Cérémonie d’ouverture de la XVème édition de la SNC

La XVèmeédition de la Semaine nationale de la culture a connu, le 24 mars dernier à Bobo-Dioulasso, son envol.  Placée  sous le très haut patronage du président du Faso, c’est le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, qui a présidé la cérémonie inaugurale, sur le plateau omnisport de Yéguéré, en présence d’un parterre d’autorités et d’invités. Une cérémonie riche en parole et éclat. A tout seigneur tout honneur, c’est le maire Salia Sanou qui a ouvert la série des interventions. Tout de suite, celui-ci a vanté le passé culturel « glorieux » de sa cité.

Un passé à ses dires, assez riche de sa diversité et de son patrimoine et qui a fait de Bobo-Dioulasso, une ville de « paix et de bonheur » ouverte sur le monde. Evoquant le thème de la présente édition à savoir « L’apport du patrimoine culturel et de la création artistique dans l’essor des collectivités », il a indiqué qu’il met en exergue « l’importance contribution de notre patrimoine et du savoir faire des artistes dans le développement socio-économique des communes ». Toute chose qui focalise à ses yeux, l’attention des collectivités  territoriale sur un secteur considéré prioritaire dans la SCCAD au titre de l’axe 1 « développement des piliers de la croissance accélérée ».   Jean Dioma, le président du comité national d’organisation n’a pas dit le contraire. Mieux, il a indiqué que la culture est la première des richesses et la première des ressources humaines et « investir en elle, constitue un acte de foi en l’avenir ». Cette vérité, notre pays selon lui l’a comprise en pariant sur la culture pour amorcer son développement socio économique. La culture et les collectivités territoriales constituent a insisté le ministre, deux pistes sérieuses à explorer et la présente édition s’inscrit dans cette démarche d’où ce thème. Cette XVème édition offre donc pour lui, l’occasion de consacrer un moment de réflexion et d’échange entre cet important lien de la culture et le développement. Le représentant du parrain, est lui aussi resté dans la même veine. Il s’est félicité de la célébration de la diversité culturelle et des multiples talents du Burkina Faso. Ensuite, le discours inaugural est revenu au ministre de la Culture et du Tourisme. Dans un premier temps, Baba Hama a situé la vision qui a guidé la SNC depuis maintenant 30 ans. Elle tient selon lui, de la volonté du Burkina Faso de placer la culture au cœur des enjeux de développement et d’épanouissement de l’ensemble des communautés culturelles. En créant et en instituant cet instrument d’intégration, l’objectif visé était de favoriser la désaliénation des mentalités en mettant au premier plan, la valorisation du riche patrimoine. Depuis donc toutes ces années, la SNC a révélé « d’immenses et  d’impressionnant kaléidoscopie culturelle au Burkina ». C’est cela qu’elle a permis, a poursuivi le ministre,  d’accroitre notre crédit et notre estime au concert des nations, à la révélation et à la sauvegarde des valeurs et expressions en déperdition. Enfin, il a souligné que « La SNCa aiguisé dans bien de collectivités, la soif de la découverte et de la promotion  des spécificités culturelles ».