis, il a exposé plusieurs fois en Suisse et au Burkina Faso. Il a réalisé pour le musée provincial du Houet à Bobo Dioulasso, une sculpture monumentale : «Le joueur de tam-tam».

Saliou TRAORE
01 BP 5276 - Ouagadougou
tél.: (226) 76 61 25 18
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Saliou est né en 1965 à Bobo-Dioulasso. Originaire d’une vieille famille de forgerons, son père et son grand-frère sont des bronziers hors pairs qui le forment dès son plus jeune âge. Il bénéficie ensuite de stages de design organisés par le CCF de Ouagadougou qui lui permettent de s’écarter de cette tradition artisanale du bronze au profit d’un travail plus contemporain.
C’est d’abord dans la récupération qu’il trouve un moyen d’expression plus en phase avec ses idées. Il réalise de petites œuvres ludiques comme un orchestre de jazz à partir d’un vélomoteur. Puis c’est sa série de masques qui donne un tournant à sa carrière puisqu’il prend toute sa dimension d’artiste politique, c’est à dire qui s’intéresse à la société et au monde d’aujourd’hui. En effet, ses masques, emblèmes du langage artistique africain, lui permettent d’interroger ses traditions, ses religions, dans un contexte où tout évolue : c’est pourquoi il les réalise à partir d’éléments recyclés issus de la vie quotidienne. Fasciné par la mondialisation et les réseaux, clefs de l’art contemporain actuel, il expose aux Pays-Bas, à l’occasion d’un échange avec le Burkina Faso, des installations aux couleurs traditionnelles africaines (rouge, noir, blanc) composées de boîtiers électriques tous reliés les uns aux autres, allusion au métissage qu’est le monde actuel. La série de sculptures qu’il réalise avec Alassane Drabo sur le thème des mines antipersonnel lui permet d’exposer à la Biennale de Dak’art 2002 «I’m not your game», (photo) une paire de jambes de métal de 2 mètres de haut réalisées à base de pédales de mobylettes soudées. Saliou, artiste posé et réfléchi, rêve de faire davantage d’installations, média le plus propice pour exprimer ses convictions, mais il est très difficile au Burkina Faso d’en vivre. Heureusement, soutenu par l’Ambassade des Pays-Bas, il a obtenu une bourse de deux ans pour étudier à Maastricht. Il y poursuit ses recherches actuellement.

Vincent de Paul ZOUNGRANA
04 BP 8613 - Ouagadougou
tél.:(226) 70 24 60 80
Né à Koudougou, Vincent de Paul a fait ses premiers pas dans le domaine artistique au Petit séminaire. Il suit des cours de sculpture et de peinture jusqu’en 1986 au Centre de formation des missionnaires de Koudougou. Depuis cette date il travaille au CNAA et ouvre en 2000 son Atelier-Galerie à Ouagadougou. Il a fait de nombreuses expositions, notamment en Suisse, en France, au Mali et au Burkina Faso. Il a participé à des symposiums à Laongo et à Saint-Pierre-de-Chartreuse en France. Il répond en 2000 à une commande de la Ville de Besançon pour une sculpture monumentale. A cette occasion la ville de Besançon lui a décerné sa médaille d'Honneur.
Vincent de Paul travaille sur des matériaux comme le bois, la pierre (symposium de Laongo), le fer et le bronze auxquels il associe des éléments de récupération. Le bronze reste son matériau de prédilection parce qu’il lui permet, avec l’étape du moulage à la cire, de maîtriser plus aisément les formes et d’y laisser l’empreinte expressive de ses mains, signature de l’artiste. Les formes humaines ou animales qu’il affectionne présentent des accentuations des expressions du visage et du mouvement, donnant corps à son message: du thème du labeur physique, il s’est orienté vers la représentation du travail intellectuel qui doit contribuer à libérer l’homme. Liberté d’expression et émancipation caractérisent ses dernières œuvres, jusqu’à sa série sur les drapés des pagnes qu’ouvrent avec malice les femmes qui les portent…

Photographie

Frédéric BACUEZ
Tél.: (226) 50 38 35 07 / 70 60 16 44
Né en 1963, Frédéric Bacuez a passé son enfance au Maroc et en Haute Volta qui allait devenir Burkina Faso. Les 40 ans de travaux photo sur le même village du Guatemala par Hans Namuth sont une révélation. C’est, pour Frédéric, le déclic et un retour à Nobéré, lieu de ses escapades d’adolescence, à 100 km au sud de Ouagadougou. Là, de 1989 à 1996, le photographe franchit le rideau du décor exotique, armé de son grand angulaire et du Noir et Blanc qu’il applique à un Sahel monochrome (le vert de la mousson, le jaune orangé de l’harmattan, le gris de la chaleur sablée comme un voile: «quatre saisons», 8 000 clichés). «Le 28 mm me contraint à m’immerger: rien n’est alors plus exaltant que de saisir, en étant au cœur de la scène, souvent à genoux dans la poussière, presque recroquevillé, l’intimité comme la transe des êtres qui passent, tournent autour de moi sans plus me détecter». C’est le tournis d’être au milieu pour mieux se faire happer et oublier par la multitude chaotique des rites («grande pêche coutumière du Kwilnaaba»; «funérailles animistes d’un chasseur de buffles») ou d’une manifestation («années Collectif, 1998-2002»), bientôt contredit par l’irrépressible pulsion de s’éloigner, s’abstraire de la massification du Temps et de l’Espace pour retrouver l’illusoire atmosphère d’une Afrique éternelle, figée dans son sursis («W., braconnier du Parc national Kaboré Tambi»;«famille Tall, éleveurs à Balawéré»,«alanguis, postures et plis de boubous»). Le temps, paradoxalement, pour Frédéric, c’est bien ce qu’il manque à la photographie, médium de la rapidité et de la fugacité s’il en est; pourtant, «ne photographie bien qu’avec du temps».

Aristide OUEDRAOGO
01 BP 4577 Ouagadougou
tél.: (226) 70 23 10 85 / 50 31 35 46
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C’est souvent pendant les vacances que naissent les vocations enfantines. Né en 1971 à Yako au Burkina Faso, Aristide Ouedraogo passait les siennes à Bobo-Dioulasso, auprès de cet oncle revenu de Côte d’Ivoire qui y tenait le studio photo «d’œil». C’est là que le jeune Aristide réalise sa première prise de vue, à l’insu du bon tonton, bien entendu. Pour dépasser le stade d’apprenti de vacances, il intègre l’atelier quatre années durant lesquelles il s’initie aux joies du studio et du labo à l’aide de batteries de véhicules puis, progrès oblige, d’un groupe électrogène. En 1992, après un détour par sa ville natale, il entre dans la capitale et dans un grand quotidien privé de la place.
Les nombreux reportages et autres obligations nourricières ne satisfont pourtant pas son attirance pour une photographie plus personnelle, plus élaborée. «différence, c’est quoi?», martèle-t-il. A l’occasion du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan de 1995, un stage d’Afrique en créations sur la photo de spectacle le révèle – c’est le mot - à l’esthétique des arts de la scène(«’aime ce qui est graphique», dit-il simplement). C’est, après plusieurs récompenses et invitations, ici (Lauréat et Grand Prix de la Photo 98 et 2000) et ailleurs (Bamako 1995 et 2000, Liège, Charleroi et Namur 1999, Ottawa Francophonie 2001), qu’il a le coup de foudre pour la célèbre Compagnie de danse burkinabè Salia ni Seydou, qui lui donne la possibilité de la photographier. «je suis en photo de scène, je me sens participant» au point d’en faire une exposition remarquée à la Rotonde du CCF de Ouagadougou et d’échafauder le joli projet de réaliser un travail sur «contemporaine et danse traditionnelle» au Burkina Faso.



Stylisme

Clara LAWSON
Tél.: (226) 50 31 28 99 / 70 20 36 12
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www.claradesign.com
Née en 1955 au Togo, Claire A. Lawson-Ame prendra le nom de Clara Lawson à l’occasion de la création de la société «», un institut de beauté et de couture basé à Ouagadougou.
Du taffetas au treillis, Clara réussit avec bonheur la cohésion entre différentes cultures, le mariage entre le traditionnel et le moderne. Elle présente des tissus locaux comme le Faso dan fani –tissage burkinabè 100% coton à la main – le bazin et des tissus occidentaux. Elle a à son actif plusieurs collections (Namibie Alizée, Vent du Sahel, Sirène du Sahel, Reflet de Célina, Nazemsé…).
Au Burkina Faso la société «» habille l’Armée, les Hauts Commissaires des provinces, les hôtesses de Air Burkina et les Étalons, équipe nationale de football.

Sylvain TENKODOGO dit SYLVANO
Tél.: (226) 50 34 48 79
Né en 1973 au Burkina Faso, Sylvain Tenkodogo débute sa carrière de couturier en Côte d’Ivoire en 1984. De retour dans son Burkina natal, il crée son propre atelier «Couture Mixte».
Ce jeune styliste n’a pas de tissu de prédilection. Il travaille sur tous les textiles africains: Faso dan fani, pagne, bogolan et batik. N’ayant pas jugé nécessaire de leur attribuer un dénominateur commun, l’artiste considère que ses collections parlent d’elles-mêmes. Souvent retiré de l’animation de la grande ville, Sylvano s’inspire de la tranquillité pour réaliser des collections particulières, comme la tenue féminine en balai traditionnel.

Ali YAMEOGO dit Y. ALI
Tél.: (226) 70 24 05 98
Ce styliste burkinabè est né en 1971. C’est à Yopougon (Abidjan) qu’il commence la couture. Après sept ans d’apprentissage, il s’installe dans son pays natal pour faire ses preuves.
Y. Ali n’a pas de préférence de textiles : européens ou traditionnels africains, il les combine avec adresse dans ses créations. La collection Bafana-Bafana (1996) témoigne d’un tel mélange. La plus récente, «boulevard D», présente un style qui mêle modernité et tradition, avec des motifs brodés à la main.

Associations


Association Nationale des Artistes Professionnels des Arts Plastiques
(ANAPAP)
02 BP 5083 - Ouagadougou 02
derrière la gendarmerie nationale, rue 412, porte 242, quartier Paspanga
Tél.: (226) 50 33 58 38 / 70 25 01 18
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.anapap.org

Président: M. Souleymane NIKIEMA
Objectifs: Créée en 2000, l'ANAPAP entend promouvoir la solidarité active entre ses membres, en particulier leur assurer une formation permanente en matière artistique et défendre leurs intérêts économiques et sociaux par le respects des textes de lois nationaux et internationaux relatifs à leur statut d'artistes.
L'ANAPAP se veut aussi un organe de coopération et d'échanges internationaux pour une meilleure promotion et diffusion des arts burkinabé. Sur le plan local, elle a mis en place une Arthotèque organisant des locations de collections d'oeuvres auprés des établissement commerciaux, industriels ou grands organismes internationaux ayant leur siège ou une représentation à Ouagadougou.


Y'Artecre Faso
S /C CNAA
01 BP 544 - Ouagadougou 01
Tél. : (226) 50 30 68 35
Fax : (226)50 31 39 78
Responsable: Siriki KY
Objectif:
Le développement et la promotion des arts plastiques, en particulier par des actions en faveur des jeunes artistes pour leur permettre de se perfectionner dans le cadre de stages, de participer à des expositions collectives et plus généralement leur permettre de s'exprimer et de se faire connaître en leur organisant des expositions. L'association Y'Artecre Faso est partenaire de Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme dans l'organisation du "Symposium de sculpture sur granit de Laongo"

Association pour la Promotion des Arts Plastiques - (APAP)
02 BP 4411 Ouagadougou 02
Tél: (226) 50 30 15 37 - 70 23 16 85
Président M. Serge Aimé DOUAMBA
Administratrice: Mme Suzanne OUDRAOGO
La principale activité de l'APAP est la gestion et l'animation d'un centre de formation en arts plastiques: le Centre " NAANENGO", avec les objectifs suivants:
- Développement et professionnalisation des métiers d'art plastique au Burkina Faso
- Organisation d'action de formation et de perfectionnement dans le domaine des arts plastiques.
Actions passées
- Organisation et gestion depuis deux ans de la formation continue de dessin de modèle vivant en partenariat avec le Centre Culturel Français "Georges-Méliès" de Ouagadougou

Association pour la Promotion des Arts plastiques du Houet - ASPAH -
Bobo Dioulasso
Tél: (226) 76 60 66 23
Président:
Cette jeune association de plasticiens soutient la création artistiques à Bobo Dioulasso et plus généralement dans la région Ouest. Elle organise des stages de formation, des opérations de promotion et des expositions collectives d'artistes de Bobo Dioulasso.